"Vous êtes facilement identifiables et face à des responsabilités pénales", voilà en substance ce que prés de 200 000 utilisateurs de KaZaA ou Grökster ont déjà pus lire sur leurs logiciels d'échanges favoris cette semaine. Apres les fakes, ce sont maintenant des sortes de "spasms" qui vont envahir les réseaux. Avec le succès que l'ont sait?

Suite à sa relative déconvenue face à Morpheus et Grökster, que nous relations ici, la contre-attaque de la RIAA ne s’est donc pas fait attendre ! Grâce à un procédé automatisé, elle peut désormais envoyer aux plus gros « pourvoyeurs » de fichiers MP3 des messages instantanés, afin de leurs rappelers les lois qu’ils enfreignent.

Un million d’autres messages devraient ainsi être envoyés cette semaine car, comme le dit Cary Sherman, la nouvelle présidente de la puissante Recording Industry Association of America : « Nous sommes bien décidé à envoyer des millions de messages de ce type par semaine tant que perdurera la violation des droits de copyright sur les réseaux de Peer to Peer ». Ci après, le texte original que la RIAA vous envoie :

Il apparaît que vous offrez sur le réseau des fichiers soumis aux lois du copyright aux autres utilisateurs… Quand vous enfreignez la loi vous vous exposez à des poursuites pénales. Il y a un moyen simple de ne pas prendre de risque : NE VOLEZ PAS DE MUSIQUE, comme vous le faites sur ce système de logiciel d’échange de musique. Vous n’êtes pas anonyme et vous pouvez être facilement identifié.

La violence est le dernier recours…

La présidente pense qu’il est temps « d’éduquer » le monde du P2P, de sensibiliser les utilisateurs face à l’épineux problème des droits d’auteurs bafoués ; également, que la victoire de Morpheus et Grökster ne doit pas laisser croire en un P2P devenu zone de libre échange impunie. Telle est la position de la RIAA en guise de réponse du berger à la bergère.

Mais un tel moyen de pression est-il vraiment utile et efficace ? Même si Sharman Networks (producteur de KaZaA ) ne voit aucun inconvénient à la réalisation de ce type d’action, ne faut-il pas voir ici un aveu d’impuissance ?

Vous vous en doutez, bien des bidouilleurs de programmes doivent être déjà à l’œuvre pour neutraliser ce stratagème. On pourrait sourire, mais aussi s’inquiéter : cette affaire démontre une fois de plus combien le fossé se creuse entre des majors refusant de se remettre en question et des utilisateurs de réseaux P2P pouvant être peu scrupuleux…

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