Soldes d'hiver : Grâce à son observatoire des prix, Numerama détecte les bonnes affaires !

Petit mensonge de Denis Olivennes...

Guillaume Champeau - publié le Lundi 26 Novembre 2007 à 16h29 - posté dans Peer-to-Peer

Le patron de la Fnac et nouveau meilleur ami des industries culturelles était l'invité ce lundi d'un chat avec les internaute sur le site du Monde. Certainement à cause de l'affluence (quoi d'autre ?), une seule question que nous avons posée à Denis Olivennes a passé le filtre de la modération. Et la réponse, cependant, ne nous a pas déçu dans son lot de mauvaise foi... voire de mensonges douteux

Notre question : Dans les années 1930, les maisons de disques aux USA voulaient interdire la diffusion de chansons à la radio. Finalement, les radios les ont rachetées. Est-ce que ça n'est pas le risque que courent à nouveau les maisons de disques si elles brident de trop les internautes ?

Denis Olivennes : J'en reviens au point essentiel; le problème n'est pas que l'accès à la musique soit gratuit pour le consommateur. Mais les radios paient les auteurs. Si un disque passe à la radio, le chanteur est rémunéré, l'auteur-compositeur, le producteur sont rémunérés. Dans le cas du piratage sur Internet, non seulement le consommateur l'a eu gratuitement, mais ni le producteur ni l'artiste ne sont rémunérés. C'est ça, le problème.

Si le FAI est considéré comme diffuseur, une taxe pourrait s'installer à ce niveau-là, la licence globale. Si l'on veut compenser la perte de revenus des industries musicales, il faudra que cette taxe soit relativement élevée, et du coup les FAI n'y sont pas favorables.

D'autre part, les artistes n'y sont pas favorables non plus. Pourquoi ? Parce que la radio ne représente que 10 %, en gros, de leurs revenus. Donc qu'il y ait une certaine injustice dans la répartition des revenus de la radio ne leur pas de problème majeur. En plus, c'est facile d'identifier à la radio quels sont les artistes programmés. Mais sur Internet, ce sont des milliards d'échanges. Comment va-t-on savoir si l'on a échangé du Radiohead ou du Julio Iglesias ? Et là, il ne s'agira pas de 10 % des revenus, mais de 60 ou 70 % des revenus.

Voilà pourquoi cette idée de la licence globale, qui théoriquement n'est pas absurde, a été pratiquement repoussée.

Le mensonge : "Les artistes n'y sont pas favorables [à la licence globale] non plus". Les artistes-interprètes étaient au contraire les principaux membres de la filière musicale favorables à la licence globale. Leurs deux sociétés de gestion, ADAMI et Spedidam, étaient les principaux fondateurs de l'Alliance Publique-Artiste créée pour soutenir l'idée d'une licence globale. Hasard ou coïncidence, les artistes-interprètes ne sont pas signataires de l'accord intervenu vendredi. Ce qui n'empêche pas ni le gouvernement ni Denis Olivennes de prétendre que l'accord a été signé par "le monde de la musique" dans son ensemble. En réalité, seule la Sacem était signataire de l'accord, mais elle représente les auteurs-compositeurs et les éditeurs de musique, qui se trouvent être les maisons de disques.

La mauvaise foi : selon Denis Olivennes, "si l'on veut compenser la perte de revenus des industries musicales il faudra que cette taxe soit relativement élevée". Tout d'abord, il ne s'agissait pas de compenser des pertes de l'industrie, mais d'assurer un niveau de revenus équivalent aux créateurs. La nuance est d'importance. Or d'après les estimations effectuées à l'époque du projet de licence globale, son montant aurait été d'environ 5 euros par mois pour rémunérer au même niveau les ayants droit. Le forfait de la FNAC pour l'écoute illimitée de musique est proposé à 9,99 euros par mois. En réalité, aucune étude digne de ce nom n'a jamais été commandée pour valider la licence globale, ni dans son application technique, ni dans son réalisme économique.

La mauvaise foi (bis) : D. Olivennes prétend que les artistes touchent 10 % de leurs revenus environ par la radio, et toucheraient environ 60 à 70 % de revenus par la diffusion Internet si une licence globale était accordée. Admettons que le premier chiffre soit réel, il supposerait que 50 à 60 % des revenus soient issus de tout ce que permet internet et qui n'est pas possible par la radio. Il s'agit uniquement de l'achat de musique. Denis Olivennes dit-il sérieusement que les artistes touchent la moitié de leur revenu de la vente de disques, alors qu'à la Fnac 95 % des CD vendus rapportent aux artistes moins de 50 centimes par jour ?

La mauvaise foi (bis repetitae) : "C'est facile d'identifier à la radio quels sont les artistes programmés. Mais sur Internet, ce sont des milliards d'échanges. Comment va-t-on savoir si l'on a échangé du Radiohead ou du Julio Iglesias ?", demande Denis Olivennes. Bonne question. Comment va-t-on faire alors pour repérer les échanges des oeuvres sur les réseaux P2P pour mettre en oeuvre les solutions préconisées par l'accord signé vendredi ? S'il y a des milliards d'échanges, et que l'accord ne cherche qu'à en sonder qu'une petite partie, alors ce sera une gigantesque lotterie internationale où seuls les Français peuvent gagner. Et les chances qu'un Français soit pris une fois, deux fois, trois fois en flagrant délit de téléchargement sont extrêmement (extrêmement !) faibles.

 
Publié par Guillaume Champeau, le 26 Novembre 2007 à 16h29
 
 
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Commentaires à propos de «Petit mensonge de Denis Olivennes...»
 

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'guill', le 01/01/1970 - 01:00
Mais bon ... Ne parlons même pas des artistes interprètes, ou autres musiciens, parce que ça fâche.
==> Je n'ai jamais dit qu'ils n'avaient pas le droit d'avoir une position différente, je tenais juste à rectifier le tir : aujourd'hui les sociétés d'artistes interprètes sont contre, celles d'auteurs/compositeurs pour.

Quel ignorance de croire que les maisons de disques se soucient des intérêt de qui que cela soit, hors des leurs. Au, par la même occasion elles défendent aussi leur interprètes, mais quel est le pourcentage d'interprètes sous contrat avec ces dinosaures moderne ? Une part infime, le "gros des troupes" est indépendant et en rien concerné par la survie des dinosaures de la musique.

Ces sociétés ne sont plus adaptées au monde actuel, elles vont disparaitre, mais comme toutes les bêtes à l'agonie, elles rues pour tenter de survivre.

Les mesures actuels ne sont que de la peinture sur des boutons de rougeole, leur seul minime chance de survivre est de muter très fortement, et elle s'en montrent incapable.

Une société qui se bat en mettant ces clients en prison n'a aucune chance de pouvoir vendre ce qu'elle souhaite.

Une société qui trompe en permanence sur la marchandise (produit bridé et illisible à DRM, location déguisée en vente, ...) n'a aucune chance de vendre ce qu'elle souhaite.
'ddgun2000', le 01/01/1970 - 01:00
'guill', le 01/01/1970 - 01:00
?? De quels mensonges parle-t-on ????

Mr guill

?? De quels mensonges parle-t-on ????

De celui de faire croire que le p2p tue la création, que les ventes subissent des pertes dues au piratage, prendriez-vous ces requins de la finance pour des imbéciles?
Ce qui les préoccupent c'est la place qu'occupe le trafic généré par l'activité d'un p2p incontrôlable. C'est vrai que la vétusté de la plupart des tuyaux est préoccupante et plus d'un spécialiste prédit son engorgement d'ici peu. Il ne reste en fait que peu de place pour la mise en place des nouveaux support (vod et j'en passe) programmés par ces messieurs.

Oui oui,monsieur guill ! "Leur" nouvelle révolution est inéluctable, il en sera des supports que l'on connait à l'heure actuelle le même sort qu'a reçue la galette. Plouf !

La première étape était une loi comme celle ci. Comme personne n'est dupe, cela ne changera pas grand choses financièrement parlant pour les producteurs et consort, mais cela sera l'ouverture pour pointer du doigt, du coude plus tard, le p2p générateur de pirates et flingueur de profit.
A ce moment là, l'esprit de la populace sera prêt pour accepter la condamnation de cette activité dans sa forme débridé, et tout ceci, dans le but de leur laisser la place, à moindre cout bien sur.

Je vous laisse imaginer aisément le poids financier induit par la rénovation et la mise en place de nouveau tuyau et la répercussion que cela pourrait entrainer.

Vous en doutez Monsieur guill ?

Laissez-moi-vous conter une histoire qui se passe outre atlantique:

Connaissez-vous Monsieur Mark Cuban?

Bien sur !
C'est une des plus grosse fortunes aux US, ce monsieur.
Classé par le Guinness Book "plus grande transaction d'e-commerce" rien que ça, ce Monsieur donc... je passerais sur ces accointances avec wagner hdnet et ses productions merdiques abc et le reste, pour m'intéresser tout particulièrement à son partenariat avec RedSwoosh. RedSwoosh ! Plateforme de distribution par p2p de contenu rich média, vidéo et software... En toute légalité, bien sur, je vous rassure.

Comme c'est loin d'être la moitié d'un con et qu'il connait bien les nouvelles technologies, il nous gratifie aimablement de quelques billets d'humeur sur son Blog personnel.
Merci à lui, ce n'est pas tous les jours que l'on peut lire les écrits d'un multimilliardaire.

Justement sur ce fumeux-fameux Blog la semaine dernière, après la polémique soulevée par le blocage sauvage de l'opérateur Comcast des trafics P2P, voici une partie du contenu de son humeur qu'il nous a distillé avec amabilité.

Juste pour se mettre dans l'ambiance:

BLOCK P2P TRAFFIC , PLEASE

As a consumer, I want my internet experience to be as fast as possible. The last thing I want slowing my internet service down are P2P freeloaders. Thats right, P2P content distributors are nothing more than freeloaders. The only person/organization that benefits from P2P usage are those that are trying to distribute content and want to distribute it on someone else's bandwidth dime.

L'intégralité du billet ici.

Voila le rêve Californien de Monsieur Olivennes et par la même le début du cauchemar pour nous pauvre péquin.
Alors là, c'est le post le plus drôle que j'ai lu de ce thread d'agités ! Après la défense de l'ADAMi, ce qui déjà en soi, m'a permis de garder le sourire toute la journée d'hier, voilà maintenant, le retour du grand complot des industriels pour sauver les tuyaux vétustes... On dirait du Pernot !
Non mais franchement, vous n'avez pas autre chose à faire et à penser ?
Quant à Olivennes, c'est aussi un bon nul, qui a rendu un rapport de cancre, sans écouter personne comme à son habitude !
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
Alors là, c'est le post le plus drôle que j'ai lu de ce thread d'agités ! Après la défense de l'ADAMi, ce qui déjà en soi, m'a permis de garder le sourire toute la journée d'hier, voilà maintenant, le retour du grand complot des industriels pour sauver les tuyaux vétustes... On dirait du Pernot !
Non mais franchement, vous n'avez pas autre chose à faire et à penser ?
Quant à Olivennes, c'est aussi un bon nul, qui a rendu un rapport de cancre, sans écouter personne comme à son habitude !

Que veux-tu, ce n'est pas Le Figaro ici ...
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
Alors là, c'est le post le plus drôle que j'ai lu de ce thread d'agités ! Après la défense de l'ADAMi, ce qui déjà en soi, m'a permis de garder le sourire toute la journée d'hier, voilà maintenant, le retour du grand complot des industriels pour sauver les tuyaux vétustes... On dirait du Pernot !
Non mais franchement, vous n'avez pas autre chose à faire et à penser ?
Quant à Olivennes, c'est aussi un bon nul, qui a rendu un rapport de cancre, sans écouter personne comme à son habitude !

Que veux-tu, ce n'est pas Le Figaro ici ...
;)
Ici non plus !!
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Offres à la location ? On en veut pas ! Est-ce assez clair ?
La location, vous n'en voulez pas, surtout quand avec des DRM c'est en fait ce qui se cache derrière une soi-disant "vente" pour un usage illimité. Et là je vous rejoins totalement. Mais d'autres veulent de la vraie location, notamment pour voir 1, 2 ou 3 fois un film en payant ces usages au plus juste :rolleyes: Pourquoi ne pas "dématérialiser" le vidéo-club du coin de la rue, si c'est efficace et permet de louer un film encore moins cher ?

Comme pour un appartement, une voiture, une box ADSL ou même un livre (bibliothèque) ou un DVD (vidéo-club) etc, acheter en payant un prix X ou louer en payant un prix X / N, avec N dépendant de la "durée de vie" du produit proposé à la location, c'est un choix qui revient au consommateur. Pourquoi le priver de ce choix ?

Je maintiens que pour les oéuvres culturelles multimédias (films, vidéos, musique) qui se dématérialisent grâce à la technologie et Internet, la location a du sens. Et c'est quelqu'un qui a plus de 300 CD et 200 DVD qui prennent la poussière dans une étagère, DVD dont 90% n'ont été regardés qu'une seule fois, qui vous le dit :biggrinthumb:
...........erreur de postage
'Pierre, le 01/01/1970 - 01:00
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Offres à la location ? On en veut pas ! Est-ce assez clair ?
La location, vous n'en voulez pas, surtout quand avec des DRM c'est en fait ce qui se cache derrière une soi-disant "vente" pour un usage illimité. Et là je vous rejoins totalement. Mais d'autres veulent de la vraie location, notamment pour voir 1, 2 ou 3 fois un film en payant ces usages au plus juste :rolleyes: Pourquoi ne pas "dématérialiser" le vidéo-club du coin de la rue, si c'est efficace et permet de louer un film encore moins cher ?

Comme pour un appartement, une voiture, une box ADSL ou même un livre (bibliothèque) ou un DVD (vidéo-club) etc, acheter en payant un prix X ou louer en payant un prix X / N, avec N dépendant de la "durée de vie" du produit proposé à la location, c'est un choix qui revient au consommateur. Pourquoi le priver de ce choix ?

Je maintiens que pour les oéuvres culturelles multimédias (films, vidéos, musique) qui se dématérialisent grâce à la technologie et Internet, la location a du sens. Et c'est quelqu'un qui a plus de 300 CD et 200 DVD qui prennent la poussière dans une étagère, DVD dont 90% n'ont été regardés qu'une seule fois, qui vous le dit :biggrinthumb:

Cette fois Pierre, je ne suis pas d'accord avec toi :)

Le vidéoclub du coin, s'il loue, c'est pour répondre à une problématique de stocks. Il veut que les cassettes/DVD qu'il donne à son client pour qu'il regarde le film lui revienne sous un certain délai, de sorte qu'il puisse à nouveau le louer à quelqu'un d'autre. C'est parce que les K7/DVD sont des biens rivaux qu'il faut ce modèle locatif s'il on veut mutualiser les frais d'accès à un film. Il faut imposer des règles qui permettent de "faire tourner" l'objet rival entre chaque main.
Dans un monde dématérialisé, imposer la location, c'est créer artificiellement des limites qui n'ont aucune justification technique ou économique. La location est née d'un besoin créé par la rateté, à la fois du bien (le support) et de l'espace (le stockage). Sur Internet, aucune de ces raretés n'a de sens. Le modèle de la location est donc voué à disparaître. Ca n'est qu'une question de temps, mais la route est toute tracée.
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
Que veux-tu, ce n'est pas Le Figaro ici ...
;)
Ici non plus !!

Arrrfff !

Il faut dire, que je ne m'attendais pas, non plus, à ce que "tu sortes du placard" immédiatement ...

;)
salut

j'ai vu ce matin dans ouest france (ou le télégramme) un article parlant de l'augmentation de la VOD (30 % il me semble).

je retrouve pas l'article... :rougi:
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00
Dans un monde dématérialisé, imposer la location, c'est créer artificiellement des limites qui n'ont aucune justification technique ou économique. La location est née d'un besoin créé par la rateté, à la fois du bien (le support) et de l'espace (le stockage). Sur Internet, aucune de ces raretés n'a de sens. Le modèle de la location est donc voué à disparaître. Ca n'est qu'une question de temps, mais la route est toute tracée.
Guillaume, je ne parle pas d'imposer la location mais bien de la proposer, en complément de la vente : de même qu'un DVD acheté 15 euros se loue 2 euros dans un vidéo-club, de même on peut "louer" un film dématérialisé bien moins cher qu'on ne le vend (et bien moins cher que les 4 ou 5 euros de la VOD actuelle, dont les coûts sont plombés par les coûts des DRM microsoft, et les coûts de bande passante qu'on peut annuler en utilisant le P2P...)

Ce n'est peur-être pas l'intérêt à très court- terme du producteur, ce n'est certainement pas l'intérêt du distributeur comme la FNAC (repensons au 180 DVD que j'ai achetés - pas cher sur CDiscount heureusement - et que je n'ai regardés qu'une fois) mais l'intérêt c'est simplement de permettre au consommateur de profiter de bien plus de films (ou de musique) avec le même budget !

Pour revenir à la musique, en complément du track à 1 € "acheté" (en fait "loué de façon illimitée") sur iTunes un ayant droit (label indépendant par exemple) peut avec PUMit proposer du "track en location" à moins de 5 centimes. Cela permet simplement de découvrir un morceau qui ne passe jamais à la radio, en toute légalité, sans dépenser beaucoup, pour ensuite l'acheter si on l'aime, ou l'oublier si on ne l'aime pas ?

Rendez-vous dans 5 ans, tu verras que la location restera et prendra sa part du marché, à côté de la "vente"...

PS : je viens de visionner cette excellente émission sur F3 il y a 2 semaines, avec :
- Denis Olivennes
- Martin Rogard, de Dailymotion
- Florent Latrive (excellent)
- Bertrand Burgalat (très pertinent aussi)

http://ce-soir-ou-ja...071115_csoj.wmv

Ca vaut le coup de passer 1/2 heure à regarder :bienvu:
'jajaX', le 01/01/1970 - 01:00
salut

j'ai vu ce matin dans ouest france (ou le télégramme) un article parlant de l'augmentation de la VOD (30 % il me semble).

je retrouve pas l'article... :rougi:
http://www.journaldu...r-en-2007.shtml

Je l'ai postée ce matin sur Facebook :biggrinthumb: avec mon commentaire :

Le marché pourrait être considérablement plus important, en volume comme en valeur : il suffit pour cela d'élargir l'offre, selon la théorie de la "longue traîne", et d'abaisser les prix, par exemple au moyen d'une solution innovante comme PUMit :rolleyes:

Aujourd'hui, la VOD propose seulement 2000 films "grand public" à seulement 4 millions de foyers éligibles (à cause du débit minimum nécessaire pour le streaming) dans uen qualité "under DVD" et avec une tarification rigide.

Demain, on peut proposer plus de 10.000 films, documentaires, court-métrages etc, pour les 12 millions de foyers d'abonnés haut-débit (par exemple en utilisant le P2P comme réseau de distribution, plus la rediffusion / prescription par les internautes eux-mêmes) dans une qualité DVD+ voire demain HD, et avec une tarification très élastique et des offres commerciales très attractives, du genre 2 € pour voir un film durant une semaine.
ok sinon j'ai trouvé ça ;)
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
Que veux-tu, ce n'est pas Le Figaro ici ...
;)
Ici non plus !!

Arrrfff !

Il faut dire, que je ne m'attendais pas, non plus, à ce que "tu sortes du placard" immédiatement ...

;)
Je n'ai jamais avancé masqué sur un forum. Une précision, donc, je ne suis plus au Fig.
Voilà c'est dit. Pour le reste je n'enlève rien. L'Adami et la Spedidam ne valent pas mieux que la Sacem ou même universal. Ces deux sociétés, qui ont finalement fusionnées suite à une sombre histoire de sous, veulent avec la licence globale(un temps totale puis optionnelle, puis re-total) gérer plus de pognon qu'actuellement ! Point barre. L'intérêt des internautes, elles n'en ont rien à cirer.
Pour ce qui est des réseaux, je ne vois pas le rapport avec la VOD. Sur un réseau ADSL, la bande passante de la VOD pèse essentiellement sur le dernier tronçon. Qui même s'il est vétuste supporte très bien ça, et puis de toute façon, si ce n'était pas le cas, cela ne changerait rien, simplement l'abonné apprendrait qu'il n'est pas éligible à la VOD. Ce n'est pas la mer à boire. Et surtout c'est très rare.
Enfin, pour ce qui est de la grande idée, qui fait encore recette sur ce forum, comme quoi la bonne musique, savamment usinée par un artisan indépendant amoureux de ses micros payés une petite fortune chez un autre amoureux du bel ouvrage(j'arrête bientôt) qui ne vend qu'à des experts du son analogique chaud(encore un effort) dont l'apothéose s'est formée aux alentours d'un pic entre le 1er novembre 1967 et le 3 mai 1968(c'est bientôt la fin, allez), et bien, et d'une part cette belle idée sent le pétinisme culturel à plein nez, et deux, elle est même pas vrai...(respirez) Les premiers indé sur le marché produisent des grosses daubes et surtout sont là, en haut du classement des petits car ils distribuent les disques des autres !
Les grosses daubes, je ne les écoute pas, mais je ne crois pas qu'elles soient pour quoi que ce soit dans la crise du disque...
En revanche les causes sont dans l'ordre : le P2P OUI !!! Trois fois oui avec plusieurs conséquences : la réduction des linéaires de disques, la baisse dramatique de la somme moyenne consenti à la musique dans le portefeuille des français, l'idée que c'est gratuit et que donc tout est permis: c'est-à-ces-cons-de-l'industrie-qui-fume-des-gros-cigares et couchent avec euh... Britney ?(mettez qui vous voulez) de trouvez une solution en attendant faut que je m'achète un nouveau DD de 250 go, l'autre est plein...
edit : putain de balises de merde !
En revanche les causes sont dans l'ordre : le P2P OUI !!! Trois fois oui avec plusieurs conséquences : la réduction des linéaires de disques, la baisse dramatique de la somme moyenne consenti à la musique dans le portefeuille des français, l'idée que c'est gratuit et que donc tout est permis: c'est-à-ces-cons-de-l'industrie-qui-fume-des-gros-cigares et couchent avec euh... Britney ?(mettez qui vous voulez) de trouvez une solution en attendant faut que je m'achète un nouveau DD de 250 go, l'autre est plein...

Tu dis "les causes", et tu n'en cite qu'une qui serait responsable des autres... C'est avec ce genre de poncif que les industriels foncent dans le mur en accélérant dans la dernière ligne droite.

Qui, depuis l'ère du CD, organise une certaine rareté de l'offre, en réduisant le champ musical au plus près de ce qui est connu ?

Qui s'est prostitué avec la grande distribution histoire de réduire l'offre tout en augmentant les volumes ?

Qui controle l'ensemble de la chaîne de distribution des médias, et se permet donc de formater la demande vers ce qui est le plus facile à produire, à grand coup de marketing d'inondation et de playlist corrompues ?

Qui s'est tellement endormi sur son modèle qu'il a été incapable d'anticiper un tant soit peu la révolution numérique ?

Voila, je sais que c'est un peu difficile mais un peu de réflexion ne fait pas de mal....
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
Que veux-tu, ce n'est pas Le Figaro ici ...
;)
Ici non plus !!

Arrrfff !

Il faut dire, que je ne m'attendais pas, non plus, à ce que "tu sortes du placard" immédiatement ...

;)
Je n'ai jamais avancé masqué sur un forum. Une précision, donc, je ne suis plus au Fig.

Ça y est, tu t'es fait embaucher chez Universal ? :Hein:
Je continue de me marrer ou bien je réponds point par point ? Euh...
Bon, juste une réponse et ça suffira. Les méthodes que tu pointes d'un doigt accusateur Muscardin, ont été appliqué pendant toutes les années 90' par une industrie qui a connu alors son apogée. Comment dans ces conditions les condamner ?
La seule et unique nouveauté actuelle c'est l'échange gratuit de la musique sur les réseaux haut débit ! Il n'y en a pas d'autres. C'est pourtant clair.
En revanche, on pourrait discuter, et ce serait forcément intéressant, sur le manque de réactivité de cette industrie, ou encore sa propension à vouloir systématiquement voir les choses du côté coercitif.

ps : je ne suis pas chez Universal non plus :biggrinthumb:
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
La seule et unique nouveauté actuelle c'est l'échange gratuit de la musique sur les réseaux haut débit ! Il n'y en a pas d'autres. C'est pourtant clair.

Comme je l'ai déjà répondu dans un autre topic :

En France 50% des foyers sont équipés de PC et sur ces 50%, la moitié seulement est raccordée à internet...

Pourquoi les 75% restant n’achètent-ils pas de CD ?


Ca comment tu l'expliques ? ? ?


'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
ps : je ne suis pas chez Universal non plus :biggrinthumb:

Dommage, que ton ami P. Nègre n'ait pas fait appel à toi et aux compétences que tu as déployées pour soutenir les sociétés de l'industrie musicale et le modèle économique des majors, toutes ces dernières années...
'Natasha', le 01/01/1970 - 01:00
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
La seule et unique nouveauté actuelle c'est l'échange gratuit de la musique sur les réseaux haut débit ! Il n'y en a pas d'autres. C'est pourtant clair.

Comme je l'ai déjà répondu dans un autre topic :

En France 50% des foyers sont équipés de PC et sur ces 50%, la moitié seulement est raccordée à internet...

Pourquoi les 75% restant n’achètent-ils pas de CD ?


Ca comment tu l'expliques ? ? ?


'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
ps : je ne suis pas chez Universal non plus :biggrinthumb:

Dommage, que ton ami P. Nègre n'ait pas fait appel à toi et aux compétences que tu as déployées pour soutenir les sociétés de l'industrie musicale et le modèle économique des majors, toutes ces dernières années...
Pourquoi dire des trucs pareils ? La pénétration d'internet dans les foyers n'est pas de 25%. On est autour de 60% de foyers connectés, avec 40% au haut débit. Et d'ailleurs, je ne comprend même pas ce débat. Les courbes de ventes CD sur les 5 dernières années sont éloquentes. A chaque fois que le haut débit fait son apparition dans un pays, c'est la chute. La France n'y a pas échappé.
Maintenant vous pouvez continuer à le refuser, ça ne changera rien. C'est un principe économique, la mauvaise monnaie remplace toujours la bonne.
Après on peu discuter à l'infini des nouveaux modèles pour l'industrie ou de leur lenteur à réagir, voire leur mauvaise volonté.
'ZaraA', le 01/01/1970 - 01:00
Pourquoi dire des trucs pareils ? La pénétration d'internet dans les foyers n'est pas de 25%. On est autour de 60% de foyers connectés, avec 40% au haut débit. Et d'ailleurs, je ne comprend même pas ce débat. Les courbes de ventes CD sur les 5 dernières années sont éloquentes. A chaque fois que le haut débit fait son apparition dans un pays, c'est la chute. La France n'y a pas échappé.
Maintenant vous pouvez continuer à le refuser, ça ne changera rien. C'est un principe économique, la mauvaise monnaie remplace toujours la bonne.
Après on peu discuter à l'infini des nouveaux modèles pour l'industrie ou de leur lenteur à réagir, voire leur mauvaise volonté.
Peut être parce qu'a partir de ce moment la, les gens passent plus de temps a surfer sur internet qu'à écouter de la musique dans leur salon?

ADSL ou pas ADSL, les journées ne font que 24 heures.

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