Après la montée en charge de la RIAA dont nous nous sommes fait l'écho maintes fois, quelques start-ups suivent le pas en essayant de proposer des solutions alternatives pour les développeurs de P2Ps actuels. L'exemple avec Kokopelli Networks qui tente de concilier les deux parties.

Cette société propose un plug-in sécuritaire pour les logiciels de P2P. Le principe est simple : un système nommé BluFilter analyse la signature sonore du fichier téléchargé en la comparant à une base de données : si le fichier est illégal, le téléchargement est annulé. Si d’autres fichiers illégaux sont constatés sur le disque dur de l’utilisateur, ils seront probablement rendus totalement illisibles.

A moins que vous ne décidiez de les acheter, et c’est là l’astuce de Kokopelli Network. L’utilisateur, préalablement averti de la détection des fichiers illégaux, doit choisir entre payer le prix des morceaux ou leurs destructions.

La rétribution obtenue est alors perçue en majorité par les majors et les artistes, ainsi que les développeurs des logiciels de P2P. L’intégration du plug-in est quant à lui totalement gratuite pour les développeurs…

Les petits ruisseaux font les grandes rivières…

Le modèle économique de BluFilter prévoit également que Kokopelli Networks percevra quelques centimes sur chaque rétribution. Seulement, si ce modèle est adapté d’une manière généralisée (imaginons !), la rétribution globale de Kokopelli Network sera plus que correcte, le nombre de fichier illégaux circulant sur les réseaux P2P étant estimé à plus de 2000 millions…

« Les réseaux P2P gagneraient à accepter un modèle économique qui leur fournirait des revenus sans l’aide de publicités ou d’espions, et qui laisserait aux majors leur mot à dire sur la distribution de ces fichiers« , à déclaré le porte-parole de Kokopelli Networks, Jon Cianciullo.

Une initiative originale mais pas exempts d’interrogations : que faire si un fichier libre de droit est détecté comme illégal ? Et si un fichier est effacé par erreur ? La technique n’étant pas éprouvée, seul l’avenir déterminera la validité d’un tel système… dont il est fort possible qu’il ne puisse trouver preneur du tout !

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