![]() ![]() Les labels communautaires dont vous êtes producteurs
Sur le système, MyMajorCompany sera relativement semblable à SellaBand ou Spidart. Mais là où MyMajorCompany compte se distinguer, c'est sur le budget. 70.000 Deux labels communautaires uniquement pour le marché français, ça ne fait pas trop ? Si les concepts se rapprochent l'un de l'autre, le positionnement semble en fait relativement différent. Spidart veut jouer les alternatifs en prônant l'ouverture musicale (promesse biaisée, nous l'avons vu), pendant que MyMajorCompany veut décrocher le tube, et ne s'en cache pas. L'idée des fondateurs se comprend facilement. Il s'agit de faire un carton sur un artiste, et de donner de cette manière l'envie au public de s'investir grâce au réflexe "et si ça avait été moi le producteur ?". "Concrètement, l'ensemble des internautes producteurs se partagent 30 % [Ndlr : marge du distributeur comprise dans le calcul] du revenu des ventes de musique enregistrée, physique et numérique. Dans nos prévisions, aux alentours de 30.000 ventes, tu récupères ta mise, 60.000 tu doubles, 120.000, tu quadruples" explique son co-fondateur Simon Istolainen. 30.000 disques, c'est pas rien. Cela équivaut plus au moins aux ventes en France, pour l'année 2006, des quelques albums ci-dessous :
Notre avis MyMajorCompany sera peut être l'un des sites les plus rémunérateurs en terme de parts de vente car la marge des investisseurs y est conséquente. En revanche, c'est celui qui risque de peiner le plus pour arriver à faire émerger un artiste car il possède aussi la plus grosse barre de financement. Les fondateurs ne s'illusionnent pas à ce sujet, et estiment qu'il est possible qu'un artiste mette plusieurs années à lever des fonds suffisants. D'autre part, MyMajorCompany ne garde qu'une poignée d'artistes grand public, les fondateurs le comparant même à une sorte de Star'Ac du Net. Premier problème, cette levée des fonds, qui risque d'être très longue. MyMajorCompany compte sur sa campagne de lancement pour attirer le plus d'investisseurs possible mais ce bassin sera toujours limité tant qu'il n'aura pas su se faire valoir avec au moins un carton médiatique. Dès lors, le label risque de manquer totalement de réactivité. Bien sûr, les fondateurs se défendent de vouloir faire de "coups" et avancent un travail avec un artiste sur le long terme. Seulement, si un artiste est sélectionné par MyMajorCompany, c'est qu'il dispose du potentiel pour être signé sur une major. Or, en deux ans de temps, il peut se passer beaucoup de choses et une "découverte" des directeurs artistiques ne tardera pas à se faire piquer par d'autres labels qui auront flairé le coup, l'artiste n'ayant pas forcément envie d'attendre une éternité pour produire son album. En fait, MyMajorCompany n'a de participatif que son financement. Son modèle et sa logique de fonctionnement sont complètement calqués sur celui des grosses maisons de disques. Il est fréquent que des passionnés d'Internet essaient de transposer un modèle traditionnel au Web en essayant de lui conférer un aspect 2.0. Le problème, c'est que la plupart du temps, ces mêmes personnes se plantent car elles auront juste transposé un seul des aspects (ici le financement du disque) sans englober la nature complète d'Internet constituant un tout autre paradigme. Un nouveau modèle nécessite de repenser entièrement les rouages de la machine. Or, MyMajorCompany se contente d'acheter une nouvelle canne à son grand père en espérant que cela le débarrasse de ses rhumatismes. Un pari risqué.
Page 1.
Introduction
Page 2.
SellaBand
Page 3.
Artistshare
Page 4.
Spidart
Page 5.
Slicethepie
Page 6.
MyMajorCompany
Page 7.
NoMajorMusik
Page 8.
Problématiques
Page 9.
Comparatif
|
Derniers articles publiés
Trouver les meilleurs prix avec Numerama
Logiciels à télécharger
|