EMI souhaite donner moins d'argent à la RIAA et l'IFPI
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 29 Novembre 2007 à 12h46 -
posté dans Musique Numérique
Changement de patron, changement de perspective. EMI, qui s'est fait racheté cette année par un fonds d'investissement pour qui seule l'efficacité économique compte, souhaiterait revoir largement à la baisse les sommes qu'elle reverse chaque année aux lobbys du disque, la RIAA et l'IFPI. La fin d'une époque ?
Le bilan des SNEP, RIAA et IFPI est nul. Depuis 5 ans, le marché du disque a chuté de 50 %. En bonne partie parce que ces organisations n'ont pas su comprendre le nouvel environnement de la distribution musicale, et se sont concentrées dans une obstination à renforcer les DRM alors que les clients criaient qu'ils ne voulaient pas en entendre parler, et à vouloir vendre la musique en ligne aussi cher que les CD en magasin. Quand AllofMP3, toute illégalité mise à part, a montré qu'il était possible de vendre de la musique en ligne en répondant à la demande, la RIAA, l'IFPI et le SNEP n'ont eu que les mots "plainte" et "fermeture" à la bouche. Pas surprenant, donc, d'apprendre par Reuters que EMI songe fortement à couper drastiquement dans le budget accordé chaque année à la RIAA et l'IFPI. La maison de disques britanniques, qui a été récemment rachetée par le fonds Terra Firma, fait bien sûr partie des plus grand donateurs avec les trois autres majors, Warner Music, Universal Music Group et Sony BMG. Selon l'IFPI, les quatre majors investissent environ 64 millions de livres sterling chaque année, soit 90 millions d'euros, pour la financer elle-même, la RIAA, et d'autres associations nationales comme le SNEP. Une réduction des sommes allouées à ces organisations fait peur aux analystes, qui y voient par conséquent une réduction de la lutte contre le piratage, qui causerait chaque année plusieurs milliards d'euros de manque à gagner. Mais peut-être Terra Firma pense-t-il que la meilleure manière de lutter contre le piratage est d'avoir une attitude exclusivement portée sur l'offre plutôt que sur la répression de la demande... EMI était aussi la première major - et pour le moment la seule, à avoir arrêté totalement les DRM. 12
Commentaires à propos de EMI souhaite donner moins d'argent à la RIAA et l'IFPI
![]() Natasha
Le 29 Novembre 2007 à 12h59
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Changement de patron, changement de perspective. EMI, qui s'est fait racheté cette année par un fonds d'investissement pour qui seule l'efficacité économique compte, souhaiterait revoir largement à la baisse les sommes qu'elle reverse chaque année aux lobbys du disque, la RIAA et l'IFPI. La fin d'une époque ? Lire la suite Il est rassurant de constater qu'il existe maintenant au moins un visionnaire parmi les responsables des majors ! Si cela cela pouvait faire réfléchir les autres, et que cela puisse les inciter à cesser de déclarer haut et fort, que tous leurs clients internautes ne sont que des voleurs ... ![]() Actaruss
Le 29 Novembre 2007 à 14h09
Repassage en mode lèche-cul, j'y peux rien, on ne peut mieux résumer la situation.
Pire, ils ont commis d'énormes erreurs stratégiques, en éliminant un à un tous les réseaux P2P avec lesquels ils pouvaient encore négocier pour les tourner à leur avantage (Napster, Kazaa, Audiogalaxy, Morpheus, WinMX, eDonkey...), et ont encouragé ainsi le développement de réseaux open-source incorruptibles (BitTorrent, eMule...). Leur nouvelle erreur s'apprête à être de chasser les utilisateurs de ces réseaux open-source, ce qui va provoquer le développement des réseaux sécurisés anonymes, qui ne leur donneront même plus la possibilité de faire des études statistiques et marketing sur l'utilisation des réseaux. On ne peut faire plus explicite. Le bilan des SNEP, RIAA et IFPI est nul. Depuis 5 ans, le marché du disque a chuté de 50 %. En bonne partie parce que ces organisations n'ont pas su comprendre le nouvel environnement de la distribution musicale, et se sont concentrées dans une obstination à renforcer les DRM alors que les clients criaient qu'ils ne voulaient pas en entendre parler, et à vouloir vendre la musique en ligne aussi cher que les CD en magasin. Quand AllofMP3, toute illégalité mise à part, a montré qu'il était possible de vendre de la musique en ligne en répondant à la demande, la RIAA, l'IFPI et le SNEP n'ont eu que les mots "plainte" et "fermeture" à la bouche. Ils n'ont pas voulu évoluer... Ils vont en payer le prix... Pas surprenant, donc, d'apprendre par Reuters que EMI songe fortement à couper drastiquement dans le budget accordé chaque année à la RIAA et l'IFPI. La maison de disques britannique, qui a été récemment rachetée par le fonds Terra Firma, fait bien sûr partie des plus grand donateurs avec les trois autres majors, Warner Music, Universal Music Group et Sony BMG. Selon l'IFPI, les quatre majors investissent environ 64 millions de livres sterling chaque année, soit 90 millions d'euros, pour la financer elle-même, la RIAA, et d'autres associations nationales comme le SNEP. Et où en sont-ils ? EMI = Time Warner = Warner Music Group (New York) Universal Music Group = Etablissement, pas filiale Sony BMG Music Entertainement Group = Etablissement, pas filiale Je ne sais pas comment on fait pour Sony BMG et Universal, ce sont des établissements non côtés en bourse, contrairement à EMI. C'est peut-être pour cela qu'EMI est la seule à évoluer correctement, elle est la seule à être une filiale, donc elle est financièrement plus indépendante, elle doit juste rendre compte de ses chiffres à ses supérieurs au conseil d'administration, pas de ses actions et de ses politiques de gestion... Si quelqu'un sait comment on fait pour se renseigner sur 1 organisme en particulier dans une entreprise, qu'il se manifeste svp... Une réduction des sommes allouées à ces organisations fait peur aux analystes, qui y voient par conséquent une réduction de la lutte contre le piratage, qui causerait chaque année plusieurs milliards d'euros de manque à gagner. Mais peut-être Terra Firma pense-t-il que la meilleure manière de lutter contre le piratage est d'avoir une attitude exclusivement portée sur l'offre plutôt que sur la répression de la demande... Ils emboîtent ENFIN le pas en direction de la voie de la lumière, n'étant plus corrompus par le côté obscure de la Force (Institute of the Force for Poeple Inhibition et Sith's National Engineering for Proscription). Un peu trop tard malheureusement... ![]() Actaruss
Le 29 Novembre 2007 à 14h43
Juste une question de base :
Je me demande combien de gens lisent les articles de ratiatum, et je me demande pourquoi aucun directeur de majors ne semble être parmi eux (sinon peut-être ouvriraient-ils les yeux ? (ou peut-être suis-je trop utopiste sur leurs oeillères hiérarchiques ?)). Quand on regarde le forum, on voit le nombre de gens qui ont lu l'article. Cela veut-il dire qu'ils ont lu en étant entré sur le forum ou qu'ils l'ont lu depuis l'interface des articles et des brèves ? ![]() ikariya
Le 29 Novembre 2007 à 15h07
'Actaruss', le 01/01/1970 - 01:00 Juste une question de base : Je me demande combien de gens lisent les articles de ratiatum, et je me demande pourquoi aucun directeur de majors ne semble être parmi eux (sinon peut-être ouvriraient-ils les yeux ? (ou peut-être suis-je trop utopiste sur leurs oeillères hiérarchiques ?)). Quand on regarde le forum, on voit le nombre de gens qui ont lu l'article. Cela veut-il dire qu'ils ont lu en étant entré sur le forum ou qu'ils l'ont lu depuis l'interface des articles et des brèves ? contrairement à ce que tu dis je pense que les patrons des majors sont pas idiots mais ils ne raisonnenent pas de la même façon que nous. Normal, eux c'est les vendeurs et nous sommes les acheteurs, on n'a pas le meme objectif. Ou pluttot si on a le meme, garder le plus d'argent possible pour soi. il faut bien voir que tout le business des majors repose sur des contrats d'exclusivité et sur des "droits" voisins. C'est àa dire que ces gens la se sont assurés d'être sans concurrence aucune sur un produit et qu'en plus ces droits leur assurent un contrôle total sur la distribution de leurs produits, une sorte de monopole qui leur permet de fixer les prix comme bon leur semble. Le problème de l'internet pour ces gens là, et on le voit clairement avec les DRM, ce n'est pas tant le piratage en soi, qui a toujours existé, c'est surtout la peur de perdre le contrôle de la distribution et de l'exclusivité d'un artiste qui rapporte. Imaginons qu'un gars au lieu de signer une exclusivité chez une major, diffuse sa musique lui même et la mette au catalogue de plusieurs distributeurs différents. Que va-t-il se passer ? et bien les distributeurs vont entrer en concurrence et les prix vont baisser pour essayer d'attirer le client. On voit tt de suite le pb pour des gens habitués a toucher une rente colossale. Imaginons maintenant que la distribution ne soit plus assurée par une entreprise mais par les auditeurs qui paieraient un abonnement à un service d'échange, grosso modo la licence globale, alors la on voit tout de suite que toute la distribution devient "gratuite" car supportée par les clients, et du coup le role de ces gens disparait. Tout le travail d'intimidation qui est mené à l'heure actuelle vise seulement à assurer à ces gens la le controle de la chaine de distribution, afin qu'ils puissent continuer à imposer leurs tarifs aux consommateurs. Ca n'a rien a voir avec les artistes qui sortiraient gagnants d'un mode de diffusion alternatif, ni avec le piratage qui représente peanuts sur les marges gigantesques réalisées sur la vente d'un CD ou d'un DVD. ![]() ![]() Natasha
Le 29 Novembre 2007 à 15h15
'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 Le problème de l'internet pour ces gens là, et on le voit clairement avec les DRM, ce n'est pas tant le piratage en soi, qui a toujours existé, c'est surtout la peur de perdre le contrôle de la distribution et de l'exclusivité d'un artiste qui rapporte.Et oui tout le problème est là. Mais combien de temps pourront-ils encore s'accrocher à cette branche ? ![]() ![]() PouetPouet
Le 29 Novembre 2007 à 15h42
Franchement, je suis heureux de lire que EMI veut aller dans le sens du public. Repondre a une demande en quelque sorte... Et non pas s'evertuer a poursuivre les demandeurs de musique.
S'ils pouvaient en meme temps revoir a la hausse la qualite globale de leurs produits, ce serait evidemment tout benef pour tout le monde! En tous les cas, c'est quand meme un tres bon debut, il faut bien l'avouer. Esperons que l'argent ainsi economise serve a la bonne cause artistique! ![]() Blastm
Le 29 Novembre 2007 à 16h03
Pour avoir moi même travaillé dans une association professionnelle, je comprends pas que l'idée leur soit pas arrivée plus tôt..
Si nos client avaient moins vendus que leurs concurrents, si ont ne leur proposait pas une vrai visibilité; des arguments et repères sérieux, reconnus et attendus pour défendre leur produits, et si ont avait été dans l'impossibilité de répondre à leurs question techniques sur les problèmes qu'ils rencontrait face aux impératifs du marché francais, ben ils nous auraient claqué la porte au nez.. La RIAA, la SNEP la SCPP et tous ces zigotos, n'on été capable ces dix dernières années que d'empocher l'argent, détériorer l'image du secteur auprès de ses clients, et les réponses qu'ils ont apportées se sont révélées inadaptées, vu que le marché a perdu continuellement de la valeur... Le meilleurs service que peuvent leur rendre les maisons de disques, les producteurs et les artistes, c'est de les envoyer à l'anpe pour qu'ils se cherchent un vrai métier ou ils seront compétents... bon évidement, ca sera dur d'en retrouver un ou ils se gaveront de petits fours avec le président et le ministre de la culture, au frais du contribuable, hein... :o ![]() Philgri
Le 29 Novembre 2007 à 17h32
Bon, je risque de passer encore pour un rabat-joie, mais il faut bien que quelqu'un s'y colle...
Un fond de pension est là pour rentabiliser un investissement, pas pour perdre de l'argent. La mise peut se faire sur le court, le moyen ou le long terme. Vu le prix payé par Terra Firma en connaissance des causes et des déboires du secteur, c'est qu'ils ont une petite idée derrière la tête... Restructuration, plan de licenciement...les investisseurs aiment bien cela. Mais la mise est, je pense, ailleurs ! Par exemple, préparer l'entreprise à la revente, ou encore miser sur le très long terme en partant du principe que les droits acquis ne seront jamais mis en cause, et donc de se pencher sur de nouvelles acquisitions dans le secteur. Mais qui peut racheter ? Un Google, un Microsoft oui, mais surtout une grosse agence de Pup ! L'objectif reste donc de faire monter les enchères. La RIAA a effectivement du souci à se faire, car une obligation de résultat lui est imposée. Comment va réagir cette dernière avec une pression supplémentaire ? Les internautes ont tout à craindre de ses réactions... Je rappellerais que l'édition ne s'est jamais aussi bien portée (C.A.)... Voilà pourquoi la Sacem et ses filiales se font toutes petites, car elles commencent à sentir le vent tourner... Si la RIAA tombe, elles se retrouverons en première et dernière ligne! Je me trompe peut-être, mes des rebondissements sont à prévoir. Forest-ent vous aurez expliqué cela mieux que moi, si jamais il passe par là, comme cela lui arrive parfois... Bonsoir à vous tous. ![]() Actaruss
Le 29 Novembre 2007 à 20h21
'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 contrairement à ce que tu dis je pense que les patrons des majors sont pas idiots mais ils ne raisonnenent pas de la même façon que nous. Normal, eux c'est les vendeurs et nous sommes les acheteurs, on n'a pas le meme objectif. Ou pluttot si on a le meme, garder le plus d'argent possible pour soi.Les choses ne sont pas aussi simples. Ca ne se réduit pas à qui sera le plus avare. Les consommateurs ont toujours été d'aplomb pour dépenser de l'argent dans la culture. Leur objectif est d'en avoir le plus possible sans se ruiner. Celui des vendeurs n'est pas seulement de vendre, la culture n'est pas un marketing comme les autres, il s'agit aussi de rémunérer l'artiste, de le promouvoir, etc. Lorsqu'un nouveau model fait son entrée (informatique et internet) et que celui-ci permet de LARGEMENT diminuer le coût de propagation de la culture, les consommateurs prennent naturellement un accès plus grand à la culture. Il est alors du devoir du vendeur de diminuer ses prix en proportion afin de rester plus attractif que la voie illégale. Sinon, le vendeur est perçu comme un barrage, un goulot d'étranglement, un racket abusif envers la fourniture d'un service naturel. Et c'est ce qui se passe actuellement. eMule et le P2P ne se sont pas construites en 1 jour, il a fallu des efforts de programmation pour en arriver là, des trésors de socialisme (du vrai cette fois), de partage et de don communautaire. Et par quoi ont été motivés tous ces travaux ? Par la soif de culture et l'oppression des majors. Si les majors avaient été de vrais commerciaux préférant proposer de nouveaux services que d'enculer le client, on en serait pas là. Il y a plusieurs modèles en économie : - Cercle de quantité => On produit un max pour répandre et augmenter le niveau de vie (Fordisme) - Cercle de qualité => On produit un max qualité (Sony à l'époque) - Cercle des... enculés ? => On produit une merde qui tombe en rade dès la fin de la garantie pour forcer le client à acheter A mettre en corrélation avec, les modèles de vente : - Quantité => Lorsque la demande baissait, on baissait les prix pour écouler les stocks - Qualité => Lorsque la demande baissait, on augmentait les prix pour maintenir les rentrées - Enculés => Aujourd'hui, on vent les produits au prix auquel les consommateurs sont prêt à les acheter, le tout étant de faire un maximum de marge bénéficiaire. Je ne le répéterai jamais assez, le système capitaliste a été perverti par l'excès. La bourse simple système de réorientation de fonds afin de favoriser les projets a été pervertie par le trop argent des multi et par le démon du jeu (jouer en bourse est une perversion du système, jamais cela n'aurait du être possible). On a oublié que c'est le consommateur qui est roi, et pas l'actionnaire. Dans certains cadres des consommables non essentiels, cela passe encore, les gens regardent bien moins les prix pour des fringues frabiquées à 50 centimes et vendues à 35 euros que pour de la bouffe. Mais pour la culture, la soif de culture limite grandement ce procédé d'enculage du client. Le P2P a crée une brèche monstrueuse ou tout le monde s'est engouffré, et c'est tout le marché de la culture musicale majoresque qui va s'écrouler en conséquence. Ce n'est plus un procédé stoppable. 'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 Le problème de l'internet pour ces gens là, et on le voit clairement avec les DRM, ce n'est pas tant le piratage en soi, qui a toujours existé, c'est surtout la peur de perdre le contrôle de la distribution et de l'exclusivité d'un artiste qui rapporte. Imaginons qu'un gars au lieu de signer une exclusivité chez une major, diffuse sa musique lui même et la mette au catalogue de plusieurs distributeurs différents. Que va-t-il se passer ? et bien les distributeurs vont entrer en concurrence et les prix vont baisser pour essayer d'attirer le client. On voit tt de suite le pb pour des gens habitués a toucher une rente colossale. Exact. Et l'on constate d'ailleurs l'incroyable influence de ces gens, dont le pouvoir peut aller jusqu'à mobiliser un président, corrompre une assemblée, un parlement européen, un gouvernement et une assemblée américaine... 'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 et du coup le role de ces gens disparait.Leur manque d'intelligence (de lucidité) va leur coûter TRES cher... 'PouetPouet', le 01/01/1970 - 01:00 Franchement, je suis heureux de lire que EMI veut aller dans le sens du public. Repondre a une demande en quelque sorte... Et non pas s'evertuer a poursuivre les demandeurs de musique.EMI a une particularité, c'est la seule major qui soit une filiale, c'est à dire une branche du groupe ayant elle même ses propres actions en bourse. Par conséquent, les gens à la barre peuvent se permettre plus de réflexion, de libertés et d'expériences de modèles que les autres majors, dont les directeurs doivent sans arrêt lécher les culs pour les moindres faits et gestes à une bande de vieux chnoques débiles et largués (ce qui explique leur immobilisme). 'Philgri', le 01/01/1970 - 01:00 Bon, je risque de passer encore pour un rabat-joie, mais il faut bien que quelqu'un s'y colle... Un fond de pension est là pour rentabiliser un investissement, pas pour perdre de l'argent. La mise peut se faire sur le court, le moyen ou le long terme. Vu le prix payé par Terra Firma en connaissance des causes et des déboires du secteur, c'est qu'ils ont une petite idée derrière la tête... Restructuration, plan de licenciement...les investisseurs aiment bien cela. Mais la mise est, je pense, ailleurs ! Par exemple, préparer l'entreprise à la revente, ou encore miser sur le très long terme en partant du principe que les droits acquis ne seront jamais mis en cause, et donc de se pencher sur de nouvelles acquisitions dans le secteur. Mais qui peut racheter ? Un Google, un Microsoft oui, mais surtout une grosse agence de Pup ! L'objectif reste donc de faire monter les enchères. La RIAA a effectivement du souci à se faire, car une obligation de résultat lui est imposée. Comment va réagir cette dernière avec une pression supplémentaire ? Les internautes ont tout à craindre de ses réactions... Je rappellerais que l'édition ne s'est jamais aussi bien portée (C.A.)... Voilà pourquoi la Sacem et ses filiales se font toutes petites, car elles commencent à sentir le vent tourner... Si la RIAA tombe, elles se retrouverons en première et dernière ligne! Je me trompe peut-être, mes des rebondissements sont à prévoir. Forest-ent vous aurez expliqué cela mieux que moi, si jamais il passe par là, comme cela lui arrive parfois... Bonsoir à vous tous. C'est une excellente analyse. Je pensais à un truc comme ça, mais c'est très hypothétique. Il est effectivement possible que Terra Firma cherche à regarder le fight de l'extérieur pour bouffer les adversaires tous épuisés à la fin du match. Mais je me suis dit que c'était peut-être le résultat d'un concours de circonstances étant donné que le futur est plus qu'incertain. Si le RIAA et la SACEM tombent, les 2 plus gros boulets de l'inductrie tomberont et elle pourra à nouveau courir et se relancer. En même temps, le piratage explosera. Les industries disposeront alors d'une fenêtre temporelle extrêmement réduites pour s'adapter et se restructurer (avec un montant de pertes hallucinant ! Morris va devoir vendre 3 de ses villas !), il leur faudra faire preuve de beaucoup de com pour renouer la confiance, beaucoup d'initiative et de sang neuf. L'opération va être extrêmement risquée. C'est alors que Terra Firma n'aura plus qu'à se baisser pour racheter un marché florissant à bas prix. Une opération basée sur un paris plus qu'incertain. A moins que Terra Firma soit assez confiante pour les racheter au bord de la ruine et les redresser, mais là ils prennent aussi le risque de boire la tasse avec ces boulets... ![]() djjeffouille
Le 29 Novembre 2007 à 21h04
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Changement de patron, changement de perspective. EMI, qui s'est fait racheté cette année par un fonds d'investissement pour qui seule l'efficacité économique compte, souhaiterait revoir largement à la baisse les sommes qu'elle reverse chaque année aux lobbys du disque, la RIAA et l'IFPI. La fin d'une époque ? Lire la suite La fin d'une époque peut être mais pas à cause des fonds de pension, EMI le RIAA etc....c'est tous les mêmes nazes. La fin d'une époque va arriver mais grace au consommateur et pas grace à la bourse, le consommateur est plus puissant que la bourse mais il l'a pas encore compris ![]() Actaruss
Le 29 Novembre 2007 à 21h19
'djjeffouille', le 01/01/1970 - 01:00 'Kad, le 01/01/1970 - 01:00 Changement de patron, changement de perspective. EMI, qui s'est fait racheté cette année par un fonds d'investissement pour qui seule l'efficacité économique compte, souhaiterait revoir largement à la baisse les sommes qu'elle reverse chaque année aux lobbys du disque, la RIAA et l'IFPI. La fin d'une époque ? Lire la suite La fin d'une époque peut être mais pas à cause des fonds de pension, EMI le RIAA etc....c'est tous les mêmes nazes. La fin d'une époque va arriver mais grace au consommateur et pas grace à la bourse, le consommateur est plus puissant que la bourse mais il l'a pas encore compris Pas tout à fait exact. LES consommateurs sont plus puissants que la bourse, parce que c'est eux qui la font tourner (au travers des investissements, des ventes, des indices de confiance, etc.). LE consommateur seul, lui, il n'est rien. Les gens n'ont pas conscience de l'effet d'un boycott... C'est ça qui est drôle ici, nous avons même réussit à ébranler la tour d'ivoire des élites de la finance... Tant mieux ! Ca leur fera les pattes... ![]() ![]() ferjo
Le 30 Novembre 2007 à 12h38
'Actaruss', le 01/01/1970 - 01:00 'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 contrairement à ce que tu dis je pense que les patrons des majors sont pas idiots mais ils ne raisonnenent pas de la même façon que nous. Normal, eux c'est les vendeurs et nous sommes les acheteurs, on n'a pas le meme objectif. Ou pluttot si on a le meme, garder le plus d'argent possible pour soi.Les choses ne sont pas aussi simples. Ca ne se réduit pas à qui sera le plus avare. Les consommateurs ont toujours été d'aplomb pour dépenser de l'argent dans la culture. Leur objectif est d'en avoir le plus possible sans se ruiner. Celui des vendeurs n'est pas seulement de vendre, la culture n'est pas un marketing comme les autres, il s'agit aussi de rémunérer l'artiste, de le promouvoir, etc. Lorsqu'un nouveau model fait son entrée (informatique et internet) et que celui-ci permet de LARGEMENT diminuer le coût de propagation de la culture, les consommateurs prennent naturellement un accès plus grand à la culture. Il est alors du devoir du vendeur de diminuer ses prix en proportion afin de rester plus attractif que la voie illégale. Sinon, le vendeur est perçu comme un barrage, un goulot d'étranglement, un racket abusif envers la fourniture d'un service naturel. Et c'est ce qui se passe actuellement. eMule et le P2P ne se sont pas construites en 1 jour, il a fallu des efforts de programmation pour en arriver là, des trésors de socialisme (du vrai cette fois), de partage et de don communautaire. Et par quoi ont été motivés tous ces travaux ? Par la soif de culture et l'oppression des majors. Si les majors avaient été de vrais commerciaux préférant proposer de nouveaux services que d'enculer le client, on en serait pas là. Il y a plusieurs modèles en économie : - Cercle de quantité => On produit un max pour répandre et augmenter le niveau de vie (Fordisme) - Cercle de qualité => On produit un max qualité (Sony à l'époque) - Cercle des... enculés ? => On produit une merde qui tombe en rade dès la fin de la garantie pour forcer le client à acheter A mettre en corrélation avec, les modèles de vente : - Quantité => Lorsque la demande baissait, on baissait les prix pour écouler les stocks - Qualité => Lorsque la demande baissait, on augmentait les prix pour maintenir les rentrées - Enculés => Aujourd'hui, on vent les produits au prix auquel les consommateurs sont prêt à les acheter, le tout étant de faire un maximum de marge bénéficiaire. Je ne le répéterai jamais assez, le système capitaliste a été perverti par l'excès. La bourse simple système de réorientation de fonds afin de favoriser les projets a été pervertie par le trop argent des multi et par le démon du jeu (jouer en bourse est une perversion du système, jamais cela n'aurait du être possible). On a oublié que c'est le consommateur qui est roi, et pas l'actionnaire. Dans certains cadres des consommables non essentiels, cela passe encore, les gens regardent bien moins les prix pour des fringues frabiquées à 50 centimes et vendues à 35 euros que pour de la bouffe. Mais pour la culture, la soif de culture limite grandement ce procédé d'enculage du client. Le P2P a crée une brèche monstrueuse ou tout le monde s'est engouffré, et c'est tout le marché de la culture musicale majoresque qui va s'écrouler en conséquence. Ce n'est plus un procédé stoppable. 'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 Le problème de l'internet pour ces gens là, et on le voit clairement avec les DRM, ce n'est pas tant le piratage en soi, qui a toujours existé, c'est surtout la peur de perdre le contrôle de la distribution et de l'exclusivité d'un artiste qui rapporte. Imaginons qu'un gars au lieu de signer une exclusivité chez une major, diffuse sa musique lui même et la mette au catalogue de plusieurs distributeurs différents. Que va-t-il se passer ? et bien les distributeurs vont entrer en concurrence et les prix vont baisser pour essayer d'attirer le client. On voit tt de suite le pb pour des gens habitués a toucher une rente colossale. Exact. Et l'on constate d'ailleurs l'incroyable influence de ces gens, dont le pouvoir peut aller jusqu'à mobiliser un président, corrompre une assemblée, un parlement européen, un gouvernement et une assemblée américaine... 'ikariya', le 01/01/1970 - 01:00 et du coup le role de ces gens disparait.Leur manque d'intelligence (de lucidité) va leur coûter TRES cher... 'PouetPouet', le 01/01/1970 - 01:00 Franchement, je suis heureux de lire que EMI veut aller dans le sens du public. Repondre a une demande en quelque sorte... Et non pas s'evertuer a poursuivre les demandeurs de musique.EMI a une particularité, c'est la seule major qui soit une filiale, c'est à dire une branche du groupe ayant elle même ses propres actions en bourse. Par conséquent, les gens à la barre peuvent se permettre plus de réflexion, de libertés et d'expériences de modèles que les autres majors, dont les directeurs doivent sans arrêt lécher les culs pour les moindres faits et gestes à une bande de vieux chnoques débiles et largués (ce qui explique leur immobilisme). 'Philgri', le 01/01/1970 - 01:00 Bon, je risque de passer encore pour un rabat-joie, mais il faut bien que quelqu'un s'y colle... Un fond de pension est là pour rentabiliser un investissement, pas pour perdre de l'argent. La mise peut se faire sur le court, le moyen ou le long terme. Vu le prix payé par Terra Firma en connaissance des causes et des déboires du secteur, c'est qu'ils ont une petite idée derrière la tête... Restructuration, plan de licenciement...les investisseurs aiment bien cela. Mais la mise est, je pense, ailleurs ! Par exemple, préparer l'entreprise à la revente, ou encore miser sur le très long terme en partant du principe que les droits acquis ne seront jamais mis en cause, et donc de se pencher sur de nouvelles acquisitions dans le secteur. Mais qui peut racheter ? Un Google, un Microsoft oui, mais surtout une grosse agence de Pup ! L'objectif reste donc de faire monter les enchères. La RIAA a effectivement du souci à se faire, car une obligation de résultat lui est imposée. Comment va réagir cette dernière avec une pression supplémentaire ? Les internautes ont tout à craindre de ses réactions... Je rappellerais que l'édition ne s'est jamais aussi bien portée (C.A.)... Voilà pourquoi la Sacem et ses filiales se font toutes petites, car elles commencent à sentir le vent tourner... Si la RIAA tombe, elles se retrouverons en première et dernière ligne! Je me trompe peut-être, mes des rebondissements sont à prévoir. Forest-ent vous aurez expliqué cela mieux que moi, si jamais il passe par là, comme cela lui arrive parfois... Bonsoir à vous tous. C'est une excellente analyse. Je pensais à un truc comme ça, mais c'est très hypothétique. Il est effectivement possible que Terra Firma cherche à regarder le fight de l'extérieur pour bouffer les adversaires tous épuisés à la fin du match. Mais je me suis dit que c'était peut-être le résultat d'un concours de circonstances étant donné que le futur est plus qu'incertain. Si le RIAA et la SACEM tombent, les 2 plus gros boulets de l'inductrie tomberont et elle pourra à nouveau courir et se relancer. En même temps, le piratage explosera. Les industries disposeront alors d'une fenêtre temporelle extrêmement réduites pour s'adapter et se restructurer (avec un montant de pertes hallucinant ! Morris va devoir vendre 3 de ses villas !), il leur faudra faire preuve de beaucoup de com pour renouer la confiance, beaucoup d'initiative et de sang neuf. L'opération va être extrêmement risquée. C'est alors que Terra Firma n'aura plus qu'à se baisser pour racheter un marché florissant à bas prix. Une opération basée sur un paris plus qu'incertain. A moins que Terra Firma soit assez confiante pour les racheter au bord de la ruine et les redresser, mais là ils prennent aussi le risque de boire la tasse avec ces boulets... UFFF!!! ![]() |
Derniers articles publiés
Trouver les meilleurs prix avec Numerama
1.394.093 produits comparés
1.264.571 prix actualisés
31.914 avis de la presse référencés !
Logiciels à télécharger
|