On ne s’en étonnera pas, puisque tout le monde pirate. Nous-mêmes, nous connaissons dans notre entourage des agents de police français qui téléchargent allègrement des films ou des jeux vidéo sur les newsgroups ou les réseaux P2P, depuis leur domicile. Lorsqu’une pratique est généralisée, elle touche tous les pans de la société, jusqu’à ceux censés faire respecter les règles qu’ils violent eux-mêmes. C’est sans doute le signal que la loi n’est plus adaptée et qu’il faut la faire évoluer.

En Australie, un audit d’une centaine de machines appartenant à la Police du Sud de l’Australie a montré que les postes utilisés par les agents contenaient des films piratés, et qu’ils étaient utilisés pour partager et télécharger ces films. Des DVD commerciaux ont été copiés sur les disques durs des ordinateurs de la police, et gravés sur des DVD vierges.

« Les chefs de service sont invités à prendre des mesures pour s’assurer que cette pratique ne se reproduira pas et à rappeler aux officiers les règles d’utilisation du matériel informatique de la SA Police« , indique un e-mail interne de la police.

Aucune enquête ne devrait être diligentée, car trop de policiers sont impliqués. Ca ferait sans doute mauvais genre. Les autorités australiennes devraient simplement rappeler les agents à l’ordre, mais n’entamer aucune poursuite. L’AFACT, l’association australienne anti-piratage qui avait félicité la police pour l’arrestation de deux criminels de 33 et 52 ans coupables de détenir 8.000 DVD pirates, demande désormais des comptes aux autorités.

Pop-corn ?

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