Mieux vaut ne pas être diffusé, que diffusé gratuitement ; voilà une devise qui collerait à merveille aux studios en cette ère de numérisation des contenus. Et quand il s’agit d’essayer de trouver des sources de rémunération absurdes, ils n’hésitent jamais une seule seconde. Aujourd’hui, ce n’est pas Sony qui fait du cinéma virtuel payant, mais le cinéma français qui boude le service ce catch-up prévu par Canal +. Actuellement en phase de test, son initiative « Canal + à la demande » consiste à offrir aux internautes la possibilité de visionner ses films un mois après leur diffusion sur la chaîne.

Seulement, les représentants du cinéma français, qui considèrent ce service comme une plateforme de VOD, exigent une rémunération. Il faut dire que le nom attribué par Canal + à son initiative prête aussi à confusion. Ici, il s’agit juste d’un catch-up réservé aux abonnés. Il permet donc de les affranchir de la grille de programme de la même manière que si ils utilisaient leur magnétoscope.

Bref, le résultat de l’histoire, c’est que « Canal + à la demande » offrira tous les films en catch-up, sauf les français. Une belle ironie quand on sait que le gouvernement impose aux chaînes de diffuser un certain quota de programmes français afin de défendre la production cinématographique du pays face au « grand envahisseur américain ».

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