Les explosions qui ont eu lieu à Bruxelles sont en train de secouer la Belgique. Alors que l’événement est toujours en cours, la vérification de ses sources d'information est une priorité pour éviter la désinformation. Voici les comptes Twitter les plus fiables pour se tenir informer en temps réel.

Vous en avez certainement entendu parler si vous avez écouté les actualités ou si vous vous êtes branché sur les réseaux sociaux ce mardi matin : la Belgique vient de subir un drame national, avec une double explosion survenue l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, ainsi qu’une détonation ayant eu lieu dans la station de métro Maelbeek, où se trouve non loin le Parlement européen.

Malheureusement dans ce genre de situation, les informations circulent très vite, évoluent souvent et sont parfois contradictoires. Dans la course au buzz et faute d’avoir du recul, la tentation peut être grande de vouloir lâcher une information d’abord et la vérifier après, au risque de propager des rumeurs infondées. Les réseaux sociaux, Twitter en particulier, n’arrangent rien et jouent en général le rôle de caisse de résonance.

Vers qui se tourner ?

Les autorités

Dans ces moments de crise, c’est en direction des pouvoirs publics qu’il convient de se tourner. Même s’ils ne disposent pas toujours de l’information les premiers, ils restent les mieux informés et ne relaient que des indications sûres et vérifiées. Ils relaient également des consignes à suivre pour les personnes impliquées dans l’évènement ou situées à proximité, et pour les proches qui voudraient avoir des nouvelles.

À ce titre, le centre de crise belge, qui dépend du service public fédéral intérieur, a fait preuve de réactivité tout au long de la matinée, en diffusant des messages en français, en néerlandais et en anglais. Ceux-ci demandent à la population d’éviter de se rendre sur les lieux des explosions, de dégager les voies de circulation et d’éviter d’encombrer le réseau téléphonique. Un numéro vers un centre de crise a aussi été communiqué.

D’autres comptes sont également à visiter pour obtenir des informations sûres. C’est le cas de la police fédérale belge, qui a relayé plusieurs messages du centre de crise, mais aussi ceux de l’aéroport de Bruxelles et de la société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB), qui gère notamment le métro dans la capitale belge.

Le compte du premier ministre belge, Charles Michel, permet quant à lui de connaître les réactions des autorités. Si pour l’instant les publications manquent, dans la mesure où le gouvernement a pour l’instant plus urgent à gérer, ce canal permettra de connaître la réponse du pays au niveau politique.

La presse

Mais la communication du gouvernement n’est pas la seule source d’information à prendre en compte. Comme nous l’indiquions lors des attentats survenus en région parisienne il y a quatre mois, les médias capables de réaliser un traitement rapide et fiable de l’information jouent aussi un rôle-clé sur les réseaux sociaux, afin de fournir rapidement des actualités sûres, quitte à retarder une publication et ne pas céder au buzz.

C’est bien sûr le cas de l’AFP, qui relaie par ailleurs des messages de ses journalistes déjà sur place. De façon générale, les médias belges constituent aussi une bonne source d’information, comme la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) ou le quotidien Le Soir, qui mobilisent évidemment l’ensemble de leur rédaction pour couvrir et recouper les nouvelles qui leur parviennent.

Il faut toutefois garder un œil critique sur les indications qui sont relayées dans les médias, car ces derniers peuvent eux aussi se tromper. Selon un utilisateur sur Twitter, Thomas Philippe, la chaîne de TV iTélé vient par mégarde  de diffuser ce matin des images de l’attentat à l’aéroport Domodedovo (à Moscou) datant 24 janvier 2011 pour illustrer son sujet sur les explosions à Bruxelles.

Certains comptes spécialisés dans la breaking news  permanente doivent être tenus à bonne distance pour éviter l’intox. Ces derniers relaient en effet immédiatement et sans réelle vérification, souvent sur le ton de l’urgence absolue et à grands renforts de signes visuels marquants, des messages qui peuvent s’avérer inexacts plusieurs minutes plus tard, lorsque des faits nouveaux sont rapportés.

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