URGENT : le discours de Nicolas Sarkozy (accord Olivennes)

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 23 Novembre 2007 à 13h23 - posté dans Peer-to-Peer

Le Président de la République Nicolas Sarkozy prononçait ce matin devant le monde de la culture et des télécommunications un discours à l'occasion de la remise par Denis Olivennes de ses conclusions sur la mission de lutte contre le téléchargement illégal. Voici l'intégralité verbatim du discours de M. Sarkozy :

Mesdames, Messieurs,


La protection du droit d'auteur, la préservation de la création, la reconnaissance du droit de chaque artiste, de chaque interprète, de chaque producteur de voir son travail normalement rémunéré, c'était un engagement important de ma campagne présidentielle.

Depuis trois ans, j'ai répondu présent chaque fois qu'il a fallu faire prévaloir le droit légitime des auteurs et de ceux qui contribuent à leur expression, sur l'illusion et même sur le mensonge de la gratuité.

Musique, cinéma, édition, presse, arts graphiques et visuels... tout est aujourd'hui disponible et accessible partout, sur la toile de l'internet, chez soi, au bureau, en voyage. C'est bien sûr une richesse, une chance pour la diffusion de la culture. Pour autant, jamais nous n'avons été aussi proches d'un " trou noir ", capable d'engloutir et d'assécher cette richesse et ce foisonnement créatif.

Le clonage et la dissémination de fichiers à l'infini ont entraîné depuis cinq ans la ruine progressive de l'économie musicale, en déconnectant les oeuvres de leur coût de fabrication, et en donnant cette impression fausse que tout se vaut, que tout est gratuit.

Avec le développement du très haut débit, le cinéma risque de subir le même sort que la musique : d'ores et déjà, près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux " peer to peer ", et le marché de la vidéo a commencé à décroître avant même d'atteindre sa maturité. Le livre pourrait à son tour être brutalement menacé avec l'arrivée du livre électronique.

C'est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d'assister. C'est également à une négation du travail, cette valeur capitale qui au coeur des problèmes de la France d'aujourd'hui et au coeur des solutions.

Aujourd'hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l'avènement d'un internet civilisé. Internet, c'est une " nouvelle frontière ", un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un " Far Ouest " high-tech, une zone de non droit où des " hors-la-loi " peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes. D'un côté, des réseaux flambant neuf, des équipements ultra-perfectionnés, et de l'autre des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c'est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l'étalage.

On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c'est qu'il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l'assassinat.

Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu'on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison.

Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin. Il fallait aussi essayer de comprendre pourquoi le citoyen ordinaire, habituellement respectueux de la loi, préférait s'approvisionner dans des entrepôts clandestins plutôt que de faire ses achats dans un supermarché en ligne : n'était-ce pas aussi un problème d'attractivité de l'offre légale ?

Il y a deux mois et demi, Madame la Ministre, vous avez demandé à Denis Olivennes de conduire une mission permettant de déboucher rapidement sur des solutions opérationnelles visant à lutter fermement contre le piratage tout en tenant compte des potentialités d'Internet et de la demande des consommateurs.

Vous y êtes parvenus. Je veux vous en féliciter, vous, chère Christine, vous Denis, qui avez été l'artisan de cet accord, et vous tous qui êtes là aujourd'hui, acteurs du cinéma, de la musique, de l'audiovisuel, de l'Internet. Sans votre engagement, rien n'aurait été possible.

Le contenu de cet accord est solide et équilibré. Il comporte des stipulations nouvelles et fortes.

D'un côté, il prévoit l'envoi de mails d'avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l'accès à internet. Pour arriver à mettre en place cette solution de bon sens, cette pédagogie, il vous a fallu, je le sais, soulever des montagnes, tellement les inerties sont grandes dans notre pays dès qu'il s'agit d'être innovant et de proposer une solution qui ne tombe pas tout droit dans le pli des habitudes de la pensée.

Cette démarche pédagogique sera bien sûr réservée aux pirates de " bonne foi ", pour reprendre une expression propre à la politique fiscale. Les " pirates professionnels ", ceux qui font sciemment du trafic et du commerce illicite de DVD et de fichiers contrefaits, resteront soumis au droit commun de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.

De plus, les fournisseurs d'accès s'engagent, et c'est important, à mettre en oeuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l'Institut national de l'audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers " pirates " des réseaux ou des plateformes d'hébergement au fur et à mesure de leur apparition.

D'un autre côté, cet effort des fournisseurs d'accès s'accompagnera d'un effort tout aussi important des ayants droit. Les professionnels de la musique, du cinéma et de l'audiovisuel s'engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs oeuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.

Ce sont deux améliorations majeures qui profiteront pleinement aux consommateurs.


Fini, les musiques achetées sur une plateforme A et qu'on n'arrive pas à lire sur un lecteur B ou sur son téléphone portable, alors qu'on pouvait le faire sans problème pour un fichier piraté.

Fini, les sept mois et demi d'attente entre le film qui sort en salle et son apparition en vidéo à la demande. Avec cet accord, six mois sépareront le film sur grand écran et son passage en vidéo sur petit écran... C'est encore beaucoup, quand on sait qu'un film reste en moyenne trois semaines sur un écran de cinéma, avant de laisser la place au suivant ! Mais c'est déjà mieux. Et des discussions professionnelles s'engageront sous l'égide du Centre national de la cinématographie dans les meilleurs délais, pour adapter l'ensemble de la chronologie des médias aux enjeux du numérique, comme le recommande le rapport de Denis Olivennes.

Je sais que les exploitants de cinéma sont attentifs et soucieux de ces discussions. Aussi, je souhaite être clair. Le cinéma, je ne dirai jamais autre chose, c'est avant tout une rencontre dans une salle obscure, sur un grand écran, entre un public et une oeuvre. C'est dans la salle que nous avons éprouvé nos plus grandes émotions de cinéma. Et les exploitants ne ménagent pas leurs efforts pour atteindre la perfection : après le son multicanal, la projection numérique va envahir les salles dès l'année prochaine, sans même parler du cinéma en relief, qui sera la prochaine révolution. Le cinéma en salle, c'est donc le passé, le présent, mais c'est aussi l'avenir.

Dans le même temps, la carrière des films en salle s'est fortement raccourcie, le " home cinéma " est devenu une réalité, et il faut tenir compte des nouvelles habitudes de consommation. Ce serait absurde que le spectateur français soit obligé de regarder des films américains, simplement parce que les films français seraient bloqués par des délais ou des exclusivités trop contraignantes ! Je sais pouvoir compter sur le bon sens pour que soient trouvées rapidement les clés d'une chronologie des médias adaptée au XXIè siècle.

Chère Christine Albanel, Cher Denis Olivennes, grâce à votre ténacité, votre patience, grâce à la bonne collaboration établie avec Christine Lagarde et Rachida Dati, et grâce à vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d'un accord qui marque le début d'une " nouvelle alliance " entre professionnels des industries culturelles et professionnels des réseaux.

Partout, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les professionnels et les gouvernements essaient depuis des années, non sans mal, de trouver le " graal " permettant de résoudre le problème de la piraterie. Nous sommes les premiers, en France, à réussir aujourd'hui à constituer une grande alliance nationale autour de propositions précises et opérationnelles.


Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays " leader " dans la campagne de " civilisation " des nouveaux réseaux. La musique, le cinéma, mais aussi la presse et l'édition, vont pouvoir être mieux protégés.

La mise en oeuvre de cet accord, épuise-t-elle le sujet de la création et de l'avenir de nos industries culturelles ? Non, bien sûr.

Nous devons veiller à réformer un système de régulation et de financement de l'audiovisuel dont les fondements reposent sur l'univers de la télévision hertzienne, et mieux prendre en compte les nouveaux réseaux. La nouvelle directive européenne sur les médias audiovisuels, qui vient d'être adoptée à Bruxelles, nous en offre le cadre et la possibilité. Il faut y travailler avec pragmatisme, de manière globale, en se donnant le temps de la réflexion. La transposition de notre régulation audiovisuelle est une entreprise progressive, tout comme l'obtention du taux de TVA réduit sur l'ensemble des biens culturels.

Il y a également des mesures d'urgence à prendre, pour permettre à l'industrie musicale de survivre et lui donner le temps de s'adapter au nouveau modèle qui se dessine. Un crédit d'impôt applicable aux productions phonographiques a été voté l'an dernier, mais sa mise en oeuvre est limitée par des critères trop contraignants. Je souhaite donc que le régime de ce crédit d'impôt soit amélioré, et notifié à la Commission européenne dans les plus brefs délais pour pouvoir être applicable aux investissements consentis en 2007. De même, je souhaite que s'accélèrent les discussions engagées entre l'institut de financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), et la Caisse des Dépôts et Consignations, pour permettre, dès le début de l'année prochaine, de tripler le volume du fonds d'avances remboursables consenties aux entreprises musicales.

De la même façon, je souhaite que le crédit d'impôt en faveur du jeu vidéo en cours d'examen à Bruxelles depuis près d'un an, puisse entrer rapidement en vigueur, pour freiner la fuite de nos talents et de nos entreprises à l'étranger et faire en sorte que la France - et donc l'Europe - retrouve sa compétitivité face aux studios nord-américains et asiatiques. Le jeu vidéo peut devenir un art du XXIè siècle s'il parvient à échapper aux dérives qui menacent un certain cinéma international, prompt à séduire et à divertir, appelant aux pulsions les plus primitives, mais impuissant à épanouir et fournir du sens. Avec leurs bataillons de scénaristes, graphistes et autres compositeurs, les entreprises du jeu vidéo constituent déjà une économie prospère. Il serait inexplicable de ne pas l'encourager.

Enfin, je suis attentif au souhait exprimé en faveur d'une révision du crédit d'impôt aux productions cinématographiques, pour l'étendre aux sociétés étrangères désireuses de réaliser d'importantes productions en France. Cette mesure doit être expertisée, sachant que la priorité est la préservation et la consolidation du régime des SOFICA.

Mesdames et Messieurs,

En signant cet accord historique, vous avez, vous les acteurs de la culture, et vous les opérateurs de l'internet, pris une responsabilité, et même un risque. Mais vous saviez que le risque le plus grand était de ne rien faire. C'était le risque de se laisser mourir. Les uns parce qu'ils ne pourraient plus rien produire. Les autres, parce qu'ils n'auraient plus rien à diffuser.

L'art est la chose fragile la plus fragile et la plus nécessaire. Nous avons réussi, grâce à la persévérance de nos aînés, à faire en sorte que nos villes, nos campagnes, abritent des monuments, des théâtres, des salles de concert, des écoles et des conservatoires. Il n'y a pas de raison qu'il en soit différemment sur les nouveaux réseaux. Il faut qu'Internet soit une fenêtre civilisée ouverte sur toutes les cultures du monde. Je suis heureux que votre accord soit une étape décisive en ce sens.

 
Publié par Guillaume Champeau, le 23 Novembre 2007 à 13h23
 
 
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Commentaires à propos de «URGENT : le discours de Nicolas Sarkozy (accord Olivennes)»
 

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Alton, le 01/01/1970 - 01:00
Ensuite, dans la lois, on a le droit de stocker les informations sur les personnes (forum, etc...); ensuite dans certains cas il est possible d'accéder à ces infos pour cause juridique (etc...).

Certes mais en France, seulement, après en avoir fait la demande auprès de la CNIL !
kraftonZ, le 01/01/1970 - 01:00
pour chaque p2p, il faut un filtre particulier.

je pense que certains p2p passeront les mailles du filtrage...

de même, les paquets cadeaux zippés (ou sous rar crypté) aussi .... (ne pourront pas être analysé à la volée)

de plus les nouveaux p2p (comme gnunet) semble imperméable à l'analyse extérieure ....

En effet, je généralisais, mais filtrer les principaux protocoles serait déjà rudement castrateur...
Je suis d'accord avec toi sur le fait que certains protocoles devraient passer.
Pour le cryptage, je ne suis pas certain qu'il offre plus de discrétion, il renforce la suspicion autour d'un échange.
Je pense qu'un des principaux indices de recherche risque d'être le volume de données échangées par les internautes, avant de mettre en oeuvre des analyses plus poussées.
En attendant, je vais me documenter sur GNUNet, merci pour l'info !
MrHobjo, le 01/01/1970 - 01:00
Pour le cryptage, je ne suis pas certain qu'il offre plus de discrétion, il renforce la suspicion autour d'un échange.
Je pense qu'un des principaux indices de recherche risque d'être le volume de données échangées par les internautes, avant de mettre en oeuvre des analyses plus poussées.

Ben oui et ce sera tellement facile à appliquer ces 2 méthodes de surveillance de réseaux, qu'ils seraient stupides de s'en priver ...
Pour répondre à vos questions, d'abord ce n'est pas un troll :)

j'imagine que c'est rapprort à


superadmin'], le 01/01/1970 - 01:00
je ne peux pas ne pas te demander comment on fait ... ?
Par interet technique et parce qu'apres plusieurs longues années d'informatique, je sais qu'on peut toujours apprendre qqchose, j'aimerais vraiment que tu me le dise.

mais si tu m'avais bien lu

parceque, tu as raison, detecter un flux p2p encapsulé dans du http, c'est simple.

et comme tu l'a evoqué, il y a aussi les perfs deplorables d'un p2p encapuslo-crypté, je suis bien d'accord.

alors, donc, je recapepete ;
mais de la a savoir ce qui transite et si c'est legal ou pas ...

on peut deja difficilement savoir ce qui transite sur emule, sans avoir deja identifié les hashes, correspondant a telle ou telle oeuvre au prealable. apres cela, bien sur, tu va reperer et identifier un certain nombre d'oeuvres, celle que tu connait, tu va les voir passer.

mais les autres ? celle que tu connais pas ?
qui va allez a la recherche des nouveaux fichiers pour les associer a une oeuvre ?
(au cas ou cela soit une contrefaçon, bien sur.)

et combien ya d'oeuvres a protéger ?
et est ce qu'a l'etranger, ils feront aussi des filtres pour proteger les oeuvres francaises ?
et c'est valable sur TOUT les reseaux p2p, comme ftp ou autre, cette surveillance ?

et, et et ... yena des lignes des et, dans cette histoire la.

techniquement, le probleme qui se pose avec cette surveillance, c'est que c'est pas tres realiste.
ou alors, a couper TOUT le p2p, legal comme illegal.

realistement.
++
Non, y' a pas a dire. La seule solution c'est la licence globale ! Il n' y en a pas d' autres possible.
Neuro, le 01/01/1970 - 01:00
Non, y' a pas a dire. La seule solution c'est la licence globale ! Il n' y en a pas d' autres possible.

Comme déja evoqué dans de precedent et houleux debats, ici meme, la licence globale entraine quant à elle des problematiques quasi insoluble aussi. on va pas en remettre une couche, c'est inutile.

concernant le reste, il y a pourtant des solutions non repressive, possible et pouvant etre experimentés.

le tout, c'est qu'ils decident de se regarder ailleurs que le nombril et qu'ils s'apercoivent que ;

-on pourra pas filtrer le p2p illicite sans le faire aussi pour le licite.
-on ne pourra pas filtrer legitimement et juridiquement le p2p licite.

-la surveillance radar, n'apportera pas l'effet escompté, car seul un nombre bien précis d'oeuvres seront suivies et il est impensable de suivre tout les fichiers existants.

Autrement dit, si jaunie est protégé, pourquoi pas alizé ?
ou meme obyotruc, l'artiste extreme qui veut etre payé pour son travail gratuit ?

qui va choisir celles et ceux qui ont droit a la protection alors que les autres pourront etre telechargées en toute securité, meme illegalement ... ?

sur quel criteres ?
en fonction des ventes ?

donc ceux qui vendent bien vendront mieux et ceux qui vendent deja mal ne vendront plus du tout, super effet positif pour l'industrie. surefficace pour jaunie et celine, mais chui pas sur que les autres apprecient reellement. (murat si l'a internet a la campagne ?)

et bien sur, c'est mr olivenne, qui, chaque matin, relevera les nouveaux fichiers apparus sur les reseaux p2p du monde entier, les telechargera tous, pour en verifier leur contenu, puis mettra a jour sa base de données des oeuvres contrefaites dont il a mandat d'assurer le suivi et la protection ...

un supertaf.

Un telle base, qui recenserait les empreintes associés a la description sure du contenu des fichiers contrefaits et identifiés clairement, c'est un peu utopiste, il me semble. A coté, les pages blanche, c'est un jeux d'enfant autiste de moins de 3 ans ...

va falloir encore payer kapjémini pour une etude rigolote, dit donc.
(qu'est qu'on fait marcher le consulting, depuis le p2p ... )

superdant.
++
Actaruss, le 01/01/1970 - 01:00
Mais les voix ne sont pas françaises. Le DVDRip est parfait en VOST mais pas en Fr, donc pas parfait.
Shrek 2 était dispo sur les réseaux avant sa sortie dans les salles françaises, et AVEC les voix françaises (Alain Chabat entre-autres).
LeHyène, le 01/01/1970 - 01:00
Actaruss, le 01/01/1970 - 01:00
Mais les voix ne sont pas françaises. Le DVDRip est parfait en VOST mais pas en Fr, donc pas parfait.
Shrek 2 était dispo sur les réseaux avant sa sortie dans les salles françaises, et AVEC les voix françaises (Alain Chabat entre-autres).
Oui, mais là c'était spécial, c'est un mec de la production qui avait mis le DVDRip sur les réseaux avant la sortie...

Ya eu la même chose pour star Wars episode III et le mec s'est fait chopper... Il a prit très cher...
superadmin, le 01/01/1970 - 01:00
...
et bien sur, c'est mr olivenne, qui, chaque matin, relevera les nouveaux fichiers apparus sur les reseaux p2p du monde entier, les telechargera tous, pour en verifier leur contenu, puis mettra a jour sa base de données des oeuvres contrefaites dont il a mandat d'assurer le suivi et la protection ...

un supertaf.

Un telle base, qui recenserait les empreintes associés a la description sure du contenu des fichiers contrefaits et identifiés clairement, c'est un peu utopiste, il me semble. A coté, les pages blanche, c'est un jeux d'enfant autiste de moins de 3 ans ...
...

Tu exprimes plus clairement que moi ce que je voulais dire.
C'est pour ça que je me demandais s'il ne fallait pas s'attendre à un filtrage basique de tout le contenu P2P. J'imagine les explications des FAI : "Oui, c'est possible que vous ayez des problèmes à utiliser certains logiciels, nous expérimentons des nouvelles techniques de filtrage des contenus pirates conformément au nouveau décret."
Mais je m'égare...
MrHobjo, le 01/01/1970 - 01:00
kraftonZ, le 01/01/1970 - 01:00
pour chaque p2p, il faut un filtre particulier.

je pense que certains p2p passeront les mailles du filtrage...

de même, les paquets cadeaux zippés (ou sous rar crypté) aussi .... (ne pourront pas être analysé à la volée)

de plus les nouveaux p2p (comme gnunet) semble imperméable à l'analyse extérieure ....

En effet, je généralisais, mais filtrer les principaux protocoles serait déjà rudement castrateur...
Je suis d'accord avec toi sur le fait que certains protocoles devraient passer.
Pour le cryptage, je ne suis pas certain qu'il offre plus de discrétion, il renforce la suspicion autour d'un échange.
Je pense qu'un des principaux indices de recherche risque d'être le volume de données échangées par les internautes, avant de mettre en oeuvre des analyses plus poussées.
En attendant, je vais me documenter sur GNUNet, merci pour l'info !
Pour gnunet, il peut se faire passer pour un navigateur, un lecteur mail, etc ....
Donc, on peut conclure que l'utilisateur de gnunet à l'extérieur passe sa journée à surfer comme un fou sur le net, mais pas à faire du p2p ...

http://gnunet.org/fa...=French#compare

et puis ça aussi:
Gnunet;

Comment dois-je configurer mon pare-feu ?

GNUnet utilise les ports 2086 et 1080 par défaut. Configurez votre pare-feu pour accepter les paquets vers les ports 2086 et 1080 (TCP et UDP) pour la machine qui fait tourner le démon GNUnet gnunetd. Si votre firewall supporte le NAT (translation d′adresses), créez des règles telles que les ports 2086 et 1080 arrivent sur votre machine, et faites les réglages nécessaires dans votre fichier de configuration gnunetd.conf (sections NETWORK, LOAD, UDP, TCP et NAT) pour utiliser l′IP externe de votre firewall. Le port 2087 est utilisé pour la communication entre gnunetd et les outils clients comme gnunet-gtk, gnunet-search etc. Il n’est pas nécessaire de rendre le port 2087 accessible au reste d’Internet.

Le port 2086 est utilisé pour le propre protocole de transmission de GNUnet, les paquets de GNUnet encapsulés en HTTP (« transport HTTP ») sont transmis à travers le port 1080 par défaut. Le transport HTTP n′est pas forcément requis et peut être désactivé dans le fichier de configuration. Il est important de le désactiver sur les systèmes protégés par un pare-feu (firewall), parce que les modes de transport disponibles sont communiqués aux autres pairs et que des modes de transports activés mais inopérants réduisent l′accessibilité.

et puis ça aussi, (amusant mais efficace !)
http://gnunet.org/sm...French&editor=1


ça va êrte dur de filtrer tout ça ! :rolleyes:

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