La gendarmerie déploiera début 2017 une flotte supplémentaire de 19 drones. Chacun de ces appareils sera en mesure de recevoir deux caméras HD mais aussi une caméra thermique.

Les moyens aériens de la gendarmerie nationale connaissent depuis plusieurs mois un fort développement. Non pas en hélicoptères, dont la flotte est constituée d’une cinquantaine d’aéronefs, mais en drones. L’engouement des militaires pour ces petits engins sans pilote ne date pas d’hier : en 2015, des appels d’offres étaient déjà lancés pour renforcer les capacités d’observation des forces de l’ordre.

L’intérêt pour ces appareils se poursuit aujourd’hui avec l’arrivée dans les semaines à venir d’une vingtaine de drones de plus dans l’escadre aérienne que se constitue petit à petit la gendarmerie. C’est l’industriel français Novadem qui a remporté la mise : il fournira 19 drones NX70. Novadem avait déjà séduit l’armée auparavant puisqu’elle lui avait commandé 4 mini-drones durcis.

Le NX70 a un poids réduit par rapport à son grand frère : il pèse moins d’un kg contre près de deux pour le NX110. En vol, il assure une autonomie de 45 minutes et peut s’éloigner jusqu’à 3 km de l’opérateur. Il peut également évoluer dans des conditions météorologiques relativement dégradées, avec des vents soufflant jusqu’à 60 km/h. Un parachute est prévu à l’intérieur pour prévenir tout risque de chute.

Liaison chiffrée, caméras HD, poids réduit…

Parce que ce sont des drones destinées aux forces de l’ordre, plus particulièrement des militaires, les liaisons entre l’opérateur du drone et son engin sont chiffrées. Pour se prémunir de quoi ? Contacté, Novadem nous explique qu’il n’y a pas de véritable menace à contre les drones de la gendarmerie ; il s’agit d’une mesure préventive au cas où des menaces sur les transmissions surgiraient.

Côté optique, le drone NX70 accueille deux caméras HD et peut recevoir en plus une caméra thermique. Pour diminuer les coûts de fabrication, l’appareil est construit en partie avec de l’impression 3D. Cette approche a aussi permis de réduire le temps de montage du drone en simplifiant sa conception par la même occasion. Reste que l’engin coûte quand même 20 000 euros à l’unité.

Ces 19 drones rejoindront les forces aériennes de la gendarmerie à partir de 2017. Ils seront répartis entre la métropole et les territoires d’outre-mer.

À lire sur Numerama : Sur la base aérienne 107, à la découverte des outils de lutte anti-drones

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