Le marché du MP3 payant progresse faiblement en France
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 09 Juin 2008 à 16h16 -
posté dans Musique Numérique
![]() L'observatoire de la musique et l'institut Gfk publient chaque année leur rapport sur les marchés de la musique enregistrée, un document extrêment riche d'enseignements sur l'état de santé du secteur en France. Le rapport 2007, qui vient de paraître, ne va pas redonner le sourire aux patrons de maison de disques. Sur l'ensemble de l'année dernière, le chiffre d'affaires de la musique enregistrée en France s'élève à 1,216 milliards d'euros, en baisse de 16,2 % par rapport à 2006. Sans surprise, le marché du single physique continue à s'effondrer pour ne plus représenter qu'un CD vendu sur 10, et le format album ne freine pas sa descente aux enfers. Il s'est vendu en 2007 69 millions d'albums CD, un chiffre en baisse de plus de 11 % sur un an. Et dans ce marasme financier, le salut ne semble pas venir des téléchargements. Certes, le marché du "full-track" numérique progresse de 65,8 % en volume, avec une hausse spectaculaire de 127 % du nombre de singles vendus sur mobiles (hors sonnerie). Mais les proportions seules sont trompeuses. En valeurs absolues, le numérique ne représente encore en 2007 que 40,2 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit 3,4 % du chiffre d'affaires global de la musique enregistrée. Le chiffre d'affaires numérique progresse de seulement 27 %, ce qui est beaucoup trop faible pour compenser la chute du marché physique. Un coup de massue pour les producteurs de musique, d'autant que les ventes de sonneries sont déjà entrées en récession après une période de forte croissance. Dans le détail, les ventes numériques se répartissent entre les chansons sur mobile pour un tiers et les ventes sur PC pour deux tiers. Ce dernier marché, libéré par l'abandon progressif des DRM, progresse de près de 50 %, mais il ne représente encore qu'environ un seul single MP3 acheté par internaute l'an dernier en France. Dans ce contexte, la concentration du marché continue à s'accentuer. En 2007, 90 % des ventes se sont concentrées sur 8 % du catalogue. Les quatre majors, Universal, Warner, EMI et Sony BMG se partagent 78 % du marché, et la domination d'Universal s'accroît. La major française a accentué de deux points sa part de marché (29,5 %), au détriment des autres majors. La faute au piratage ? Pas seulement. L'Observatoire de la Musique le note lui-même, "le marché musical n'échappe pas au ralentissement général de l'économie, à la baisse sensible du pouvoir d'achat, constatée en Europe, à l'attractivité d'autres pratiques culturelles (la vidéo, les jeux)". Et l'avenir ne prête pas à l'optimisme sur la musique payante : "la contrefaçon est devenue une pratique qui s'est généralisée au point que certaines classes d'âge n'imaginent même plus de revenir sur le marché payant". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le marché du MP3 payant progresse faiblement en France»
Djaron, le 01/01/1970 - 01:00 rectification Le marché du MP3 de mauvaise qualité sonore, bardé de DRM en interdiant un usage serain normal, pour faire la promotion outranciere de pseudo artistes jetables qui durent 6 mois, mais malgré tout "payant", progresse faiblement en France traduction en langage du peuple: diantre, le marché de la merde ne progresse pas, les gens veuletn pas payer cher de la bouse, c'est etrange Faut dire aussi qu'avec les plateformes de streaming gratuit, genre Deezer, lastfm and co, ça risque pas de relancer un marché qu'en outre les majors ont flinguées en donnant d'elles une image exécrable.
S'il n'y avait plus qu'un seul boulanger au monde et qu'il s'appellerait Pascal Nègre, c'est sûr que je ne mangerais plus de pain, parce qu'il m'a traité de voleur...(drôle de métaphore) Le problème vient aussi de la mauvaise qualité des sites de musique en ligne.Pas d'écoute ou les 30 premières secondes(juste l'intro et encore)insuffisant pour découvrir des artistes qui ont vraiment du talent.
D'autre part à quoi bon acheter les tubes du top 30 qui passent en boucle sur toutes les radios? Je crois sincèrement que les majors ont scié la branche(pourtant solide) sur laquelle elles sont assise. Attention la dégringolade. fafa, le 01/01/1970 - 01:00 Le problème vient aussi de la mauvaise qualité des sites de musique en ligne.Pas d'écoute ou les 30 premières secondes(juste l'intro et encore)insuffisant pour découvrir des artistes qui ont vraiment du talent.Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Et l'avenir ne prête pas à l'optimisme sur la musique payante : "la contrefaçon est devenue une pratique qui s’est généralisée au point que certaines classes d’âge n’imaginent même plus de revenir sur le marché payant"."Les quatre majors, Universal, Warner, EMI et Sony BMG se partagent 78 % du marché, et la domination d'Universal s'accroît. La major française a accentué de deux points sa part de marché (29,5 %), au détriment des autres majors."
Ces chiffres m'intéressent, car je fais actuellement une étude aux sujets des labels indépendants et des majors et que ce sont les chiffres les plus récents concernant les parts de marchés des différents labels. J'aimerais donc savoir où je pourrais me procurer les chiffres des parts de marchés des 3 autres majors et des indépendants (?); j'ai vérifié sur le rapport 2007 de l'observatoire de la musique, qui est le sujet ici, mais je les ai pas trouvés...! Merci d'avance ce serait sympa!! Mais puisque Deezer est responsable en partie de cette baisse, ne pourrait-on pas calculer les recettes générées par la publicité de ces sites et la part qui revient aux majors??
Ou bien l'ordre de grandeur est complètement différent? colinette, le 01/01/1970 - 01:00 Mais puisque Deezer est responsable en partie de cette baisse, ne pourrait-on pas calculer les recettes générées par la publicité de ces sites et la part qui revient aux majors?? Ou bien l'ordre de grandeur est complètement différent? le format album ne freine pas sa descente aux enfers. Il s'est vendu en 2007 69 millions d'albums CD, un chiffre en baisse de plus de 11 % sur un an.
Petite question, la vitesse de la descente aux enfers est-elle calculée avec le nombre d'albums vendus en moins ou avec le pourcentage d'albums vendus en moins ? Parce que 10% de 100 millions, c'est pas tout à fait la même chose que 10% de 1 milliard (ça fait 10 fois moins en fait). Donc si on se base uniquement sur le pourcentage, plus le temps passe et plus il va falloir de bons freins pour ralentir la descente.Oui enfin bon, l'ideal ce serait peut-être aussi de le mettre en parallèle avec les résultats des dites majors...
parce que bon, y en a pas une qui perd de la thune (à part peut-être Warner en ce moment, et encore, même pas sûr, et c'est par connerie de ses dirigeants et trop grosse concentration de son CA et bénéfice sur 2/3 artistes qui se cassent la gueule maintenant et ne font plus recette), et ils en gagnent plutôt plus (en bénéfice, pas en CA) qu'avant. Donc bon, à force de monter les prix normal qu'ils en vendent moint. Et si on cumule avec le reste (DVD, sonneries, etc) c'est encore pire parce qu'ils génèrent un CA et un bénéfice supérieur à leurs années record, sans être affecté le moins du monde par la crise qui touche tout le reste, surtout dans le domaine des loisirs. Ce qu'il y a de bien avec les stats et les pourcentages c'est qu'on leur fait dire n'importe quoi quand on a pas de référence/point de repère (et non, prendre l'année de plus grosse vente de supports physiques de tous les temps de l'industrie du disque comme point de repère, c'est pas objectif du tout. |
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Le marché du MP3 de mauvaise qualité sonore, bardé de DRM en interdiant un usage serain normal, pour faire la promotion outranciere de pseudo artistes jetables qui durent 6 mois, mais malgré tout "payant", progresse faiblement en France
traduction en langage du peuple: diantre, le marché de la merde ne progresse pas, les gens veuletn pas payer cher de la bouse, c'est etrange