« Se basant sur le préjudice subi par ses membres sur le territoire français, la SPPF demande au Tribunal de Paris de condamner Limewire pour violation des droits des producteurs de musique qu’elle représente. Elle réclame plus de 3 millions de dommages et intérêts à l’encontre de la société Limewire pour la période d’août 2006 à novembre 2007« . Alors que la loi DADVSI suscite toujours de nombreuses polémiques, la SPPF n’hésite pas en tout cas à s’en servir comme arme pour tirer sur les éditeurs de logiciels. Après Morpheus, Azureus et Shareaza en juin dernier, c’est à LimeWire qu’elle s’attaque, l’un des client Gnutella les plus populaires cette année.

Mais il serait étonnant que LimeWire se laisse abattre par le coup. Aux Etats-Unis, l’éditeur s’était tellement bien défendu que la RIAA n’avait pas réussi à le mettre à terre. Il dispose en effet de beaucoup plus d’éléments que Morpheus pour faire valoir sa bonne foi. LimeWire a mis en place un filtre anti-piratage, et prévoit même de sortir une plateforme de vente. Loin de se contenter d’ailleurs d’avoir neutralisé le cartel des majors, l’éditeur l’avait même contre-attaqué en le traînant au tribunal pour abus de position dominante et collusion frauduleuse. Même si cela n’a pas abouti, reste que le citron a prouvé qu’il ne se laissait pas chahuter si facilement. Si l’éditeur met autant d’ardeur à se défendre en France qu’il l’a fait aux Etats-Unis, cela nous promet une histoire pleine de rebondissements.

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