Forrester Research n’a pas fini de réduire Apple en compote de pomme. Quand il ne s’agit pas de remettre en cause les ventes d’iTunes, la société d’études de marché met en pièces son nouveau né dénommé iPhone. Forrester Research est bien connu pour ses positions controversées et son refus de s’aligner sur l’optimisme béat des industries culturelles et technologiques. L’organisme fut notamment à la base d’un des premiers rapports insinuant que le peer-to-peer ne nuisait pas aux maisons de disque, ou encore d’un autre présentant la VOD payante comme une voie sans issue.

Cette-fois ci, elle s’attaque à une nouvelle idée préconçue : celle qui tend à présenter l’iPhone comme un smartphone tout à fait convenable en milieu professionnel. Forrester Research prédit que « l’iPhone trouvera son chemin au sein de l’environnement d’entreprise – si il ne l’a pas déjà fait – parce que les cadres exécutifs l’achètent en espérant avoir un soutien de leur département d’information et de technologie. » Pour la société d’études de marché, ce n’est qu’une question de temps avant que l’iPhone perce la pyramide entrepreneuriale et les départements IT se doivent de résister aux assauts de leurs cadres dévoués à la cause Apple. Pour les aider, elle leur fournit dix bonnes raisons de ne pas leur payer un iPhone.

  1. La première, c’est qu’il ne supporte pas nativement la synchronisation avec la technologie Microsoft. Il est possible de le rendre compatible, mais les administrateurs doivent reconfigurer leur infrastructure ou acheter un portail de synchronisation.
  2. La deuxième, c’est qu’il n’intègre pas les applications tiers, notamment celles que l’entreprise serait susceptible de développer pour ses propres besoins.
  3. Ensuite, il n’est pas possible de sécuriser les données du mobile grâce à un système de cryptage.
  4. L’iPhone ne peut pas non plus être bloqué à distance en cas de vol du mobile.
  5. Une grande majorité des utilisateurs de smartphones dans le cadre de leur travail se sont aussi plaints de l’absence de clavier, ne permettant pas la saisie rapide d’informations.
  6. L’exclusivité avec les opérateurs qui fait qu’en dehors des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France, l’iPhone ne peut pas être utilisé. Pas très pratique si le cadre est amené à beaucoup voyager.
  7. Il n’existe pas de forfaits de type « business ». L’iPhone s’intéresse uniquement aux particuliers.
  8. L’iPhone en est juste à sa première génération, et de nombreuses fonctions manquent encore, comme le réseau 3G.
  9. La batterie de l’iPhone n’est pas remplaçable. Quand elle est morte, c’est le mobile complet qui doit être changé.
  10. Enfin, le manque d’études sur les sociétés qui utilisent l’iPhone dans leur entreprise. « Il y a une grosse entreprise connue pour utiliser l’iPhone, c’est Apple lui même. En dehors de la société, nous n’avons pas entendu beaucoup d’entreprises avoir embrassé l’iPhone comme outil de travail. »

Voilà autant de défauts dont devra s’occuper Apple si il veut conquérir le monde de l’entreprise, encore faudrait-il que son jouet vise ce marché car ça ne semble pas le cas actuellement. Quoique la firme à la pomme prévoirait déjà de s’occuper de régler le problème n° 1 en ayant récemment publié une offre d’emploi visant à travailler sur la compatibilité de l’iPhone avec Outlook.

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