Ce lundi matin, l'ensemble des quatre grands opérateurs télécoms français voient leurs actions reculer très nettement en bourse. Les investisseurs auraient préféré un mouvement de re-concentration dans les télécoms.

Pour les investisseurs, l’échec du rachat de Bouygues Télécom par Orange n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour les deux principaux acteurs. C’est une mauvaise nouvelle pour l’ensemble du secteur des télécoms français, car le marché français restera très concurrentiel, ce qui profitera davantage aux consommateurs qu’aux actionnaires.

C’est en tout cas le sentiment global qui se dégage des cours des titres des principaux opérateurs télécoms ce lundi matin, à l’ouverture des marchés.

Au moment où nous publions ces lignes ce lundi matin, Bouygues voit l’action de l’ensemble du groupe reculer de 14,17 %, Iliad (Free) perd environ 12,65 % de sa valeur, et Numericable-SFR chute également de 12,51 %.

C’est finalement Orange qui s’en sort le mieux, l’opérateur historique ne voyant son titre reculer « que » de 5,16 %, le groupe français étant le plus solide des quatre pour affronter la concurrence européenne qui verra les grands opérateurs étrangers tenter d’investir le marché français, et celui qui avait le plus à perdre à une fusion ratée avec Bouygues Télécom. Cette dernière apportait d’autant plus son lot d’incertitudes à long terme que Bouygues Télécom devait entrer de façon importante au capital d’Orange (environ 15 %), ce qui ne sera finalement pas le cas.

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