Victime d'un piratage majeur en fin d'année dernière, Sony Pictures a été la cible d'un recours collectif lancé par d'anciens employés. Mais un accord à l'amiable a été trouvé.

8 millions de dollars. Telle est donc la somme que Sony Pictures prévoit de débourser pour dédommager ses anciens employés victimes du vaste piratage informatique qui a touché le studio en fin d’année dernière. Ce montant servira aussi à couvrir les frais juridiques qui ont été engendrés par l’action en justice des ex-salariés, et qui s’est conclue par un accord à l’amiable au tout début du mois de septembre.

D’après les documents consultés par Reuters au tribunal fédéral de Los Angeles, Sony versera au total 2,5 millions de dollars pour dédommager les salariés qui ont subi la fuite de leurs données personnelles sur Internet. Le studio paiera aussi 2 millions de dollars pour rembourser les dépenses que les victimes ont dû faire à la suite de la diffusion de leurs informations privées.

Par ailleurs, Sony Pictures a accepté de débourser 3,49 millions de dollars pour couvrir toutes les dépenses qui ont été engendrées par le volet judiciaire de cette affaire. Au total, c’est donc pratiquement 8 millions de dollars que l’entreprise va devoir lâcher. Une somme qui s’ajoute à toutes les autres dépenses qu’il a fallu faire après le piratage (Sony avait provisionné 15 millions de dollars pour faire face).

Sony Pictures devra toutefois attendre le verdict du juge, qui n’a pas encore validé le détail de l’accord à l’amiable passé entre les deux parties.

L’INTERVIEW QUI TUE

Survenu fin 2014, le piratage de Sony Pictures a été une terrible épreuve pour le studio. Paralysé pendant des semaines, il a assisté impuissant à la diffusion sur Internet de plusieurs films (quelques-uns n’étaient pas encore sortis au cinéma), d’un script de James Bond et de quantité de données confidentielles. Tout ça à cause d’un film tournant en dérision le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-Un.

C’est en tout cas la justification qui avait été avancée par un collectif méconnu du grand public, « les gardiens de la paix ». S’est alors posé la question de savoir si ce groupe, qui avait revendiqué l’attaque, était en réalité piloté en coulisses par la Corée du Nord pour se venger de Sony Pictures. Après tout, Pyongyang avait réagi à plusieurs reprises avec une certaine virulence pour condamner ce long-métrage.

En la matière, les États-Unis ont finalement conclu que la Corée du Nord était bien derrière l’opération. Plusieurs mesures de rétorsion avaient alors été déclenchées. Cependant, l’origine précise de l’attaque n’a pas été établie avec certitude, malgré les allégations de Washington. Si la sophistication de l’opération ne fait aucun doute, l’implication de Pyongyang demeure incertaine.

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