Six mois plus tard... l'admin de OiNK n'est toujours pas mis en examen

Guillaume Champeau - publié le Lundi 05 Mai 2008 à 17h33 - posté dans Musique Numérique

Souvenez-vous. C'était il y a plus de six mois, fin octobre 2007. Devant les caméras de télévision, façon Villiers-le-Bel, un dangereux criminel était arrêté à à Middlesbrough, en Grande-Bretagne (voir ci-dessous le reportage de la BBC). L'homme était accusé par la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique d'être le parrain d'une immense organisation mafieuse : OiNK. A la presse, le responsable de la lutte anti-piratage de l'IFPI Jeremy Banks n'hésitait pas à dire que Alan Ellis et ses complices gagnaient beaucoup d'argent en volant des CD qui n'étaient pas encore sortis dans le commerce, et qu'ils mettaient à disposition de tous sur leur site de liens BitTorrent.

"Ca n'était pas une affaire d'amis en train de partager de la musique pour le plaisir. C'était un réseau international", accusait Banks. Terreur dans les foyers.

Et depuis ? Depuis rien.

La police de Cleveland devait annoncer les chefs d'accusation officiels conter Alan Ellis en décembre 2007, mais elle avait alors demandé un premier report de deux mois pour continuer son enquête et trouver les preuves. Accordé. Elle a tout de même rendu les serveurs, en effaçant d'abord les disques durs qu'elle a copiés. En février, belote. Le délai est à nouveau été étendu à la demande de la police. Et en ce début du mois de mai, rebelotte. Le délai vient d'être encore une fois étendu, pour la troisième fois.

La police semble pédaler dans la semoule, après s'être laissée convaincre par l'IFPI et le SNEP britannique que OiNK était une organisation mafieuse sans équivalent qui méritait au moins que l'on passe les menottes aux poignets de son leader. Quelques témoignages, dont celui de Trent Reznor, sont venus relativiser la chose... Non seulement OiNK était bien une affaire d'amis en train de partager de la musique pour le plaisir, mais en plus, c'était totalement gratuit. "Si OiNK avait coûté quoi que ce soit, j'aurais certainement payé, mais il n'y a pas d'équivalent de cela dans le domaine commercial en ce moment", expliquait le leader des Nine Inch Nails, qui était un adepte de OiNK.

Publié par Guillaume Champeau, le 5 Mai 2008 à 17h33
 
 
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Commentaires à propos de «Six mois plus tard... l'admin de OiNK n'est toujours pas mis en examen»
 
Et la justice va encore se faire abuser par l'industrie du disque... Qui n'y aura pas eu droit d'ailleurs ? Les consommateurs, les médias, les artistes, les politiques, la justice, ..., tous y sont passés.

Cela restera comme la plus grosse arnaque de ce début de siècle !
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