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Cinéma en 3D stéréoscopique : l'avenir de nos écrans ?
 

Notre perception de la 3D vient de la synthèse opérée entre l'image captée par l'oeil gauche, et celle de l'oeil droit. Ces images sont transmises à intervalles très rapprochés au cerveau, qui les combine pour donner l'impression du relief. Pour obtenir une prise stéréoscopique à l'aide d'un appareil photo ou d'une caméra, il faut doubler les objectifs et faire en sorte qu'ils soient latéralement décalés l'un de l'autre. Aujourd'hui, des logiciels de traitement d'image offrent même la possibilité d'obtenir un résultat similaire sans avoir une prise stéréoscopique à base. Même si de nouvelles possibilités de diffusion apparaissent, la projection en 3D, en particulier pour le cinéma, nécessite l'usage de lunettes spéciales pour en percevoir le relief. Il en existe trois types. Les anaglyphes C'est la première technique qui a été inventée, par d'Almeida. On projette sur un écran les images de deux épreuves stéréoscopiques. Ces images sont relativement identiques mis à part quelques différences qui font que leurs traits ne se superposent pas exactement. Elles tentent ainsi de reproduire la différence de perception qui réside dans nos deux yeux distinctifs. Pour faire en sorte que chaque oeil n'en perçoive qu'une seule, on place, sur le trajet des rayons lumineux, deux verres teintés différemment : les fameux rouges et verts. Dès lors, il ne reste plus qu'à regarder la projection à l'aide de lunettes teintées des deux mêmes couleurs pour avoir l'impression de relief. D'autres couleurs sont aussi possibles, comme le jaune et bleu, ou le rouge et bleu. Le désavantage de ce procédé est que l'image retransmise de cette manière n'est jamais d'une qualité exceptionnelle, surtout pour ce qui concerne le rendu des couleurs. La projection alternée Le principe ici est d'alterner vision gauche et vision droite d'une manière suffisamment rapide pour que le cerveau ne perçoive pas la différence. Les cristaux liquides présents dans les lunettes deviennent opaques lorsque l'image diffusée à l'écran ne lui est pas destinée. La difficulté réside dans le fait de synchroniser les lunettes à l'écran, ce qui les rend relativement coûteuses. La projection vidéo polarisée On polarise la lumière de sorte que l'écran renvoie deux images, une projetée en lumière polarisée verticalement, et l'autre horizontalement. Les filtres des lunettes se chargent alors de ne laisser passer que qu'une seule des lumières pour chaque oeil. La qualité du relief est excellente et les lunettes sont peu onéreuses. Seul le coût d'investissement du système se révèle assez conséquent. Formats Les deux principales plateformes auxquelles ont recours les cinémas pour s'équiper en 3D sont l'IMAX 3D et le Real D. L'IMAX 3D, qui utilise projection alternée ou polarisée, est le premier apparu sur le marché. Il équipe 280 salles de cinéma à travers 38 pays. C'est aussi le seul dispositif actuellement présent en France. On peut le retrouver au centre thermal et touristique d'Amnéville, au Disney Village à Paris, à la Géode, à la cité de l'Espace de Toulouse, et dans les nombreuses salles du Futuroscope. Une soixantaine de films sont sortis sous ce format. On commence d'ailleurs à faire appel à la technologie IMAX 3D pour convertir des films 2D en 3D, le premier étant Superman Returns. Sortie en 2006, la version 3D de ce film a engendré plus de 30 millions de dollars de bénéfice, dont les deux tiers aux Etats Unis. De nombreuses autres sont à venir, comme E.T., Indiana Jones, Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Matrix, ou Les 10 Commandements. Ces conversions se révèlent être une source de bénéfice non négligeable, tout en ayant un faible coût de développement. Le concurrent direct d'IMAX 3D est Real D. Son système utilise la projection polarisée au rythme de 144 frames par seconde, soit trois fois plus que les systèmes traditionnels du même type. La première sortie en Real D remonte à novembre 2005. Il s'agit de Chicken Little, le deuxième film en image de synthèse réalisé par les studios Walt Disney sans l'aide de Pixar. Même s'il n'est diffusé que dans une centaine de salles, la plupart américaines, il génère 7 millions de dollars le week end de sa sortie. De là, rien d'étonnant à ce que le nombre de salles équipées ait presque doublé (178 écrans, pour être exact) pour la sortie suivante, Monster House de Columbia Pictures. Real D poursuit ensuite son partenariat avec Walt Disney pour "Meet the Robinsons". Son réalisateur Michael V. Lewis voit dans cette collaboration la possibilité de "faire de la 3D une réalité grand public pour les spectateurs des cinémas du monde entier". Et on ne pourrait lui donner tord. Son parc de diffusion est passé aujourd'hui à 680 salles à travers 14 pays, ce qui en fait la plus grande plateforme digitale pour le cinéma en relief. Real D annonce 1000 écrans pour l'année 2007 et même s'il n'est pas encore présent en France, il commence son bonhomme de chemin chez nos voisins européens, notamment en Grande Bretagne ou au Portugal.




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Page 3. Systèmes à lunettes
Page 4. Alioscopie
Page 5. Holographie
Page 6. TV3D
Page 7. Extensions
 
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