La France est le premier pays européen en nombre de demandes envoyées à Google pour bénéficier du droit à l'oubli sur Internet.

Les Français restent de loin les internautes européens qui font jouer le plus souvent leur droit à l’oubli pour masquer des résultats qu’ils ne veulent plus voir apparaître sur Google. C’est ce qui ressort des dernières statistiques fournies par la firme de Mountain View pour le 25 novembre 2015.

Depuis la mise en place de son formulaire de contact, qui fait suite à l’arrêt de la cour de justice de l’Union européenne obligeant les moteurs de recherche — donc principalement Google — à prendre en compte les sollicitations des Européens voulant se faire oublier sur Internet, Google a reçu 73 399 demandes venant de France.

Détail pour la France.
Détail pour la France.

À l’échelle du Vieux Continent, les requêtes françaises pèsent un cinquième (21 %) de l’ensemble des réclamations (348 085). Le reste du podium est constitué de l’Allemagne (60 198) et du Royaume-Uni (43 101), suivi de l’Espagne (33 106) et de l’Italie (26 186). Sans surprise, les pays les plus peuplés sont ceux qui produisent le plus de demandes.

Le retrait d’un résultat sur Google suite au remplissage du formulaire de contact n’est pas automatique. En fait, une majorité des liens n’est pas supprimée, parce que le moteur de recherche estime qu’ils sont d’intérêt public. Dans le cas de la France, 48,4 % des liens signalés ont été supprimés mais 51,6 % ont été supprimés.

On remarquera que le taux de suppression des liens signalés par les internautes français est le plus élevé des cinq premiers pays européens : dans le cas de l’Allemagne, 48,2 % des liens sont supprimés. Au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie, ce sont respectivement 38,1 %, 37,2 % et 29,7 % des liens qui sont retirés.

Une demande de droit à l’oubli sur cinq est française.

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