![]() ![]() Les labels communautaires dont vous êtes producteurs
La monnaie sur le portail s'appelle le $oux, un euro équivalent à six $oux (six "sous"). Elle permet autant d'acheter les singles produits que d'en financer la production. Autrement, le fonctionnement se rapproche assez de Spidart. Un artiste crée un profil ; les internautes investissent dessus ; une fois la jauge atteinte (ici 3.000 Combien rapporte donc un MP3 pour un investissement de base ? Pour un morceau vendu, l'ensemble des investisseurs touche 0,32
Notre avis NoMajorMusik est un peu le Spidart des petits budgets. Ca a ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Pour ce qui concerne les points positifs, la barre de production sera beaucoup plus accessible que sur les autres sites. Avec NoMajorMusik, on favorise tout à chacun plutôt que de sélectionner une poignée d'artistes qui s'accapareront tous les investissements au détriment des autres. C'est une optique qui colle d'ailleurs beaucoup plus avec Internet que ses homologues Spidart et MyMajorCompany. En effet, la tendance Web accentue cette propension à avoir une foultitude d'artistes aux moyens limités, pendant que les autres labels communautaires ont ce défaut de reposer encore sur un système "gros moyens sur un petit nombre d'artistes". Aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, les artistes prolifèrent à mesure que se réduisent les moyens de les financer. Maintenant, si NoMajorMusik s'affranchit du modèle traditionnel de production, cela esquisse aussi certaines difficultés liées, justement, à l'ensemble du secteur qui repose encore sur des habitudes "ancien régime". Par exemple, au niveau de la promotion. Comment intéresser la presse qui s'attache avant tout à chroniquer des albums complets - et qui veut qu'on lui offre un joli CD en plus ça ? Aussi au niveau de l'enregistrement. Est-il vraiment rentable pour un artiste de s'engager dans une session d'enregistrement juste pour en sortir un seul morceau ? Pas certain que le temps de location de studio soit réellement rentabilisé dans cette optique, et pas très alléchant pour le fan qui ne paie que pour qu'un titre soit réenregistré dans de meilleures conditions.
Le modèle de NoMajorMusik induit un autre inconvénient, mais cette fois-ci du côté de l'investisseur. En effet, l'achat de $oux se fait par paquets de 6, tandis que la mise ou l'achat d'un morceau en nécessite 5. Ce système fait en sorte que vous arriverez rarement à les liquider totalement. Or, pour récupérer les $oux en monnaie réelle, il vous faut carrément clôturer votre compte. NoMajorMusik est donc un portail qui risque bien de garder captifs les investissements, et de les faire tourner de manière virtuelle de sorte que l'argent que vous gagnerez servira essentiellement à acheter d'autres morceaux produits.
Enfin dernier aspect négatif, pour les artistes cette fois : le manque de suivi. NoMajorMusik se contente de faire produire un titre par un studio (le même que celui envoyé en démo), et c'est tout. L'artiste continue à gérer lui-même sa carrière, sans conseil artistique ni le soutien des investisseurs qui ne sont intéressés qu'aux profits du premier single.
Page 1.
Introduction
Page 2.
SellaBand
Page 3.
Artistshare
Page 4.
Spidart
Page 5.
Slicethepie
Page 6.
MyMajorCompany
Page 7.
NoMajorMusik
Page 8.
Problématiques
Page 9.
Comparatif
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