Nous connaissons de mieux en mieux les organismes, au moins américains, chargés de lutter contre le piratage : la MPAA défend le respect des droits des âoeuvres cinématographiques, la RIAA des âoeuvres musicales, mais quid du piratage des logiciels, le warez ? Face à l'étendue de cette activité, les moyens des éditeurs restent menus...

Les éditeurs de logiciels, quels qu’ils soient, recherchent toujours de nouvelles solutions pour lutter contre l’ampleur grandissante de la diffusion illégale de leurs travaux. Outre les systèmes de protection déjà mis en place depuis quelques années (Safedisc, Securom, etc.), ces entreprises financent parallèlement une « police » privée, la BSA (Business Software Alliance), dont le rôle est double :

D’une part la prévention, qui passe par « l’éducation » des entreprises pour éviter l’usage de logiciels piratés. Mais selon ses propres évaluations, la part des logiciels piratés dans les entreprises, qui représentait 39 % du total des logiciels utilisés en 2000, serait passée à 46 % en 2002.
D’autre part un rôle répressif face à cette croissance exponentielle du piratage au sein même des foyers et des entreprises, par la création d’une « équipe d’investigateurs Internet », qui recherche toutes les formes de piratage possible, allant du réseau organisé au simple échange entre particuliers.

De ce fait, les réseaux peer-to-peer sont dans la ligne de mire de la BSA, et leurs utilisateurs qui, selon l’organisation, sont ceux « qui nuisent le plus aux marges des éditeurs, et de très loin ». Elle nuance néanmoins ses propos, face à l’impuissance à laquelle est confrontée : «  Nous n’allons pas poursuivre 10 millions de personnes « .

Cette impuissance relative est vite oubliée par l’association, qui se targue d’avoir mis au point des « outils de traçage des abonnés ADSL ». Selon le communiqué, la BSA aurait isolé le mois dernier en France  » une dizaine de milliers d’adresses IP « , et les aurait communiqué aux fournisseurs d’accès. Face aux requêtes de la BSA, les FAI se contentent souvent de mettre en demeure l’utilisateur incriminé, mais peuvent déconnecter les récalcitrants.

Les solutions mises en œuvre restent donc limitées. Les  » petits pirates  » risquent peu, et leur nombre conséquent rend les mesures individuelles difficiles à mettre en place. Face à ce mur de problèmes, la BSA paraît bien désarmée pour atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée à sa création : empêcher le piratage des logiciels…

Liens :

Site officiel de la Business Software Alliance (BSA)

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