Un juge a décidé de geler des avoirs de Facebook au Brésil dans le cadre d'une enquête sur un trafic de drogue impliquant l'application mobile WhatsApp.

La crispation n’en finit plus entre Facebook et la justice brésilienne et aucune solution à court terme ne semble poindre à l’horizon pour apaiser plusieurs mois de relations contrariées. En fait, cela ne risque pas de s’arranger de sitôt : faute de pouvoir obtenir les informations demandées, un juge a pris la décision de geler une part des avoirs qu’a le réseau social dans le pays.

Brésil

Au milieu de cette affaire qui dégrade les rapports entre l’autorité judiciaire et le site se trouve le logiciel WhatsApp. La filiale de la plateforme communautaire, qui est très populaire au Brésil, est suspectée de ne pas avoir fourni tous les éléments utiles dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue, qui est endémique dans le pays. Sauf que WhatsApp clame ne pas pouvoir faire plus.

En effet, le service affirme que son application est conçue de telle façon que la lecture des échanges passés par téléphone ou par messagerie instantanée est impossible. Si une coopération existe, WhatsApp ne peut pas aller aussi loin que le désirent les autorités. Du chiffrement intervient à divers niveaux pour garantir la confidentialité des discussions qu’ont les usagers, au nom de leur vie privée.

À lire sur Numerama : WhatsApp active le chiffrement de bout-en-bout par défaut  : comment ça marche

C’est pour cela que le juge a décidé de procéder au gel des avoirs de Facebook, dans la mesure où WhatsApp n’a pas de compte bancaire sur place. C’est vers la maison mère que le magistrat s’est tourné. En tout, la mesure porte sur un montant de 6 millions de dollars, qui correspond à l’accumulation des amendes depuis un verdict datant de janvier, avec un triplement de l’astreinte tous les quinze jours.

L’affaire entre Facebook et le Brésil a donné lieu à des mesures spectaculaires, comme le blocage de WhatsApp, dont la durée aura été finalement très courte. Au lieu de durer 72 heures, la mesure aura tenue 24 heures, le temps qu’un magistrat lève la sanction en appel. Elle aura également conduit un cadre du site communautaire à être placé en détention provisoire avant d’être relâché peu après.

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