En cinq ans, aucune amélioration sur les tarifs des opérateurs
Cédric L. - publié le Mercredi 27 Février 2008 à 19h07 - posté dans Télécoms
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En matière de téléphonie mobile, la concurrence ne joue pas son rôle. C'est ce que déplore l'UFC-Que Choisir dans son dernier communiqué. Le problème a maintes fois été soulevé. D'un côté, les opérateurs enregistrent, à l'image de France Télécom, des bénéfices records ; de l'autre, ils semblent rechigner à batailler entre eux pour s'attirer les faveurs des consommateurs alors même que leurs infrastructures sont amorties. On ne peut parler d'entente sur les prix, mais on y est presque vu le manque d'agressivité entre les trois opérateurs qui se partagent 95 % du marché ansi que l'absence d'impact qu'a eu l'arrivée des MVNO.

"A la différence des FAI, qui intègrent de nouveaux services dans les contrats en cours à prix constant, les opérateurs mobiles accroissent le prix de leurs forfaits à mesure qu’ils ajoutent de nouveaux services (heures week-end, appels illimités sous contrainte,…)" explique l'association. "Ainsi, la baisse potentielle du prix liée à l’ajout de communications gratuites est finalement souvent compensée par l’élévation du tarif de base."

L'UFC tape juste. Si la consommation des abonnés ne change pas de manière significative, les forfaits se gonflent souvent d'options sans forcément qu'elles soient utilisées. Les profils d'utilisation qui se sont retrouvés avantagés avec le temps sont rares, et dans la plupart des cas, ont vu leur facture gonfler. "Un client de Bouygues Télécom qui consomme 80 minutes de voix et 30 SMS (profil moyen n°3) payait en mars 2003 20,50 € contre 25 € en septembre 2007, soit une augmentation de 22 %. Le même client chez SFR payait en 2003 19,50
€, contre 20,30 € en juillet 2007, soit une augmentation de 4,10 %. Un client d’Orange qui consomme 160 minutes de voix et 30 SMS (profil n°4) payait 38,50 € en mars 2003, contre 46,6 € en juillet 2007, soit une augmentation de 21%."

A cela il faut ajouter que si en théorie le consommateur devrait choisir entre différents opérateurs la formule qui lui convient le mieux, la réalité veut que cette permutabilité est rendue difficile, à la fois par les périodes d'engagement de 24 mois, mais aussi par le manque de lisibilité et la difficulté de comparer les offres entre elles (Numerama s'y est essayé pour les forfaits illimités).

Enfin montré du doigt, le fait que rien n'est réellement proposé pour les abonnés dont la consommation est homogène ; on favorise les "bonus" dans le sens d'une plus forte consommation le soir et le week end, ce qui ne correspond pas forcément à tous les usages. L'UFC-Que Choisir en déduit que le marché est structuré par l'offre et non par la demande, d'où la nécessité "d'une baisse drastique des terminaisons d’appels mobiles en 2009, [de] l’interdiction des contrats de 24 mois et l’entrée d’un quatrième opérateur de réseau susceptible de restaurer la concurrence." Espérons que l'arrivée (probable) de Free apporte l'effet levier escompté.

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MVNO, Orange, Bouygues Telecom, UFC-Que Choisir, SFR, France Télécom, Free
 
 
10 commentaire(s)
 
al4az
Le 27 Février 2008 à 21h00
Normal que rien ne change et rien ne changera jamais tant que nous les con....sommateurs payeurs ferons n'importe quoi pour etre au "top-tech".
Histoire de citer au moins un truc pour rafraichir nos mémoires, la bataille HD-DVD et Blue-Ray. Combien parmis nous se sont engouffré dans cette connerie au nom du "top-tech"? Trop pour les faire douter et ne pas continuer dans leur politique de surconsommation. Et ce genre de pratique marchera encore longtemps.
ILS veulent notre fric et ça marche!
al4az
Le 27 Février 2008 à 21h02
suite et fin manque un bout, désolé

ILS veulent notre fric
djjeffo...
Le 27 Février 2008 à 21h31
En 1 an je leur ai fais un chiffre d'affaires de 14 Euros tout compris


c'est pas moi qui leur fais leurs bénéfices
zatik
Le 27 Février 2008 à 21h41
Il est même plus rentable de s'acquitter d'amendes records au nom de la concurrence (340 millions d'euros pour eux trois), et ainsi de continuer à tirer sur la corde.
djjeffo...
Le 27 Février 2008 à 21h45


D'un autre côté si les clients payent sans broncher et continuent d'utiliser leur portable comme un jouet en appelant n'importe qui n'importe quand pour un oui ou pour un non, ou en envoyant des SMS qui servent à rien, ils auraient tort de se priver les opérateurs, c'est tentant

D'ici que les consommateurs se réveillent les opérateurs de téléphonie seront tous multi miliiardaires, c'est tout ce qu'ils souhaitent et tout ce que je ne leur souhaite pas
PéN
Le 27 Février 2008 à 23h04


Oui, et c'est aussi plus rentable pour l'état.
cobra.sa
Le 28 Février 2008 à 00h02
 
J'ai une carte Nomade, 60¤ + 15 offerts, vu que je n'aime pas appeler, ça me suffit LARGEMENT. J'ai six mois pour utiliser ce crédits, et je reste joignable pendant huit, même si je n'ai plus de crédits. Croyez-le où non, mais j'ai même pas encore terminé le bonus de temps, et il me reste encore un mois pour le faire... ^^; Terminé l'époque de payer trop pour un temps de parole pas utile pour moi.
marchange
Le 28 Février 2008 à 08h00
 
L'article et les réactions sont bien franchouillardes : "Bouuuh les méchantes entreprises qui gagnent de l'argent".

Personne n'irait se poser la question de savoir pourquoi la concurrence ne joue pas son rôle de baisse des prix et/ou amélioration du service, comme dans toute situation de marché libre.
Et bien justement car ce marché n'est pas très libre. Les hommes de l'Etat, qui ne manquent jamais d'imagination quand il s'agit de taxer, imposent à l'entreprise qui souhaite fournir une offre de télécomunication mobile, d'acheter une licence, qui coûte tout de même plusieurs millions d'euros.
Pire encore, les hommes de l'Etat en limitent le nombre.
Avec de telles barrières à l'entrée du marché, il ne faut pas s'étonner que les entreprises essaient de s'entendre sur les prix (ce qui n'est pas illégitime en soi, mais qui ne peut pas perdurer dans un véritable marché libre) ou ne se battent pas réellement pour attirer le plus de clients possibles.

C'est un problème de législation comme bien souvent en France. Ce sont les hommes de l'Etat qui s'immiscent toujours plus dans nos vies, qu'il faut blâmer.
La solution ? Que l'Etat arrête d'intervenir en pensant faire notre bien, car c'est toujours le contraire, la preuve une fois encore.

On retrouve exactement le même genre de problème avec les taxis, qui eux aussi doivent payer une licence (150 000 euros à paris tout de même), pour simplement avoir le droit de faire leur métier.
Résultat ? A Paris, en comparaison avec d'autres grandes capitales, l'offre de taxis est faible, cher et on peut pas dire qu'ils soient très aimables.
Avec un telle barrière à l'entrée, ce n'est pas étonnant et c'est même prévisible vu le nombre d'exemples historiques que l'on a.

Vous vous rendez compte ? Payer pour avoir le simple droit de faire son travail !

Donc arrêtez de taper sur les entreprises et battez-vous pour que l'Etat arrête d'intervenir et rende notre liberté.
polar_bear
Le 28 Février 2008 à 09h36
@marchange

Nous allons donc prendre un autre exemple, les produits d'entretien.
PéN
Le 28 Février 2008 à 11h07



L'état oblige aussi les opérateurs à couvrir des zones non rentables... ce qui crée un coût supplémentaire et pénalise les clients.
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