Marie Lindor, c’est cette américaine qui s’était évertuée à démontrer, avec son avocat, que les dommages réclamés par la RIAA étaient anticonstitutionnels. En effet, l’association demandait 750 $ par titre téléchargé illégalement sans pour autant en justifier le montant. Reprenant le même type d’argumentation que Jammie Thomas, elle a estimé à 0.70 $ le préjudice subi par les plaignants. La RIAA avait bien essayé d’invalider l’argument mais le juge n’a pas marché.

UMG Recordings, Warner Bros. Records, Interscope Records, Motown, et Sony BMG ont donc été priés par la cour de révéler leurs frais par téléchargement à l’avocat de Lindor, Ray Beckerman. Pour le cas de Jammie Thomas, Jennifer Pariser, juriste chez Sony BMG, avouait « qu’ils n’avaient jamais cessé de calculer les dommages dont ils ont souffert à cause de téléchargement », sans y arriver pour autant. La position de la RIAA, c’est de dire que les dommages ne doivent pas être rapportés au prix d’un morceau car cela leur coûte bien plus qu’un simple téléchargement. Le problème, c’est qu’elle ne sait pas dire de combien. Pour cette fois-ci, elle ne pourra donc plus se réfugier derrière ce prétexte et devra fournir des chiffres appuyés ; cela pourrait avoir des répercutions sur l’affaire de Jammie Thomas lorsqu’elle se fera recevoir en appel.


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