Pour la troisième année consécutive, les ventes de DVD reculent en France en 2007. Selon les premières données communiquées par le Syndicat de l’Edition Vidéo Numérique (SEVN), qui regroupe les éditeurs et distributeurs d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques éditées en DVD, le marché français de la vente au détail aurait baissé de 11 % en valeur et de 10 % en volume pour les actes d’achat. Le Syndicat ne communique pas les chiffres de la location et de la VOD.

Selon le SEVN, la France serait « le seul parmi les principaux pays européens à connaître une telle évolution négative en 2007« . Il précise qu’en 3 ans, le marché français a connu une baisse cumulée de 25 % en valeur.

« Afin d’enrayer cette baisse, il est aujourd’hui impératif que les mesures préconisées par l’accord du 23 novembre 2007 issu de la mission Olivennes soient mises en œuvre le plus rapidement possible tant en termes de lutte contre la contrefaçon numérique qu’en termes de réaménagement de la chronologie des médias avec un raccourcissement de la fenêtre de sortie des films en DVD« , demande le SEVN. L’accord prévoit en effet que le temps qui sépare la sortie d’un film sur les écrans et sa sortie en DVD soit raccourcie afin de lutter contre l’offre pirate qui satisfait les impatients. Elle est actuellement de six mois. Mais l’accord ne prévoit pas d’agir dans ce sens avant la mise en place effective des mesures de dissuasion prévues dans l’accord, avec en particulier les mesures de suspension de l’abonnement à Internet des abonnés dont les lignes ont servi à télécharger illégalement de la musique ou des films. Un tel processus, très contesté et juridiquement compliqué, n’est pas attendu au mieux avant l’été prochain.

Il n’est cependant pas illogique que la vente de DVD baisse après une forte période de croissance révolue, favorisée par le rachat de films anciens déjà possédés en VHS. Le DVD est également, comme tant d’autres loisirs, concurrencés à la fois par l’avènement de nouveaux loisirs (Internet en tête, mais aussi les cartes de cinéma illimité) et par la crise du pouvoir d’achat. Denis Olivennes ou pas, l’achat de films ne sera jamais prioritaire dans le panier de la ménagère.

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