La British Phonographic Industry (BPI), pendant britannique du SNEP français, a démenti mardi les informations que nous rapportions hier selon lesquelles le fournisseur d’accès britannique Virgin Media aurait conclu un accord avec l’industrie du disque pour expérimenter sur une base volontaire un mécanisme de riposte graduée contre ses abonnés. Selon ces informations, le FAI devait déconnecter ses abonnés après deux avertissements s’ils étaient pris en flagrant délit de téléchargement illégal sur les réseaux P2P.

« Malheureusement ça n’est tout simplement pas vrai que nous avons conclu un accord sur un pilote, ou quelque type d’accord que ce soit avec Virgin Media« , a indiqué le directeur de la BPI Geoff Taylor dans un communiqué. Mais « nous continuons à y travailler« , précise l’organisation qui représente et défend les intérêts des maisons de disques en Grande-Bretagne.

L’opérateur Virgin Media, qui fait partie des principaux FAI britanniques, a rappelé en revanche qu’il prenait le problème du piratage « au sérieux« , et favoriserait une « solution sensée volontaire« . « Nous sommes en discussions avec les organisations d’ayant droits sur la manière dont un mécanisme volontaire pourrait fonctionner« , a indiqué mardi le FAI dans un communiqué.

Tout reste donc encore à l’état de négociations, alors que le gouvernement britannique a promis d’édicter une loi obligeant les fournisseurs d’accès à mettre en place la riposte graduée s’ils ne se mettent pas d’accord avant avril 2009.

La BPI demande à ce que les FAI arrêtent de parler, et passent véritablement à l’action.

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