Malgré l'existence du réseau décentralisé Kad, les serveurs eDonkey restent une armature centrale pour beaucoup d'utilisateurs du réseau eDonkey/eMule. Le logiciel de P2P open-source continue de reposer sur une série de serveurs, dont les plus gros semblent être victimes d'attaques de déni de service (DDOS).

Qui peut bien vouloir la mort des serveurs eDonkey les plus importants du moment ? Selon le site germanophone Raid-Rush, une série d’attaques de déni de service de grande ampleur seraient orchestrées depuis plusieurs semaines à l’encontre des serveurs « Razorback 3.x », qui n’ont malgré leur nom aucun rapport avec les serveurs Razorback saisis en Belgique en 2006. Ensemble, les serveurs Razorback 3.0, 3.1 et 3.2 peuvent accueillir plus de 3,5 millions d’utilisateurs qui s’échangent des fichiers sur eMule. Soit environ un tiers de l’ensemble des utilisateurs connectés en moyenne au réseau.

Depuis deux mois, les serveurs basés aux Pays-Bas auraient été l’objet à plusieurs reprises la cible d’attaques DDOS, dont le principe est de noyer les serveurs sous un nombre insupportable de connexions et de requêtes. Le pic de l’attaque serait intervenu entre le 25 et le 26 février dernier, où 2,1 Gbit /s de données auraient été bombardés sur Razorback 3.0 par un nombre de bots estimé à 50.000. Ce qui représente plus de 5 millions de paquets à la seconde. Le but de l’attaque a été atteint, puisque pendant la durée de l’attaque, le serveur n’était pas joignable. De son côté, Razorback 3.1 a subi une attaque de 150 Mbit /s.

Pour le moment, la source de l’attaque est inconnue. Les administrateurs ont immédiatement pensé aux industries du disque ou du cinéma, qui auraient pu préférer l’arme technique plutôt que la lente arme judiciaire, mais aucune preuve n’a pu être collectée menant aux lobbys culturels.

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