Twitter vante ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. Le réseau social vient de donner des nouvelles de sa politique, en annonçant la fermeture de 235 000 profils au cours de ces six derniers mois.

Twitter en fait-il suffisamment dans la lutte contre les comptes faisant l’apologie du terrorisme ? Souvent pointé du doigt pour un prétendu laxisme en la matière, le site communautaire a choisi cette semaine de donner un gros coup de projecteur à ses efforts, en livrant ses statistiques de fermeture de compte depuis six mois. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le réseau social ferme les profils à tour de bras.

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Jeudi, l’entreprise américaine a annoncé avoir fermé 235 000 comptes au cours de ces six derniers mois. Entre la mi-2015 et février 2016, le site en avait déjà neutralisé 125 000, ce qui fait un total de 360 000 profils suspendus. Pour une partie d’entre eux, il s’agit en fait des mêmes individus qui ouvrent immédiatement un autre profil dès que le précédent est neutralisé.

Face à ça, Twitter assure avoir pris des mesures pour empêcher ces réinscriptions — ou du moins en limiter l’ampleur. « Nous avons aussi fait des progrès pour perturber la capacité de ceux qui ont été suspendus à revenir sur la plateforme ». Comment le réseau social procède-t-il ? Il ne le dit pas. Mais c’est un élément décisif pour que les fermetures servent à quelque-chose. Sinon, autant vider la mer avec une passoire.

perturber la capacité de ceux qui ont été suspendus à revenir sur la plateforme

Le site a également annoncé le renforcement de ses équipes dédiées à la lutte contre la propagation des contenus et des profils faisant l’apologie du terrorisme, sans toutefois livrer des indications chiffrées sur ses effectifs ou présenter les grandes lignes de leur mode de fonctionnement. Ces équipes modèrent les signalements qu’ils reçoivent des autres internautes et déterminent l’action à prendre avec vérification.

« Comme nous l’avons dit en février […], il n’existe aucun algorithme magique pour repérer les contenus terroristes sur Internet. Mais nous continuions d’utiliser d’autres formes de technologie, comme des outils anti-spam propriétaires, pour compléter les rapports de nos utilisateurs et aider à identifier les abus répétés. En fait, au cours de ces six mois, ces outils nous ont aidés à identifier automatiquement plus d’un tiers des comptes que nous avons finalement suspendu pour promotion du terrorisme ».

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