L'armée irakienne a présenté un véhicule robot qui permet de fusiller les ennemis en pilotant l'engin à distance. Il pourrait être déployé dans la reprise de Mossoul.

Toutes les grandes guerres s’accompagnent de sauts technologiques. Celle livrée actuellement au Moyen-Orient voit l’avènement de la robotisation d’engins militaires désormais pilotés à distance, qu’il s’agisse des avions de combat, des navires de guerre, ou des chars d’assaut. Il n’est plus un véhicule militaire qui ne soit pas en tout ou partie automatisé, pour permettre aux assaillants de rester à l’abri des répliques immédiates quand soldats et civils sont bombardés ou fusillés.

Ainsi en Irak, comme le rapporte le Baghdad Post cité par Defense One, l’armée irakienne a présenté un robot doté d’un fusil mitrailleur et d’un lance-roquettes pour les munitions de type Katyusha fournies par les Russes. L’engin blindé monté sur roues dispose de quatre caméras, et peut être contrôlé jusqu’à un kilomètre de distance par signal radio, via un simple ordinateur portable.

Sur son écran, le pilote peut donc voir ses cibles et les tuer à distance par une rafale de fusil mitrailleur, ou se mettre en hauteur sur une colline pour mieux viser un bâtiment lointain avec le lance-roquettes.

Selon le Baghdad Post, le véhicule baptisé Alrobot pourrait être utilisé par l’armée irakienne dans l’opération visant à reprendre Mossoul, la deuxième ville la plus importante d’Iraq, prise par les forces de l’État islamique en 2014. L’information n’a toutefois pas été confirmée par les officiels irakiens, qui avaient déjà présenté le prototype lors d’un salon militaire en début d’année.

Ce type d’armes pourrait présenter un avantage stratégique certain contre l’État islamique, qui ne dispose pas des mêmes technologies. Elles risquent en revanche de radicaliser plus encore les actions suicides contre les civils, qui peuvent être vécues comme les seules alternatives possibles par des forces ennemies qui estiment le combat déséquilibré, voire déloyal. C’est toute la complexité des liens entre opérations militaires et terrorisme, qui s’entretiennent l’un l’autre.

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