« Ce qui est important pour l’industrie du disque est qu’elle comprenne que [le peer-to-peer] ne brise pas les artistes. » Voilà des propos qui paraissent à mille lieux du discours que tient la RIAA. Ils sont tenus par 50 cent, lors d’un interview précédant un de ses concerts à Oslo. Lorsque le rappeur est interrogé sur la santé de son label G-Unit Records à l’heure du partage de fichiers massif, voilà ce qu’il répond : « Ca ne va pas si bien. Les évolutions technologiques touchent tout le monde, et nous devons tous nous adapter. » En particulier pour le hip-hop estime-t-il, car il correspond à une audience jeune qui a mieux embrassé les nouvelles technologies qu’un autre de jazz ou de musique classique.

Un peu à la manière de Manu Chao, 50 cent pressent que les artistes doivent tirer leur épingle du jeu du spectacle vivant. « Les concerts sont bondés et l’industrie doit comprendre qu’ils doivent gérer l’artiste à 360 degrés. Elle doit maximiser ses revenus des concerts et des produits dérivés. C’est son seul moyen de récupérer son argent. » Seulement, il est très fréquent qu’un artiste passe par un tourneur autre que sa maison de disque, alors allez dire aux majors qu’elles doivent se passer de leur principale source de revenus. Cette séparation des activités a induit une situation dans laquelle les structures travaillant sur le spectacle vivant se portent relativement bien pendant que les autres concentrées sur le disque peinent à joindre les deux bouts.

« Le principal problème est que les artistes n’ont plus autant d’aide au développement qu’avant le partage de fichiers. » conclut 50 cent. « On leur apprend maintenant à colporter des sonneries, pas des disques. »

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