Après avoir mis en place une fonctionnalité pour combattre le harcèlement, le réseau social s'attaque désormais à des membres d'extrême droite en les bannissant.

Twitter continue sa lutte contre la harcèlement. Après avoir facilité le signalement des tweets discriminatoires, le réseau social vient  de bannir plusieurs comptes influents de l’extrême droite blanche américaine.

Ce mardi, Richard Spencer, à la tête d’un think tank suprématiste, a ainsi été banni du réseau social alors qu’il en était jusque-là un membre certifié. Le compte de son organisation et de son journal ont aussi été suspendus. USA Today cite également d’autres figures suprématistes ayant été bannies comme Paul Town, Pax Dickinson, Ricky Vaughn et John Rivers.

C’est la première fois que le réseau social suspend autant de comptes reliés à des mouvements  d’extrême droite. Jusque-là Twitter s’était limité à suspendre les comptes liés à l’État Islamique et n’avait suspendu qu’à une seule occasion le compte d’un troll de Breitbart.

Twitter

Twitter justifie ces bannissements par des raisons de sécurité et de confidentialité.

Il semblerait en tout cas que le réseau social soit décidé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour se débarrasser des problèmes de harcèlement qui nuisent gravement à son image. Ses utilisateurs sont toujours plus nombreux à se plaindre des abus possibles sur la plateforme, la campagne présidentielle américaine ayant renforcé l’insécurité ressentie par de nombreux utilisateurs, harcelés au quotidien par les trolls de l’alt-right.

Ces groupes de trolls jouent avec les principes de liberté d’expression de Twitter pour envahir les notifications de leurs cibles à base d’insultes et de menaces. Ils bénéficiaient encore très récemment d’une relative impunité.

L’atteinte causée à l’image du réseau social en matière de harcèlement est telle que Walt Disney s’est récemment retiré de sa liste d’acheteurs potentiels.

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