Nous avons déjà couvert en longueurs l’accord signé suite à la mission confiée au patron de la FNAC Denis Olivennes (voir notamment notre décryptage point par point). Que ce soit sous un angle technique, juridique ou économique, l’accord est rempli de contradictions, de visions erronées et de mauvaises solutions apportées à des problèmes mal analysés – on n’en sera pas surpris en voyant l’analyse chiffrée du rapport Olivennes qui démontre le peu de cas fait au diagnostic avant la posologie.

Mais si l’accord et le rapport Olivennes passent totalement à côté du « problème » de la mise en réseau des œuvres, c’est parce que le rapport n’a en vérité aucune ambitition technique, juridique ou économique. Il ne cherche pas à apporter une réponse efficace au piratage. L’accord est avant tout politique et cherche à imposer sous le prétexte de la lutte contre le piratage une certaine vision de la culture, et surtout de sa marchandisation.

Nous détaillons ce point de vue dans une tribune publiée par Le Monde Diplomatique, que nous encourageons à lire. Il est temps que le débat sur le piratage et la licence globale cessent d’être rapportés à des simples arguments techniques ou économiques, mais qu’il prenne son véritable visage, politique. La licence globale n’est pas un choix économique, c’est un choix politique de vision de la société, d’une certaine idée du vivre-ensemble. Tant que le débat ne sera pas placé à ce niveau-là, il sera faussé.

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