Haro ! Résistance à l’oppression des dérives totalitaires !
Salut.
Je viens de tomber sur ce petit scandale. La pauvre avocate a du souci à se faire, il faut dire que ses pratiques sont pour le moins border-line…
Après avoir lu la lettre envoyée par Me Elizabeth Martin à de nombreux internautes, on comprend que certains prennent peur.
Cependant, plusieurs pistes de réflexion sont à parcourir. Je reprendrais Ratiatum qui précise que les "preuves irréfragables" ne sont que de simples présomptions.
En effet, la freebox est la propriété du FAI (ce qui est le cas de toutes les "box") qui accorde un droit d’utilisation au titulaire de l’abonnement internet, à condition qu'il respecte des obligations de paramétrage de la box notamment en matière de sécurité. A partir du moment où le paramétrage est correct, l’internaute n’est plus responsable des failles de sécurités inhérentes à toutes technologies informatiques.
Récemment toutes les box se sont dotées de connexions wifi, dont on sait que les protocoles peuvent tous être cassés, rendant le piratage de la connexion possible sans intervention physique et de manière totalement transparente. Dans ce cas, c’est bien l’adresse IP de l’internaute qui est détournée en particulier pour effectuer des activités illégales.
L’activité de piratage de connexion wifi se répand comme une traînée de poudre, cela à même un nom le "wardriving" ou "spoofing wifi", et des logiciels tels "Aircrack" lui sont entièrement dédiés. Ce nouveau type de piratage est possible par la dématérialisation des connexions, alors qu’avant, toute piraterie devait être physique et donc complexe et détectable.
Or la « personnalisation judiciaire » incite la justice à trouver LA personne qui a effectué l’acte illégal, et non le seul titulaire de connexion internet. C’est pour cette raison que la responsabilité du titulaire voulue par DADVSI a été censurée par le CC.
Ainsi présenté, il me semble qu’il incombe au plaignant de prouver que la connexion wifi n’a pas été piratée. Et pour cela, faire une perquisition chez le supposé internaute-pirate afin de réquisitionner de vraies preuves. Si aucune trace des fichiers délictueux n’est trouvée, il semble qu’il faille orienter l’avocat à se retourner contre Free, qui se fait pirater SON matériel par des trous de sécurités dans ses protocoles wifi (tel WEP), et ce malgré un paramétrage correct de la box par le client.
Que répondre ?
Dans le cas de la réception d’une telle lettre, je commencerais par vérifier que je n’ai commis aucune infraction, et si une démo peut prêter à confusion un formatage pourrait clarifier la situation (à condition de reculer l’heure PC de deux ans pour ne pas être suspecté). Pour certaines données suspectes, on peut aussi utiliser des logiciels de cryptage de disque dur (tels TrueCrypt), laissant croire à une partition non formatée.
Une fois que je suis certain qu’il n’y a aucun fichier suspect, je répondrais à l’avocate de faire procéder à une perquisition afin de vérifier directement que je n’ai commis aucune infraction :
- je ne possède pas les œuvres citées.
- ma box correctement sécurisée est pourvu d’un protocole wifi.
- Free n’assure pas une sécurité infaillible de ses protocoles de connexion wifi.
(et pour cause, c’est aujourd’hui impossible)
Preuve étant faite de mon innocence, je conseillerais l’avocate de se retourner directement contre Free, et ne plus m’importuner. Du vent…