Avant que l'explication de la « pneumonie » ne soit donnée par l'équipe de campagne de Hillary Clinton, Wikileaks avait publié puis retiré un sondage invitant les internautes à spéculer sur l'état de santé de la candidate Démocrate.

Les images ont fait le tour du monde. Dimanche, alors qu’elle se trouvait à New York pour rendre hommage aux victimes de l’attentat du 11 septembre 2001, la candidate du camp démocrate Hillary Clinton a dû se retirer de la cérémonie, victime d’un malaise. Au retour vers sa voiture, elle était incapable d’avancer seule, et s’est effondrée.

Sur le moment, les membres de la campagne de Mme Clinton ont parlé d’un « coup de chaud », alors il ne faisait que 26°C à New York. Nombre de médias américains, eux, auraient manié la litote avec une position prudence, en parlant simplement d’un « trébuchement » de la candidate au moment d’entrer dans son véhicule.

Au départ, c’est cela dont Wikileaks s’est moqué. « AP, CNN, le New York Times, le Washington Post, rapportent les vidéos qui montrent Clinton qui s’effondre et est tirée [vers sa voiture] en ne pouvant plus bouger ses jambes un ”trébuchement” », a tweeté dans un premier temps l’organisation de Julian Assange. Mais Wikileaks n’en est pas resté là.

Convaincu que la candidate démocrate cache depuis longtemps une maladie plus grave, le site s’est amusé à publier sur Twitter un sondage au goût douteux. Il proposait aux internautes de voter pour ce qui expliquerait mieux les toux répétées de Hillary Clinton, ou ses mouvements corporels analysés de près par ceux qui spéculent sur son état de santé. Les internautes étaient invités à dire s’il s’agissait selon eux d’un problème d’allergies, de la maladie de Parkinson, d’une sclérose en plaques, ou de séquelles de son trauma crânien.

sondage-wikileaks

Clairement, Wikileaks est allé ici trop loin dans une indécence et un manque d’éthique qui lui est de plus en plus reproché, parfois à tort, parfois à juste titre.

Mais contrairement à ses habitude, où il tend à s’enferrer dans ses propres excès jusqu’à la mauvaise foi la plus apparente, Wikileaks n’a pas tardé à renoncer à son sondage. Moins de deux heures plus tard, le tweet fâcheux était retiré, et l’organisation reconnaissait avoir manqué de discernement. « Nous avons supprimé notre sondage sur la manière dont les gens percevaient les raisons des problèmes médicaux de Clinton parce que les possibilités [de vote] sont trop spéculatives », a-t-il expliqué.

Le retrait du sondage a été décidé avant que l’équipe de campagne ne revienne finalement sur l’explication du « coup de chaud », pour annoncer que dès vendredi dernier, il avait été diagnostiqué chez Mme Clinton une pneumonie. Le site n’a pas encore réagi à la publication de cette nouvelle explication.

Pour justifier les choix de son précédent sondage, Wikileaks a affirmé que les quatre options données étaient « les vues qui circulaient le plus largement ».

Crédit photo de la une : CC Chad J. McNeeley

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