À la suite de l'attentat de Nice, les responsables de l'application mobile SAIP sont convoqués au ministère de l'intérieur afin de discuter de ses défaillances. Celle-ci ne s'est pas déclenchée assez vite.

C’est une réunion qui promet d’être houleuse. Après l’attaque meurtrière survenue jeudi soir à Nice, le gouvernement a décidé d’avoir une explication de vive voix avec Deveryware, le prestataire qui a mis au point l’application SAIP qui doit servir à alerter les Français en cas d’attentat. Les responsables de l’entreprise sont convoqués à 15 heures au ministère de l’Intérieur, rapporte le journaliste Olivier Tesquet.

L’application SAIP a en effet montré de graves lacunes au moment de la course folle du camion-bélier sur la promenade des anglais. Alors qu’elle est censée être réactive pour permettre aux personnes situées à proximité de se mettre à l’abri le plus vite possible, elle ne s’est manifestée que deux heures après les faits. Avec un décalage aussi immense, l’application ne s’est montrée d’aucune utilité.

Lors de sa présentation en juin, quelques jours avant le début des matchs de l’Euro, le gouvernement promettait une information fiabilisée et délivrée très rapidement via SAIP. Il était alors question d’une activation 15 minutes après un évènement, de façon à informer la population et lui éviter autant que possible de surcharger les réseaux GSM, qui sont indispensables aux services de secours.

Cette exigence de réactivité est d’ailleurs rappelée dans une foire aux questions : « l’application SAIP […] permet d’informer très rapidement un nombre important de personnes susceptibles d’être concernées par un événement grave ou exceptionnel, en l’occurrence un attentat et ses conséquences ».

Les Niçois se sont finalement tournés vers d’autres voies pour récupérer des informations et se signaler en sécurité (en utilisant par exemple le Safety Check de Facebook, qui a eu le mérite d’être rapidement disponible et permet de donner des nouvelles à beaucoup de proches à la fois).

À lire sur Numerama : SAIP  : le gouvernement sort une application d’alerte en cas d’attentat ou de catastrophe

 

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