107.834 $, c’est la somme que va devoir payer la RIAA à Tany Andersen au titre de remboursement des frais d’avocats. Rappelez-vous en mars dernier, la quadragénaire américaine lançait une contre-attaque fulgurante à l’encontre de l’organisme. Ayant été poursuivie pour des morceaux « téléchargés illégalement » qui n’ont jamais été trouvés sur son disque dur, elle accusait la RIAA de complot, et voulait faire de sa réplique la base d’une class action pour les milliers d’américains auxquels il est arrivé la même chose.

Le juge lui a donné raison. Il n’a pas exigé de la RIAA qu’elle verse les 300.000 $ réclamés par Andersen, mais juste de quoi rembourser les frais juridiques engagés. C’est une belle victoire puisque la juge Anna J. Brown avait refusé une première version de cette contre-plainte, en exigeant d’Andersen et de son avocat qu’ils s’efforcent à démontrer en quoi la RIAA émettait des « simulacres » de plaintes massives.

En donnant raison à Andersen, la justice américaine donne donc aux théories de complot avancées par Andersen un minimum de crédit. La RIAA doit s’en mordre les doigts. Maintenant, chaque personne qu’elle accusera à tort pourra s’inspirer de l’affaire Andersen pour monter une contre-attaque. La campagne de lutte contre le piratage a coûté extrêmement cher à l’organisme qui défend les intérêts de l’industrie du disque américaine. Mais avec cette affaire, cette campagne risque bien de prendre une tournure bien plus dramatique encore pour elle.

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