Apple revendique avec iTunes la place de premier vendeur de musique au monde, marché physique et numérique compris. C'est la première fois qu'une plateforme de téléchargement dépasse les plus grandes chaînes de distribution.

C’est un tournant historique. « En moins de cinq ans, iTunes est devenu le premier vendeur de musique au monde. » Dans un communiqué publié hier, Eddy Cue, vice président d’iTunes, se félicite des résultats de la plateforme de distribution d’Apple. Ils lui ont permis d’atteindre la première place sur le marché de la musique. « Nous sommes très heureux, et je voudrais remercier nos clients pour nous avoir aidé à atteindre cet incroyable jalon. »

Ce sont sur les données du bureau d’étude NPD que se base Apple pour revendiquer cette place, ces mêmes données qui lui ont permis fin février de se présenter comme second sur le marché. Pour mettre tous les vendeurs sur un même pied (numériques ou physiques), NPD a considéré qu’un album physique correspondait à 12 morceaux numériques, un choix arbitraire mais qui correspond plus ou moins à la réalité.

En un peu plus d’un mois, la firme à la pomme a donc réussi à rattraper l’écart qui la séparait de Wal-Mart. Wal-Mart possède une plateforme de téléchargement, mais c’est avant tout le plus gros disquaire physique des Etats-Unis. Le dépassement par iTunes, maître incontesté de la distribution numérique, est donc la marque symbolique de la montée de la musique dématérialisée face au déclin du CD. C’est la première fois qu’un distributeur de musique tourné exclusivement sur le numérique réussi à dépasser la plus grosse chaîne de disques physiques. Et pourtant, la musique en ligne n’a représenté que 30 % des ventes totales le même mois. C’est pour dire le poids d’Apple dans ce domaine.

Best Buy assume désormais la troisième place derrière Wal-Mart, et Amazon la quatrième. Alors que de nombreux observateurs considèrent Amazon comme un rival d’envergure pour affronter iTunes, on peut s’étonner de le voir vendre trois fois moins de musique qu’Apple, et cela même en additionnant ses ventes physiques aux numériques.

Notons cependant qu’il existe un gros décalage entre l’actualité et les données publiées par NPD. Ces dernières reposent sur les chiffres du mois de janvier. Or, cela correspond à la période où les dernières majors ont fini par abandonner les DRM sur Amazon. Ce n’est qu’en mars qu’Amazon s’est présenté comme second vendeur de musique numérique, en partie grâce à ses 4,5 millions de morceaux sans DRM, contre 2 millions pour iTunes. Si on devait actualiser les chiffres, on pourrait estimer que l’écart s’est réduit depuis entre iTunes et l’Amazon MP3 Store.

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