Blu-Ray logoEn rachetant All Media Guide après avoir abandonné la protection anti-copie des CD, Macrovision avait semblé prendre acte que la lutte contre le piratage n’avait pas d’avenir, et qu’il était préférable de se concentrer sur les services à valeur ajoutée qui pouvaient convaincre les consommateurs. Raté. Dans une décision des plus surprenantes, Macrovision a choisi de payer 45 millions de dollars pour racheter à Cryptography Research la protection BD+ qui ajoute une couche de protection supplémentaire aux Blu-Ray par rapport aux HD DVD (voir notre article du 21 juin 2007). La société rendue célèbre par ses protections des cassettes VHS veut ajouter le BD+ à son portefeuilles de protections offerts dans des packs destinés aux diffuseurs de contenus.

Pourtant, la protection BD+ qui pose d’ailleurs de gros problèmes à ceux qui achètent les disques Blu-Ray protégés, a été craquée le mois dernier par Slysoft. L’éditeur doit rendre publique d’ici la fin de l’année la version de AnyDVD capable de contourner cette protection.

En quoi consiste le BD+ ?

Le principe de la protection BD+ est assez simple. Dès lors qu’un disque Blu-Ray avec BD+ est inséré dans le lecteur, celui-ci lance en mémoire une machine virtuelle qui comporte un interprèteur de code de 100 lignes de codes, capable de comprendre et d’exécuter jusquà 60 instructions différentes. Cette machine virtuelle va alors charger le code présent sur le disque Blu-Ray et l’interpréter pour effectuer différents contrôles d’authenticité et transformer à la volée une image et un son déformés en une image et un son corrects. Pour craquer un Blu-Ray protégé avec BD+, il faut donc non seulement disposer des clés de cryptage, mais aussi être capable d’interpréter les instructions de décodage contenues sur le disque

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