Amazon condamné à 100.000 euros : une décision absurde

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 12 Décembre 2007 à 15h37 - posté dans Société 2.0

Comment protéger la vieille économie en se réfugiant vers des lois qui handicapent la nouvelle. Nous rapportions fin novembre les déboires du marchand en ligne Amazon, qui était poursuivi par le Syndicat de la Libairie Française (SLF) pour avoir offert gratuitement les frais de port à ses clients. Pour Amazon comme pour ses concurrents en ligne, il s'agit de proposer les livres à un coût final qui n'excède pas celui que paierait le client en allant dans un libraire fait de briques et de mortier. Quoi de plus normal ? Mais le SLF, qui représente environ 520 de ces libraires traditionnels, accuse Amazon de dissimuler par cette remise une vente à prime interdite par la loi Lang... et vient d'obtenir gain de cause. Amazon doit verser 100.000 euros de dommages et intérêts au syndicat, sous astreinte de 1000 euros par jour dans un délai de 10 jours.

La loi d'août 1981 fixe un prix unique du livre quelque soit le détaillant, avec un rabais maximum de 5 % par livre. Il interdit d'offrir des remises ou des promotions, de façon à ne pas créer de concurrence tarifaire entre les libraires. L'idée en 1981 n'était pas tellement de protéger les libraires, mais de protéger les éditeurs et les écrivains en les mettant à l'abri des règles traditionnelles du marché. Pourtant, c'est au nom de la protection des libraires que le TGI de Versailles a donné raison mardi au SLF en jugeant que la gratuité des frais de livraison était assimilable à la "vente "donnant droit à titre gratuit à une prime consistant en produits, biens ou services", proscrite par la loi Lang. Le tribunal a même admis que la livraison sans frais "génère une vente à perte pour les ouvrages à prix modeste et une concurrence déloyale".

C'est idiot. Un libraire physique paye un loyer, parfois très cher, pour exposer les quelques milliers de livres qu'il offre aux clients. C'est un loyer beaucoup plus important que celui payé par Amazon pour ses entrepôts. Dit-on de ces librairies des villes qu'elles dissimulent une vente à prime en ne répercutant pas le prix du loyer sur chacun des livres ? Dit-on qu'ils vendent à perte un livre lorsque son stockage pendant plusieurs mois coûte finalement plus cher en loyer que ce qu'il a rapporté à la vente ?

La décision du tribunal de grande instance, qui n'est pas unique (Alapage avait déjà été condamné sur le même fondement), a pour seul effet de renforcer la position des libraires physiques en obligeant les librairies en ligne à faire payer plus cher un service équivalent. C'est pourtant une décision totalement absurde sur le plan économique et culturel, que le législateur devra corriger en révisant la loi. Amazon propose dans ses rayons virtuels plusieurs millions de références, dont l'immense majorité ne trouvent pas leur place dans les librairies traditionnelles. Ils sont pourtant vendus car sur Internet tout livre peut trouver son acheteur (98 % des 100.000 premières références sont vendues au moins une fois par trimestre). La dématérialisation des librairies est une chance formidable pour la culture littéraire, enfin libérée des contraintes de la distribution traditionnelle. Et pourtant cette décision judiciaire, qui se fonde sur une loi censée protéger la culture en empêchant la distorsion de concurrence, crée une distorsion de concurrence au profit des marchands qui bénéficient le moins à la culture.

Publié par Guillaume Champeau, le 12 Décembre 2007 à 15h37
 
 
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Commentaires à propos de «Amazon condamné à 100.000 euros : une décision absurde»
 

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J'ai écrit le 27-11-2007 au syndicat de la librairie française dans le but de manifester mon rejet de leur comportement par le mail suivant :

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Bonjour, je vous écris en réaction au mail que j'ai reçu de la part d'amazon.fr me signalant l'action en justice prévue contre ce site pour lui faire renoncer à la gratuité des frais de ports qu'elle pratique.

Je signale que j'ai beaucoup acheté de livres sur Amazon, beaucoup en librairie, et que la presque totalité des livres que j'ai acheté sur amazon (une grosse cinquantaine en un an) sont des livres extrêmement spécialisés, introuvables ailleurs.

J'espère que le syndicat de la librairie française saura trouver d'autres alternatives que ces démarches judiciaires qui ne font que lui donner une image très repoussante. Ce n'est pas la montée du prix du livre sur Amazon qui m'encouragera à plus aller chez les libraires. Les deux méthodes de diffusion sont à mes yeux tout à fait complémentaires et je les utilise en proportion égale.

Pourquoi ne pas proposer des accords entre les libraires concernés et amazon, puisque ce site s'est largement ouvert sur d'autres distributeurs que lui même (parmi les livres que j'ai acheté, un nombre certain fut en fait expédié par des libraires indépendants, chez qui je n'aurais jamais pu mettre les pieds sans Internet).


J'espère donc qu'au lieu de tâcher de faire monter le prix minimal de la culture, les libraires, qui me semblent en être pourtant le vecteur de diffusion premier, sauront s'adapter aux nouvelles donnes et s'ouvrir aux technologies d'aujourd'hui, qui permettent de profiter de la visibilité de plateformes comme celle d'amazon en plus de son commerce traditionel, plutôt que de tâcher de se placer d'emblée dans une situation de conflit qui ne peut que porter préjudice au public.


Cordialement,

Antoine Liutkus

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J'ai reçu ce matin à 12h30 (13/12/2007) le message suivant :

Réponse aux clients d'Amazon



Xavier Garambois, directeur général d'Amazon, vous a adressé un courriel le 24 novembre dernier, relatif au procès qui oppose sa société au Syndicat de la Librairie Française. Au-delà du procédé qui est discutable, nous déplorons la simplicité de la présentation du dossier, simplicité qui confine à de l'instrumentalisation puisqu'elle omet, délibérément, de vous donner tous les éléments pour comprendre les enjeux.



Notre action, au-delà de l’aspect purement juridique, pose des questions plus fines sur le mode de consommation des produits culturels, sur la notion de gratuité, sur le rôle des différents acteurs dans l’intérêt de la diversité culturelle.



Pourquoi le SLF a-t-il assigné Alapage et Amazon pour la pratique de la gratuité des frais de port ?

Pour faire en sorte que ces sociétés de vente en ligne respectent la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre (dite Loi Lang). Les lecteurs ont aujourd'hui accès à une large diversité éditoriale, maintenue, promue, encouragée par le cadre légal qui a permis aux librairies de ne pas se battre sur le terrain des prix (remise maximale de 5 % quel que soit le point de vente) mais sur le terrain de la qualité des conseils, du fonds...L'impossibilité du recours au discount préserve ainsi la liberté de choix des lecteurs: la France a l'un des réseaux de librairies les plus denses au monde, le prix du livre augmente deux fois moins vite que l'inflation, les livres de diffusion lente (le fonds) ne sont pas plus chers que les autres.



Pourquoi Amazon choisit-elle de perdre autant d'argent en pratiquant les frais de port gratuits ?

Parce que ne pouvant avoir recours au discount, elle tente de contourner la loi. Parce qu'à terme, elle vise l'éviction des autres acteurs du marché du livre, en ligne ou physique, la gratuité empêchant tout modèle économique viable.



Quel est l'intérêt de ne pas avoir Amazon comme seul point de vente du livre ?

Si Amazon était, demain, le seul vendeur de livres, elle s'empresserait de revoir sa politique tarifaire aux dépens de l'internaute afin de satisfaire son actionnariat. De surcroît, elle appliquerait une politique drastique aux éditeurs (ce qu'il fait déjà avec les petits éditeurs voulant être référencés dans sa base et soumis à des conditions commerciales très dures).



Si Amazon œuvre dans l'intérêt des lecteurs, pourquoi ne propose-t-elle pas la gratuité du port sur les autres produits culturels comme le disque ?

Pourquoi Amazon n'accompagne-t-elle pas notre démarche auprès de la Poste pour obtenir des tarifs postaux préférentiels pour le livre alors qu'Alapage est pleinement d'accord avec nous sur ce point là (pour exemple: l'acheminement d'un livre de 300 grammes coûte 5,10 euros en France, 0,85 euros en Allemagne, 0,53 euros en Espagne !) ?


Le SLF se voit conforté par les instances judiciaires et par les nombreux clients des librairies qui bénéficient chaque jour du réseau des libraires indépendants. Il va sans dire que ce débat doit avoir une large audience afin que les citoyens comprennent les enjeux autour de la loi du 10 août 1981, première loi du développement durable fragilisée par des appétits incompatibles avec une culture ouverte à tous.

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Ce à quoi j'ai répondu en citant l'article de ratiatum qui me semblait très bien résumer mon point de vue.

à la vôtre
sao, le 01/01/1970 - 01:00
Je ne partage pas du tout l'analyse de l'article et des gens ici.

La loi Lang a le mérite de protéger les libraires indépendants, qui aiment lire et peuvent fournir un conseil de qualité face à des pratiques anti concurentielles.

On voit bien que les gens ici n'aiment pas lire, sans quoi ils comprendraient que le conseil d'un libraire est bien plus important que de défendre les intêrets d'une multinationale américaine.

Trop dur il faut payer des frais de ports sur un livre, c'est la moindre des choses il me semble. Soit le consommateur sait ce qu'il veut et peut commander sur amazon en payant des frais de port, ce qui lui évite de se déplacer, soit il n'est pas sur et il va chez son libraire près de chez lui.

A vous de voir si vous voulez que les librairies de quartier disparaissent, pour des espaces culturels de supermarchés ou des sites où le contact humain est totalement absent...

Je suis un gros lecteur mais je n'ai pas besoin du libraire du coin, qui n'ayant pas le temps de lire, puise ses infos aux même sources que moi. Pas sur de quoi? Tu ne sais pas écouter la radio, la télé, lire le web? Maintenant si c'est pour discuter littérature , avoir un lien social, a chacun ses besoins , ses suffisances...
sao, le 01/01/1970 - 01:00
Je ne partage pas du tout l'analyse de l'article et des gens ici.

La loi Lang a le mérite de protéger les libraires indépendants, qui aiment lire et peuvent fournir un conseil de qualité face à des pratiques anti concurentielles.

La loi Lang visait moins à protéger les librairies qu'à protéger les éditeurs et les écrivains. Si le prix est libre, alors c'est l'avantage au plus gros et on tire les prix vers le bas. La rémunération des auteurs étant nécessairement proportionnée au prix de vente de l'oeuvre (c'est la loi qui l'impose), il fallait contrer la concurrence.

On voit bien que les gens ici n'aiment pas lire, sans quoi ils comprendraient que le conseil d'un libraire est bien plus important que de défendre les intêrets d'une multinationale américaine.

En quoi les conseils d'un libraire qui ne peut pas avoir tout lu dans sa boutique sont-ils plus pertinents que les milliers de conseils de milliers d'internaute qui n'ont peut-être donné leur avis que sur un seul livre, mais justement celui qui m'intéresse ? C'est poétique l'image du librairie de quartier, mais ça résiste rarement à la réalité de la puissance d'un réseau mondial maillé de millions d'ultra-spécialistes qui connaissent peut-être moins mais mieux. Et qui connaissent en tout cas davantage collectivement que le libraire individuellement.

Trop dur il faut payer des frais de ports sur un livre, c'est la moindre des choses il me semble. Soit le consommateur sait ce qu'il veut et peut commander sur amazon en payant des frais de port, ce qui lui évite de se déplacer, soit il n'est pas sur et il va chez son libraire près de chez lui.

Et bien moi souvent je suis pas sûr, et c'est en fouillant sur Internet et en lisant les avis des internautes que je trouve mon bonheur.

A vous de voir si vous voulez que les librairies de quartier disparaissent, pour des espaces culturels de supermarchés ou des sites où le contact humain est totalement absent...

Il n'est pas absent puisque les internautes donnent leur avis sur les livres qu'ils ont acheté. Tu en connais beaucoup toi des librairies où les clients laissent des notes sur les livres qu'ils ont acheté, pour dire s'ils ont aimé ou pas ?

C'est vrai, l'idée d'un Amazon (ou autre) doté de grands entrepots est moins sexy et poétique que l'image du petit commerçant de quartier passionné par ses bouquins. On peut vouloir protéger ces bouquinistes par sentimalisme, par militantisme. Mais l'argument qu'un petit bouquiniste serait de meilleur conseil qu'une boutique en ligne est totalement inique.
Deux points

le 1er je suis un assez bon client d'amazon que ce soit les .com, .ca ou .fr suivant ce dont j'ai besoin. J'ai tjs été très content du service et je n'ai jamais eu de problème sur plus de 100 commandes.

Je ne remets pas en cause leur modèle économique, étant un fervent partisan du e-commerce et ce depuis longtemps.

Par contre je ne trouve pas normal que le site puisse proposer des frais de ports gratuit pour n'importe quel livre, ce qui pou moi est de la concurence déloyale envers d'autres réseaux de distribution.

Il me semble que payer des frais de port qui s'élèvent à 1.99 euro pour la livraison (jusqu'à 4.99 kg) est un prix correct, sachant qu'on est livré 48h plus tard sans sortir de chez soi, au nom d'une certaine équité envers les autres libraires.

Ce prix de 1.99 euro n'empêche nullement d'accèder à un catalogue riche, mondial, qui est bien entendu plus pratique et efficace que le réseau des libraires.




Ensuite le 2ème point est celui du conseil prodigué par un libraire, encore une fois si l'on sait ce que l'on veut , ou si on suit l'actualité littéraire on peut effectivement se faire sa propre opinion en lisant les commentaires et opinions sur un livre, et alors commander sur amazon pq pas !

Par contre aucune machine ou site de vente ne pourra remplacer le contact humain d'un libraire de quartier qu'on connait depuis des années, et dont on connait la fiabilité des conseils. Il va me conseiller autrement plus efficacement que les suggestions amazon d'autres auteurs qui pourraient me plaire, et que je n'aurais jamais lu sans son conseil.

De même en cas de doute, il saura mieux qu'un moteur de recherche trouver un auteur pour une recherche imprécise, ou tout simplement un de ses coups de coeur etc. , il en va de même pour des bouqinistes passionnés.

Les deux réseaux (amazon et le libraire de proximité) sont complémentaires, mais je ne voudrais pas que les libraires de quartier (notion de citadin bobo il est vrai) nne disparaisse purement et simplement au profit d'espaces culturels ou de fnacs et virgin, ou de chaines franchisées sans âme comme cela a été le cas pour le jeu vidéo, la musique etc. où les passionnés ont plié boutique et ont été remplacé par des micromania, des fnacs et consors.

Donc protéger ces commerçants en imposant à amazon des frais de ports de 1.99 euro me semble équitable, le contrôle de l'édition et de la distribution est un autre (passionnant) débat !
Je trouve encore moins normal que l'on protège un secteur moribon. Laissons le milieu du livre vivre sans protection et il vivra lui aussi sa révolution. Un jour cela arrivera.

Je ne pourrai donc que conseiller aux libraires de s'y préparer de commencer maintenant leur mutation par des fusions, acquisitions.

Comme l'a démontré Kad, la théorie du conseil ne tient plus vraiment. D'ailleurs, dans le secteur du jeu vidéo, on va chercher les conseils et recommandations sur Internet et ca marche très bien. Je ne vois pas en quoi cela devrait être différent pour le milieu du livre.
Je lis très peu voire presque pas de livres, mais je lis beaucoup de sites et blogs, de toutes natures.
Heureusement que je ne lis pas les critiques car je ne serais jamais parti voir certains films et je ne me serais pas fait mon propre jugement, et j'aurais loupé quelques films qui à mon goût sont bien, et de la même manière, et d'autres qui sont mauvais.

Quelqu'un pourrait me dire si cette décision pourrait donner des idées à d'autres secteurs que le livre concernant les frais de port gratuit ou est-ce un des seuls/rares secteurs où le prix est très réglementé et contrôlée par la/les loi(s) édicté(s) par l'Etat français ?
Prozac, le 01/01/1970 - 01:00
Tout ce qu'ils risquent de faire avec ce genre de méthodes, c'est de créer de la défiance et du boycott de la part des clients d'Amazon, qui de toute façon préfèreront encore dépenser 3 Euros en frais de port, que 3 Euros en essence pour aller soutenir les libraires qui se sont battus pour obliger le consommateur à payer plus en s'attaquant à leur marchand favoris.

Tout à fait, de plus comme les gens qui aiment avoir un cd physique plutôt que des mp3 , il y aura toujours des gens qui préfèreront aller en boutique plutôt que de commander sur le net.

et puis en plus le coup de la concurrence c'est n'importe quoi, amazon n'a pas le monopole de la vente de livre avec FDP gratuit, Alapage, fnac, cdiscount, le font aussi donc il n'y aura quant même pas de dérive sur le prix des livres comme ils le soutiennent....

Sinon l'image du petit libraire que j'ai ce n'est pas celle des films qui correspond à un vieux bonhomme sympa qui va te faire découvrir de superbes bouquins, non c'est plutôt le gars aigris qui n'aime pas les jeunes, qui te regarde d'un sale oeil quant tu entres dans la boutique en te surveillant de près au cas où tu abimerais ou volerais quelque chose. Bon après je ne souhaite pas leur disparition non plus, mais bon de là à ce qu'ils contribuent à encore baisser le pouvoir d'achat des gens, faut pas déconner non plus....




allez, la prochaine étape c'est une plainte contre les pdf ?
omega, le 01/01/1970 - 01:00
je voudrais rappeler une petite chose: Amazon paye aussi très cher son infrastructure ( donc la comparaison du loyer stock etc des librairie ne tient pas). Petits détails en passant fnac, leclerc et co sont très mal vu dans le milieu car ce sont des charognards ( leclerc s'étant fait virer d'angouleme...), de plus on reproche de pas trouver tous les livres dans une librairies mais c'est pour tous les médias pareils; internet est une force dans ces cas là mais faut pas oublier les facilités qu'il offre et les problématiques que ça engendres ( un peu comme les supermarchés et les commerces de proximité). Je pense que c'est quand même une bonne décision. Après c'est que l'avis de quelqu'un qui aime farfouiller dans les rayons pour trouver des perles, des conseils de vendeurs qui aiment leurs métiers(( pas comme a la fnac..)) et qui commande dans la boutique pour soutenir le dur labeur qu'ils font. En tout derniers recours je commande sur amazon. Il s'agit d'une manière de vivre que j'ai la chance "d'avoir".

Internet c'est bien mais faut sortir un peu aussi. Il y a un monde derrière la porte pour ceux qui veulent l'ouvrir. :-p
( Ca s'adresse à des gens qui commandent tout sur internet même leurs courses avec légume viande etc...)
Je lis enormement(entre deux et 3 livres par semaine, en general), surtout en anglais. Trouver des livres en anglais, en particulier ce que j'ai l'habitude de lire, c'est une vrai galere.
Le seul endroit ou je peux trouver ce que je cherche, c'est sur le net. 3 livres par semaine, ca me coute la peau du cul, d'autant plus si tu rajoutes 1 ou 2 euros par livre.(et je suis etudiant...)
D'ailleurs, pour les livres en francais, quand je vais dans une librairie, ou un bouquiniste, il est tres rare de tomber sur un mec competent/agreable.
Ton point de vue me fait penser a celui des loueurs de video, qui ont l'impression que sans eux(VOD), les gens ne sauront plus se choisir un film...

Dernier point: moi, en tant que consommateur, j'en ai rien a battre que leclerc, par exemple, soit un charognard. C'est avec ce genre d'attitude que le livre est vu comme un produit reserve a une elite, et que les gens lisent de moins en moins.

Ha, et ta derniere remarque, c'est de la merde. Cette attitude elitiste a la con, "ouais, moi je sors dans la rue, je suis au dessus de vous, bande de tocards".
Tu ne sais absolument pas qui nous sommes, si nous sortons effectivement...
Philgri, le 01/01/1970 - 01:00
sao, le 01/01/1970 - 01:00
Soily, le 01/01/1970 - 01:00
Défendre les frais de port gratuit, ce n'est pas "défendre les intérets d'une multinationale américaine", c'est surtout "défendre les intérêts des consommateurs", car c'est toujours le consommateur qui paiera plus, au final.

En France il y a des règles et des lois, la loi lang régule la vente de livre.

Amazon a violé les règles, ils se sont pris une amende totalement justifiée, je ne vois pas en quoi les intérêts des consommateurs ont été remis en cause.

Quelle terrible perte de pouvoir d'achat de payer 2 ou 3 de port sur un livre :o


@ sao paulo,

Ha ma zone! Ouvre les yeux! regarde ses forêts qui ont disparu pour tes beaux yeux ! r
Le livre n'est responsable que d'une infime partie de la deforestation. Ca n'a fondamentalement aucun impact. Ca n'est donc pas un argument.
Edzilla, le 01/01/1970 - 01:00
Ha, et ta derniere remarque, c'est de la merde. Cette attitude elitiste a la con, "ouais, moi je sors dans la rue, je suis au dessus de vous, bande de tocards".
Tu ne sais absolument pas qui nous sommes, si nous sortons effectivement...

C'est aussi insulter ceux qui n'aiment pas particulièrement se retrouver devant des vendeurs et vendeuses tirant des gueules de trois kilomètres de long, des clients malpolis qui puent la transpiration, des queues interminables pace qu'un petit vieux compte sa mitraille à la caisse (et que juste après c'est l'appareil de paiement par carte qui lâche), et autres agréments du style "on en a plus, revenez la semaine prochaîne". Parce que si tout cela est sensé me faire me sentir supérieur aux adeptes de la vente en ligne, c'est raté.
D'ailleurs je ne vois pas en quoi l'existence des deux serait incompatible. J'achète souvent sur Amazon des livres anglais ou spécialisés que je ne trouverait jamais dans ma librairie de quartier, et j'achète et j'ai immédiatement dans les librairies des livres qui mettraient des jours à arriver par Amazon. Avec la possibilité des les feuilleter avant d'acheter en prime (ce qui m'a souvent sauvé beaucoup d'argent).
omega, le 01/01/1970 - 01:00
je voudrais rappeler une petite chose: Amazon paye aussi très cher son infrastructure ( donc la comparaison du loyer stock etc des librairie ne tient pas). Petits détails en passant fnac, leclerc et co sont très mal vu dans le milieu car ce sont des charognards ( leclerc s'étant fait virer d'angouleme...), de plus on reproche de pas trouver tous les livres dans une librairies mais c'est pour tous les médias pareils; internet est une force dans ces cas là mais faut pas oublier les facilités qu'il offre et les problématiques que ça engendres ( un peu comme les supermarchés et les commerces de proximité). Je pense que c'est quand même une bonne décision. Après c'est que l'avis de quelqu'un qui aime farfouiller dans les rayons pour trouver des perles, des conseils de vendeurs qui aiment leurs métiers(( pas comme a la fnac..)) et qui commande dans la boutique pour soutenir le dur labeur qu'ils font. En tout derniers recours je commande sur amazon. Il s'agit d'une manière de vivre que j'ai la chance "d'avoir".

Internet c'est bien mais faut sortir un peu aussi. Il y a un monde derrière la porte pour ceux qui veulent l'ouvrir. :-p
( Ca s'adresse à des gens qui commandent tout sur internet même leurs courses avec légume viande etc...)



Michel E. Leclerc a toujours soutenu le Festival de la BD d’Angoulême, et ces dernières années, même si sa participation était moindre, on peut l’en remercier car son partenariat lui coûtait plus qu’il ne rapportait, vu la baisse de fréquentation du salon (merci au maire, au passage).

Il se trouve que le Festival a changé de président, et que ce dernier a cédé aux sirènes de la FNAC, qui lui a fait une autre offre. Ce nouveau président a donc décidé d’abandonner le partenariat de Leclerc – qui l’a appris par un message laissé à sa secrétaire, et alors même que le maire d’Angoulême n’était pas au courant – au profit d’un partenariat FNAC-SNCF. Donc cela n'a rien à voir avec une bonne ou mauvaise perception du milieu : le président du Festival n'est pas un libraire, et la FNAC n'est pas moins "charognarde" que Leclerc.

Pour Amazon : comme le dit l’article, Amazon ne vend pas ses livres moins chers que les librairies, mais au même prix. Simplement, le client ne paye pas le port (soit en colis 5,10E minimum : comment imaginer que le client accepte de payer cette somme ? Autant condamner à mort Amazon). Je pense qu’à choisir, plutôt que d’attendre 2 jours, au même prix, le client préfère acheter en librairie, et quand il se tourne vers Amazon c’est qu’il n’y trouve pas son bonheur, enfin en tout cas c’est comme ça que je procède.

Ensuite l’image de la petite librairie qui vous conseille, ça me fait bien rire. Par chez moi, Angoulême justement, niveau librairies il y a Chapitre et Cultura. Je ne suis pas sûr qu’ils aient vraiment besoin de ce soutien aux « petites librairies ». Quant à ceux qui vivent dans une petite ville ou un village, s’ils veulent lire, c’est tant pis pour leur gueule, à moins d’ouvrir leur propre librairie ou de faire 50 kms.

De même, par exemple, pour un livre comme La Mort est mon Métier, impossible de le trouver dans ces 2 magasins. Idem pour Rêve de Fer et un tas d’autres références. Résultat, je me tournerai vers Price Minister la prochaine fois. Je ne ferai pas travailler Amazon, pas plus qu’une librairie.

D'ailleurs, je note que le Syndicat du livre fait preuve d'une certaine mauvaise foi dans son communiqué : en gros c'est pour le bien du client. Enfin en l'état actuel, c'est le client qui va trinquer en payant le port.
sao, le 01/01/1970 - 01:00
Je ne partage pas du tout l'analyse de l'article et des gens ici.

La loi Lang a le mérite de protéger les libraires indépendants, qui aiment lire et peuvent fournir un conseil de qualité face à des pratiques anti concurentielles.

On voit bien que les gens ici n'aiment pas lire, sans quoi ils comprendraient que le conseil d'un libraire est bien plus important que de défendre les intêrets d'une multinationale américaine.

Trop dur il faut payer des frais de ports sur un livre, c'est la moindre des choses il me semble. Soit le consommateur sait ce qu'il veut et peut commander sur amazon en payant des frais de port, ce qui lui évite de se déplacer, soit il n'est pas sur et il va chez son libraire près de chez lui.

A vous de voir si vous voulez que les librairies de quartier disparaissent, pour des espaces culturels de supermarchés ou des sites où le contact humain est totalement absent...


Ou alors il n'a pas de libraire près de chez lui, mais apparement dans ton raisonnement tout le monde a comme voisin un petit libraire de proximité qui adore donner des conseils, et expert en tout : mangas, comics, classiques, polars, SF.

Quant à moi j'aime beaucoup lire, je n'ai jamais demandé un conseil à un libraire parce que, et d'une, les vendeurs de Cultura et Chapitre de ma ville doivent lire un livre par an, et 2 j'ai des amis pour me conseiller, et 3 généralement je sais ce que je veux, et les 2 librairies citées ne l'ont pas.

Et puis la multinationale américaine elle fait aussi bosser pas mal de monde en France, et surtout des jeunes.

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