Harcelée sur Twitter pour sa participation au reboot de S.O.S Fantômes, l'actrice américaine Leslie Jones vient d'assister au piratage de son site web.

Leslie Jones gardera pendant longtemps un souvenir amer et pénible de 2016, année où la sortie du reboot de S.O.S Fantômes a déclenché une vague de misogynie et de racisme à son encontre. Et la détestation que certains semblent vouer à l’actrice est en train d’atteindre des proportions inquiétantes. Déjà harcelée sur Twitter, la star est maintenant attaquée via son site web.

Ce mercredi, le New York Times rapporte que le site web officiel de Leslie Jones a été piraté. Des photos de son permis de conduire et de son passeport, ainsi que des clichés plus personnels (intimes ou en compagnie d’autres célébrités) ont été mis en ligne. Il y a également eu la publication d’une photo du gorille Harambe, donnant une dimension raciste au piratage.

Le site est pour l’instant désactivé : seule une page blanche est affichée.

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La défiguration de son site web survient alors que la sortie du reboot S.O.S Fantômes a déclenché une vague de protestation avec des internautes reprochant d’une part que l’on touche à un film devenu avec le temps mythique auprès des geeks, et d’autre part que l’on mette en scène quatre actrices alors que les rôles principaux étaient autrefois occupés par des hommes. La bande-annonce avait été étrillée.

Le harcèlement contre Leslie Jones avait pris peu après des proportions nouvelles avec la suspension du compte appartenant à Milo Yiannopoulos, un provocateur dont Leslie Jones l’avait accusé d’être derrière la campagne de harcèlement la visant. Avec le blocage ciblant Milo, ses partisans se sont alors tournés contre l’actrice pour chercher vengeance. Face à cette déferlante, l’actrice avait désactivé son compte.

Depuis, Leslie Jones est revenue sur Twitter. Mais il faut croire que le temps n’a pas calmé le courroux de ses détracteurs, puisqu’en plus de s’en prendre régulièrement à elle sur les réseaux sociaux, ils s’attaquent à son site web en joignant aux commentaires racistes et misogynes la publication de photos privées. Une annus horribilis que l’actrice, on n’en doute pas, a hâte de passer.

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