Les majors abandonnent l'idée de combattre de manière virulente les réseaux P2P. Leurs projets de création de virus spécifique et autres chevaux de Troie, et surtout leurs mise en application, ne seraient plus d'actualité. Pour le moment en tout cas...

C’est le quotidien New York Times qui avait lancé l’affaire : suite à une enquête, il affirmait que l’industrie du disque préparait des attaques contre les utilisateurs de P2P rajoutant qu’elles étaient en train de tester et mettre au point leurs logiciels.

Silence, Freeze ou Interdiction, tels etaient les noms des logiciels intrus développés par les majors pour lutter contre le P2P. Ils ont la particularité de pouvoir bloquer un ordinateur où encore de rediriger l’internaute vers des sites de ventes de musique en ligne (une manière de dire, plutôt que de pirater, achetez..). Une manière plus « musclée » aussi de dire : « arrêtez de pirater » !

Dommage collatéral

L’utilisation de tels logiciels, n’est pas sans risques. Un de ces logiciels devait permettre de scanner un pc et d’en effacer tous les fichiers illégaux. Il ne sortira probablement pas, ayant une fâcheuse tendance à effacer un peu trop, y compris des fichiers non soumis au droit d’auteur ! Un fait qui demeure tout de même gênant, pouvant porter préjudice et entraîner de possible procès. Un fait enfin qui montre bien la difficulté à mettre au point de tels logiciels sans sortir du légal.

Pour autant, la partie n’est pas finie, et les majors sont loin d’avoir dis leur dernier mot. Pour le moment, elles comptent simplement continuer et étendre l’existant, c’est à dire polluer les réseaux P2P avec de faux fichiers (les fameux « fake »), des fichiers dégradés ou encore incomplets. Le nombres de ces fausses chansons devraient remonter en flèche, et ne plus se limiter au  » top 50  » américain.

Retraite stratégique

Une semaine après avoir « spammé » les utilisateurs avec des messages d’ avertissements, on peut légitimement se demander pourquoi la RIAA fait marche arrière. Cela est-il dû au succès inattendu de l’ iTunes Music Store, la vente en ligne signé Apple ? Ou bien, pris de court par les déclarations du New York Times, celle-ci aurait préférée apaiser les esprits ?

Il serait quand même assez étonnant de voir la RIAA financer le développement de tels logiciels pour finalement ne pas les utiliser…

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