Et si le P2P amorçait une révolution communiste ?
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 09 Mai 2008 à 19h10 -
posté dans Société 2.0
![]() Blasphème ou réalité ? A mesure que le débat sur le P2P et la place de la propriété intellectuelle dans la société avancent, il nous semble de plus en plus difficile d'ignorer que le clivage qui secoue les partisans et les opposants au partage de fichiers et à l'open-source a une importante hautement politique, comme la société n'en a peut-être pas connue depuis un siècle. Car ce à quoi nous assistons est peut-être, en fait, la naissance d'un tout nouveau modèle de société... communiste. Le mot est lâché. Regardez ce reportage où l'on voit une imprimante 3D, dont nous avons déjà parlé, en plein travail : Nous le répétons souvent, chercher à lutter contre les réseaux P2P est une lutte vaine. Le téléchargement est là pour rester, et rien ne pourra l'arrêter. Non seulement il s'agit d'une pratique déjà beaucoup trop installée dans les moeurs pour qu'elle s'en aille sous un simple coup de trique, mais surtout elle s'inscrit dans une certaine logique de l'histoire. Ce qui a commencé avec la musique et qui a continué avec les films se poursuivra demain avec les objets de notre quotidien. Le piratage, qu'il vaut mieux appeler "duplication personnelle", est simplement la traduction difficile à accepter d'un mouvement beaucoup plus profond où tout ou presque pourra être dupliqué de chez soi, et amélioré grâce à l'open-source et aux outils de production de plus en plus simples à utiliser. Et de moins en moins chers. Le prix d'une imprimante personnelle est passé d'environ 1000 euros en 1982 à 300 euros en 1997... et seulement 20 euros aujourd'hui pour les moins chères. C'est-à-dire que le prix de l'imprimante personnelle a été divisé par 50 en une seule génération (et ceci sans même tenir compte de l'inflation). Aujourd'hui, Desktop Factory propose déjà des imprimantes 3D personnelles à moins de 5000 dollars. Si l'on suit le schéma de l'impression 2D, une imprimante d'objets pourrait ainsi coûter 100 dollars vers 2030, ce qui n'est pas si lointain. Et sachant que le rythme de l'innovation et la baisse des coûts technologiques augmente chaque année, on peut raisonnablement s'attendre à ce que ce prix de vente soit atteint dès le début des années 2020... Le P2P des objets et à notre porte. Qu'on se le dise, comme l'affirmait Bill Gates, une révolution de nature communiste est bel et bien en marche. Les outils de production qui créent la valeur ne sont plus dans les mains du Capital, mais de plus en plus dans les mains du "prolétariat". Ensemble, la dématérialisation des objets, la mise en réseau des ressources et la démocratisation des outils de production poussent vers un nouveau modèle économique, voire un nouveau modèle de société. Paradoxalement, ce sont les entreprises capitalistes qui donnent ce nouveau pouvoir de production aux consommateurs. Il y a près de 150 ans Karl Marx prédisait que le capitalisme conduirait naturellement vers le communisme. Et si l'histoire lui donnait déjà raison ? Certes, pensez-vous, les constructeurs qui conçoivent et commercialisent les outils de production restent maîtresses du jeu. Tout ne serait qu'illusion. L'Homme resterait soumis au Capital. Mais demain, les imprimantes 3D pourront se reproduire et s'améliorer elles-mêmes. On y travaille déjà. Dans ce contexte, on comprend mieux la violence du clivage croissant entre les tenants du droit d'auteur et ceux qui souhaiteraient le libéraliser. Le droit d'auteur et plus généralement la "propriété intellectuelle" (brevets, marques, dessins et modèles et droit d'auteur) créent du capitalisme immatériel quand tout pousse le capitalisme matériel à disparaître de lui-même. La propriété intellectuelle semble être le dernier écrou à faire sauter pour que la révolution néocommuniste éclate véritablement. Mais vous qui utilisez BitTorrent, Wikipedia ou Linux... vous sentez-vous communiste ? à lire aussi
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Commentaires à propos de «Et si le P2P amorçait une révolution communiste ?»
Finalement, ce que je retiens de vos commentaires :
- Il y a ceux pour qui parler de communisme est une insulte au mouvement du "libre" et du P2P. Ceux-là assimilent communisme et stalinisme, ce qui induit forcément un biais dans le débat. Le communisme n'est pas un régime politique, c'est un système économique. Après on peut débattre du fait que le système économique induit le régime politique, ou non, mais faire d'emblée l'amalgame c'est une erreur. Si l'article ne fait pas la distinction, c'est parce que j'analyse justement la façon dont le "communisme" s'installe non pas par une décision venue d'en haut, mais par des pratiques venus "d'en bas", aidées par la technologie. Il ne peut pas y avoir de confusion possible entre les deux. - Il y a ceux qui pensent que c'est de la science-fiction pure et dure, et que c'est tiré par les cheveux. Peut-être. Probablement. Seul l'avenir le dira. Je pense que si on avait dit aux moines du 13ème siècle qu'un jour tout le monde saurait lire et que les paysans achèteraient des livres reproduits à des millions d'exemplaires par des machines, ils auraient pensé que c'était de la science-fiction aussi (si tant est que la science-fiction existait au 13ème siècle). Je pense que si on avait dit à Louis XVI qu'un jour le "monarque" serait élu par l'ensemble des citoyens pour une durée limitée, il aurait hurlé de rire, comme à peu près l'ensemble de ses sujets. Si on prend un peu de distance sur l'histoire des modèles économiques et politiques, la démocratie et le capitalisme financier sont extrêmement récents, et personne ne peut affirmer que ça sera toujours les modèles dominants dans 200 ou 300 ans. - Il y a ceux qui pensent que ça n'est pas du communisme mais l'aboutissement du capitalisme, le "toujours plus toujours moins cher" poussé à l'excès. C'est sans doute vrai, je suis de cet avis là aussi. C'est pour ça que je dis que Marx avait sans doute raison de dire il y a 150 ans que le communisme émanerait de l'aboutissement du capitalisme. Ca n'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un puis l'autre ou plutôt l'un avec l'autre, dans une relation qui est beaucoup plus subtile et progressive qu'un coup d'état léniniste ou castriste. ben si c'est pour faire de la prevision en terme de centaines d'années, alors l'imprimante 3D c'est petit.
moi je prévois qu'on aura conquis une autre planète (cose terre trop petite et pas bon y vivre), ou plutôt que la civilisation dominante (pas les occidentaux, on sera les gueux de la terre) l'aura fait et rejoindra cette planête paradisiaque par téléportation. Entre temps, on n'aura pas eu beaucoup le temps de s'emmerder avec notre problème de riche qui cherche à imprimer en 3D sur fond de p2p pour faire du communisme, on sera face à des préoccupations plus basique : qu'est ce qu'on bouffe ? (on aura pourtant essayé d'imprimer les steaks et les frites mais sans succés...) tout ça pendant qu'une partie des 5 milliards de la population actuellement laisée pour compte va prendre les chose en main et nous transformer en gueux... en fait, je vois surtout qu'on ne sais pas vraiment de quoi on parle.
qui a lu marx ici ? certainement pas moi, ni beaucoup de membre du forum j'imagine. Donc, le sujet est biaisé pour tout le monde en fait. Cependant, je comprend tres bien qu'on arrive a ce point de vu. le communisme, c'est la mise en commun des moyen de production par le prolétariat, pour le prolétariat. Mais on assiste plutot a la personnalisation de ces moyens de productions, sans forcement de mise en commun, ou alors en version fortement degradée. Effectivement, il ne sont plus aux mains du capital, mais il ne sont pas non plus aux mains des prolétaires. Il n'y a pas de planification des moyens de productions, c'est plutôt un joyeux foutoir, ou chacun produit uniquement ce qu'il a besoin. le tout etant dématérialisé, et n'étant même pas present en copie chez les interressés. Je le vois deja chez les habitué du P2P.. pourquoi s'embêter a stocker des données ? il est préférable de télécharger, puis d'effacer. Au final, le capital ne stockerai plus les données, et tres peu de prolétaires prendrai le relais. (car cela coute de l'argent). La premiere question qu'on me pose c'est souvent "comment faire pour ne plus uploader ? je voudrai pas perdre mon temps a envoyer a d'autre mes données". Il faut aussi se demander pourquoi Skype est si peu utilisé en france ? et enfin la déroute de Joost ne vous fait poser aucune question ? Avant, pour faire des soirées, il fallait stocker via le P2P des mp3. Aujourd'hui, plus besoin. il suffit d'aller sur deezer ou myspace, pour assurer la musique de toute une soirée. Alors pourquoi télécharger ? Pourquoi garder ses propres videos quand youtube le fait pour vous ? Il faut le repeter, les gens qui sont préoccupé par le partage du savoir et des données sont une minorité. L'immense majorité n'en a strictement rien a faire. C'est pour cela, je pense que les 2 système cohabiterons, mais sans vaincu ni vainqueur. Ce qu'on assiste est plutôt un rééquilibrage, chaque modele ayant ses qualités et ses défauts. Cependant, si le streaming continu de se généraliser, je le vois très bien comme étant le fossoyeur du P2P pour le grand public. Leur riposte, tout a fait viable, c'est le financement par la publicité. La jeune génération ne veux plus configurer ses logiciels, et attendre que ca télécharge. Et le streaming P2P.. je l'attend toujours... leNaSH, le 01/01/1970 - 01:00 Cependant, si le streaming continu de se généraliser, je le vois très bien comme étant le fossoyeur du P2P pour le grand public. Leur riposte, tout a fait viable, c'est le financement par la publicité. La jeune génération ne veux plus configurer ses logiciels, et attendre que ca télécharge. Et le streaming P2P.. je l'attend toujours...Je suis tout à fais tu même avis. A vrai dire, pourquoi s'embêter à perdre son temps à télécharger alors qu'on peut accéder directement et sans attente à ce que l'on veut via le stream....et en plus, le stream, techniquement c'est légal....contrairement au p2p qui est la cible privilégiée des industries etc...Bref, il n'y a que des avantages. qui a lu marx ici ? certainement pas moi, ni beaucoup de membre du forum j'imagine. Donc, le sujet est biaisé pour tout le monde en fait.
Moi j'ai lu Marx. En plus, il avait une belle barbe. routine, le 01/01/1970 - 01:00 Entre temps, on n'aura pas eu beaucoup le temps de s'emmerder avec notre problème de riche qui cherche à imprimer en 3D sur fond de p2p pour faire du communisme, on sera face à des préoccupations plus basique : qu'est ce qu'on bouffe ? (on aura pourtant essayé d'imprimer les steaks et les frites mais sans succés...) tout ça pendant qu'une partie des 5 milliards de la population actuellement laisée pour compte va prendre les chose en main et nous transformer en gueux...Et la "multiplication des pains", c'était pas du p2p? Hein? Jailbreak, le 01/01/1970 - 01:00 Moi j'ai lu Marx. En plus, il avait une belle barbe.Chico, Harpo ou Groucho ? Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Finalement, ce que je retiens de vos commentaires : - Il y a ceux pour qui parler de communisme est une insulte au mouvement du "libre" et du P2P.[...] - Il y a ceux qui pensent que c'est de la science-fiction pure et dure, et que c'est tiré par les cheveux.[...] - Il y a ceux qui pensent que ça n'est pas du communisme mais l'aboutissement du capitalisme, le "toujours plus toujours moins cher" poussé à l'excès.[...] Galactica, le 01/01/1970 - 01:00 leNaSH, le 01/01/1970 - 01:00 Cependant, si le streaming continu de se généraliser, je le vois très bien comme étant le fossoyeur du P2P pour le grand public. Leur riposte, tout a fait viable, c'est le financement par la publicité. La jeune génération ne veux plus configurer ses logiciels, et attendre que ca télécharge. Et le streaming P2P.. je l'attend toujours...Je suis tout à fais tu même avis. A vrai dire, pourquoi s'embêter à perdre son temps à télécharger alors qu'on peut accéder directement et sans attente à ce que l'on veut via le stream....et en plus, le stream, techniquement c'est légal....contrairement au p2p qui est la cible privilégiée des industries etc...Bref, il n'y a que des avantages. Surtout quand je vois ma femme regarder des films entiers sur youtube (en thai) en étant obligé de rester devant le pc pour remettre en grand écran à chaque fois que ça passe à la séquence suivante.... c'est évident que c'est super avantageux... (ironie inside) J'ajouterai que le p2p est techniquement aussi légal que le streaming et que les sites de streaming sont également la cible des industries audiovisuelles... Le seul problème de ces sites de streaming, c'est la centralisation des données : ils diffusent que ce qu'ils veulent bien (et pour l'instant, ils veulent bien diffuser les vidéos transmises avec une vérification "a posteriori", quand ils ont le temps ou quand on le leur demande). Pour celles et ceux qui n'ont pas encore lu marx, extrait :
L'échange de travail vivant comme du travail objectivé -c.-à-d. la position du travail social sous la forme de l'opposition entre capital et travail salarié- est le dernier développement du rapport de valeur et de la production reposant sur la valeur. La condition implicite de celle-ci est et demeure : la masse de temps de travail immédiat, le quantum de travail employé comme facteur décisif de la production de la richesse. Cependant, à mesure que se développe la grande industrie, la création de la richesse réelle dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail, laquelle à son tour -leur puissance efficace- n'a elle même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt du niveau général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de l'application de cette science à la production. [...] [La production s'automatise et ainsi la force de travail du producteur n'est plus exploitée.] Il vient se mettre à côté du procès de production au lieu d'être son agent essentiel. Dans cette mutation, ce n'est ni le travail immédiat effectué par l'homme lui même, ni con temps de travail, mais l'appropriation de sa propre force productive générale, sa compréhension et sa domination de la nature, par son existence en temps que corps social, en un mot le développement de l'individu social, qui apparaît comme le grand pilier fondamental de la production et de la richesse. Le vol du temps de travail d'autrui, sur quoi repose la richesse actuelle, apparaît comme une base misérable comparée à celle, nouvellement développée, qui a été créée par la grande industrie elle-même. Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d'être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse nécessairement d'être sa mesure et, par suite, la valeur d'échange d'être la mesure de la valeur d'usage. Le surtravail de la masse a cessé d'être la condition du développement de la richesse générale, de même que le non-travail de quelques-uns a cessé d'être la condition du développement des pouvoirs universels du cerveau humain. Cela signifie l'écroulement de la production reposant sur la valeur d'échange, et le procès de production matériel immédiat perd lui-même la forme de pénurie et de contradiction. C'est le libre développement des individualités, où l'on ne réduit donc pas le temps de travail nécessaire pour poser du surtravail, mais où l'on réduit le travail nécessaire de la société jusqu'à un minimum, à quoi correspond la formation artistique, scientifique, etc., des individus grâce au temps libéré et aux moyens créés pour eux tous. Le capital est lui même la contradiction en procès, en ce qu'il s'efforce de réduire le temps de travail à un minimum, tandis que d'un autre côté il pose le temps de travail comme seule mesure et source de la richesse. C'est pourquoi il diminue le temps de travail sous la forme du travail nécessaire pour l'augmenter sous la forme du travail superflu ; et pose donc dans une mesure croissante le travail superflu comme condition -question de vie et de mort- pour le travail nécessaire. D'un côté donc, il donne vie à toutes les puissances de la science et de la nature, comme à celles de la combinaison et de la communication sociales pour rendre la création de richesse indépendante (relativement) du temps de travail qui y est affecté. De l'autre côté, il veut mesurer au temps de travail ces gigantesques forces sociales ainsi créées, et les emprisonner dans les limites qui sont requises pour conserver comme valeur, la valeur déjà créée. Les forces productives et les relations sociales -les unes et les autres étant deux côtés différents du développement de l'individu social- n'apparaissent au capital que comme des moyens, et ne sont pour lui que des moyens de produire à partir de la base bornée qui est la sienne. Mais en fait elles sont les conditions matérielles pour faire sauter cette base. [...] Le développement du capital fixe indique jusqu'à quel degré le savoir social général, la connaissance, est devenue force productive immédiate, et, par suite, jusqu'à quel point les conditions du processus vital de la société sont elles-mêmes passées sous le contrôle de l'intellect général, et sont réorganisées conformément à lui. Jusqu'à quel degré les forces productives sociales sont produites, non seulement sous la forme du savoir, mais comme organes immédiats de la pratique sociale ; du processus réel de la vie. [...] La création de beaucoup de temps disponible en plus du temps nécessaire pour la société en général et pour chacun de ses membres (c.-à-d. de loisir pour que se développent pleinement les forces productives des individus, et donc aussi de la société), cette création de non-temps de travail apparaît du point de vue du capital, comme du point de vue de tous les stades précédents, comme non-temps de travail, comme temps libre pour quelques-uns. Le capital ajoute ceci, qu'il augmente le temps de surtravail de la masse par tous les moyens de l'art et de la science, parce que sa richesse consiste directement en l'appropriation de temps de surtravail ; étant donné que son but est directement la valeur, non la valeur d'usage. Il contribue ainsi, malgré lui, activement à la création des moyens du temps social disponible, tendant à réduire le temps de travail pour la société toute entière à un minimum décroissant et à libérer ainsi le temps de tous aux fins de leur propre développement. Mais sa tendance est toujours de créer d'un côté du temps disponible, et, d'un autre côté, de le convertir en surtravail. S'il réussit trop bien dans la première entreprise, il souffre alors de surproduction et le travail nécessaire se trouve interrompu faute de ce que du surtravail puisse être valorisé par le capital. Plus cette contradiction se développe, plus il s'avère que la croissance des forces productives ne peut plus être enchaînée à l'appropriation de surtravail d'autrui, mais qu'il faut que ce soit la masse ouvrière elle-même qui s'approprie son surtravail. Lorsqu'elle fait cela -et que, par là, le temps disponible cesse d'avoir une existence contradictoire-, alors, d'un côté, le temps de travail nécessaire aura sa mesure dans les besoins de l'individu social, d'un autre côté, le développement de la force productive sociale croîtra si rapidement que, bien que la production soit désormais calculée pour la richesse de tous, le temps disponible de tous s'accroîtra. Car la richesse réelle est la force productive de tous les individus. Ce n'est plus alors aucunement le temps de travail mais le temps disponible qui est la mesure de la richesse. Le temps de travail comme mesure de la richesse pose la richesse comme étant elle-même fondée sur la pauvreté et le temps disponible comme existant dans et par l'opposition au temps de surtravail où à la position de l'intégralité du temps d'un individu comme temps de travail et donc à la dégradation de cet individu en simple travailleur, entièrement subsumé sous le travail. La machinerie la plus développée force donc l'ouvrier à travailler maintenant plus longtemps que ne le fait le sauvage ou lui-même ne le faisait avec les outils les plus simples, les plus rudimentaires. Karl Marx, Manuscrits de 1857/1858 "Grundrisse", tome 2, Éditions Sociales, 1980, pp. 192-196. Surtout quand je vois ma femme regarder des films entiers sur youtube (en thai) en étant obligé de rester devant le pc pour remettre en grand écran à chaque fois que ça passe à la séquence suivante.... c'est évident que c'est super avantageux... (ironie inside) je me contenterais de dire que les moyens de remédier à ce léger soucis existent...>_> Galactica, le 01/01/1970 - 01:00
Surtout quand je vois ma femme regarder des films entiers sur youtube (en thai) en étant obligé de rester devant le pc pour remettre en grand écran à chaque fois que ça passe à la séquence suivante.... c'est évident que c'est super avantageux... (ironie inside) je me contenterais de dire que les moyens de remédier à ce léger soucis existent...>_> Sauf qu'il s'agit de film rare car thaï et que le réseau eDonkey et autre bittorrent, ils n'ont pas l'air de connaître... enfin bon, ce que j'en dis... Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Mais vous qui utilisez BiTorrent, Wikipedia ou Linux... vous sentez-vous communiste ?Hmmm... Merton a bien utilisé le mot "communism" pour qualifier le mode de fonctionnement de la communauté scientifique. C'est vrai que l'on traduit plus souvent communalisme pour dégager le rapporchement politique trop simpliste. En tout cas, l'idéal de fonctionnement des communautés scientifiques est l'autonomie, la communauté décidant des recherches à mener et les jugeant par elle-même. C'est une forme d'autogestion et de socialisation des moyens de production...
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L'amalgame qui est fait, c'est qu'on s'imagine qu'avec une imprimante 3D, on pourra chez soit créer ses objets pour son propre plaisir, et que cela augure une nouvelle ère de "production a la maison". Les objet dématérialisé pourront être distribué en P2P sur le réseau.
Mais la production elle même, sera personnelle. Rien de communiste la dedans. Est ce que je suis communiste quand je mange les légumes que je fait pousser dans mon jardin ? non.
Seul le mode de distribution des données via le p2p peut s'apparenter au communisme. Mais il ne fait que s'apparenter. Car n'importe qui pour le moment a le droit d'en sortir, et de ne pas partager sa connection.
Car c'est bien la le problème du communisme. C'est un système qui ne fonctionne que lorsqu'il a atteint sa masse critique. Et si il ne l'atteint pas, il cherchera a l'obtenir quitte a en obliger les gens avec l'excuse que c'est "pour le bien de tous". Au final, il vire irrémédiablement a la dictature. Il n'y a aucune excuse a dire que "c'est parce qu'il a été mal mis en œuvre". il faut arrêter avec ça.
Ce serait quand même un comble d'obliger tout un chacun sur le net a partager sa connection, pour juste naviguer ! Actuellement , j'ai le choix ou non de me connecter a un réseau p2p. Ce choix est très important, et je le défendrai bec et ongles.
Donc, je ne me sens pas du tout communiste pour un sous, puisque j'ai le choix entre un mode de distribution P2P, et un mode de distribution classique. (site web/FTP). Je prend simplement le plus efficace a chaque fois.
C'est cela la liberté, avoir le choix entre plusieurs systèmes, et non un seul.
Donc non, je me sens au contraire, complètement libéral, et entièrement content d'être dedans, car tout le monde peut mettre en œuvre ses idées et les tenter. Ce n'est pas parce qu'il y a une "norme", que cela est communiste pour autant.
note:
Linux, en cela, est l'apogé du liberalisme sur ordinateur. Noyaux, window manager, pilotes. Mais en meme temps, il me semble normal d'avoir des systeme propriétaires. Car meme si la licence GPL existe, il y aura toujours du code domaine public, utilisable pour faire du propriétaire.