Orange, Bouygues Telecom et SFR peuvent souffler un grand coup. Les trois opérateurs qui se partagent le généreux gâteau de la téléphonie mobile en France ne verront pas arriver de trublion dans leur concurrence bien organisée avant l’année prochaine. Confirmant les rumeurs du début du mois, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation Luc Chatel a indiqué à La Tribune que la question de l’attribution de la quatrième licence 3G, qui semblait acquise pour Free, n’était pas encore tranchée.

« Le calendrier parlementaire étant très tendu jusqu’à l’été, la logique serait d’organiser ce débat à l’automne« , concède Luc Chatel qui précise que rien n’est encore décidé concernant le mode d’attribution de la licence. Elle pourrait être attribuée à un seul acteur, Free, ou vendue par lots de fréquences à l’ensemble des opérateurs intéressés. Alors que le Parlement a déjà aménagé la loi – sur demande du gouvernement – pour permettre à Free d’étaler les paiements de la licence de 619 millions d’euros, et alors même que le Conseil d’Etat a déjà validé cette nouvelle procédure, le gouvernement fait marche arrière et semble céder à la pression des opérateurs.

« Il faudra poser la question de la pertinence d’étaler ou non le paiement de la redevance, qui change la règle par rapport à celle imposée aux trois premiers opérateurs« , s’inquiète ainsi Luc Chatel. Comme si, en pleine crise du pouvoir d’achat, l’urgence était moins de faire baisser les prix en introduisant un quatrième concurrent sur le marché que de ménager les susceptibilités de Martin Bouygues et de ses confrères.

Le secrétaire d’Etat a tout de même indiqué concernant les critères d’attribution que « la capacité d’apporter de nouveaux services, de faire baisser les prix, d’améliorer la couverture du territoire doivent être les trois critères prioritaires« .

« Ce n’est pas un cadeau à tel ou tel« , assure Luc Chatel.

Pas plus que la reculade du gouvernement ?

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