L’une des pièces essentielles de l’arme anti peer-to-peer de la RIAA serait-elle sur le point de s’enrayer ? Ce pourrait être le cas pour le dernier procès dans lequel elle s’est engagée. Un avocat vient de pointer le doigt là où ça fait mal : MediaSentry.

MediaSentry est la société qui fournit les preuves de culpabilité des adresses IP incriminées par la RIAA : captures d’écran, morceau téléchargés sur Kazaa, etc. C’est elle par exemple qui avait participé au très médiatisé procès de Jammie Thomas. Seulement, Richard A. Altman, avocat à la défense, vient de resortir une loi qui invalide complètement son témoignage. L’article 70 de la loi « General Business » de New York stipule en effet que tout enquêteur doit posséder une licence de l’Etat avant d’exercer. D’après Altman, MediaSentry n’en possède pas et viole donc directement la loi newyorkaise.

Ce n’est pas la première fois que MediaSentry est accusé d’exercer sans licence. La dernière fois, c’était pour l’affaire Atlantic vs Andersen. Les deux parties avaient alors décidé de clore l’affaire et Tanya Andersen se voyait rembourser les frais d’avocat. Si le juge donne raison à Altman, ce serait encore un sérieux revers pour l’organisme défendant l’intérêt des majors.

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