![]() ![]() Cinéma en 3D stéréoscopique : l'avenir de nos écrans ?
![]() L'alioscopie - ou auto-stéréoscopie - est un point majeur dans l'évolution de l'affichage en 3 dimensions puisque contrairement aux techniques que nous venons de voir, celle-ci ne requiert pas l'usage de lunettes spéciales. Elle est pour l'instant développée sous forme de panneaux ou écrans LCD (parfois de grande taille, comme l'écran 180 pouces de X3D Technologies GmbH) diffusant images fixes ou mobiles. Sur ces écrans sont collées des lentilles. Elles exploitent la propriété optique qui fait l'oeil gauche et l'oeil droit voient deux parties de l'écran légèrement différentes quand est posée sur celui-ci une succession de fentes claires. Dès lors, chaque oeil captera une vue différente, qui, interprétée par le cerveau, donnera la sensation de relief. Les objets apparaissent alors devant et dans la profondeur de l'écran, donnant l'impression qu'on pourrait presque les toucher. Le procédé a été mis au point par Pierre Allio (conférence.ram), un ancien restaurateur d'oeuvre d'art et expert en photo. Le français parvint à transposer à la télé un système inventé par Gabriel Lippmann pour la photographie en 1908, et amélioré 30 ans plus tard sous forme de lentilles cylindriques par Maurice Bonnet. Le désavantage de cette technique est que le public doit être positionné de manière à percevoir l'effet induit, ce qui limite le nombre de spectateurs potentiels. Mais l'industrie pourrait tout aussi bien essayer de pâlier ce problème que d'en jouer. Une récente technologie développée par SeeReal Next Generation permet par exemple un affichage en 2D et 3D simultané, qui autorise le public à se mouvoir sans que le relief ne disparaisse. A contrario, l'affichage mis au point par Sharp Corp, offre la possibilité à deux spectateurs placés à gauche et à droite devant un même écran de visionner deux programmes différents. En France, on commence à voir des utilisations publiques de l'alioscopie dès 2002, lorsque l'équipe d'Art Graphique et Patrimoine expose un panneau auto-stéréoscopique représentant un élément de la cathédrale d'Amiens. L'espace des Sciences à Rennes diffuse quant à lui le premier film sous cette technique, à l'occasion de son exposition sur les gorilles en 2005. De tels films nécessitent, en plus du traitement en post-production, de disposer de huit caméras lors de la prise (parfois deux), mais la société Newsight GmbH vient d'apporter une amélioration au système. La firme présente en effet en septembre 2005, à l'occasion de l'IFA de Berlin, le premier système de 3DTV "live". Celle-ci permet de diffuser en simultané une vue 3D provenant d'une seule caméra stéréoscopique. Pour cela, le dispositif Black Betty, développé par 3D-IP, génère en temps réel les huit vues nécessaires à partir des deux prises stéréoscopiques de la caméra. C'est un écran 3DTV modifié de Grundig Tharus qui se charge alors d'en retranscrire le résultat.
Page 1.
Introduction
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Historique
Page 3.
Systèmes à lunettes
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Alioscopie
Page 5.
Holographie
Page 6.
TV3D
Page 7.
Extensions
Page 8.
Sciences et conclusion
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