Le PDG de Warner donne des leçons à l'industrie mobile
Cédric L. -
publié le Jeudi 15 Novembre 2007 à 11h01 -
posté dans Musique Numérique
Edgar Bronfman, PDG de Warner Music, avoue les erreurs commises par l'industrie du disque et conseille à l'industrie mobile de ne pas faire les mêmes. Pourtant, son regard lucide sur la situation ne l'empêche pas de défendre les DRMs ; au début de l'année, il critiquait encore Steve Jobs qui se montrait favorable à leur abandon.
Dans un congrès qui s'est tenu en Chine cette semaine, il concède les erreurs commises par l'industrie du disque et met en garde celle de la téléphonie mobile de faire les mêmes. "Nous avons pris l'habitude de penser que notre contenu était parfait tel qu'il était fourni" avouait-il. "Nous nous attendions à ce que notre business ne soit pas affecté dans le monde de l'interactivité, pendant que la connexion permanente et le partage de fichiers explosaient. Bien sûr, nous avions tord. Pourquoi ? Parce qu'en restant immobiles ou en bougeant à un rythme glaciaire, nous sommes involontairement entrés en conflit avec le consommateur, en lui refusant notamment ce qu'il voulait et pouvait trouver ailleurs. Le résultat des courses, c'est que le consommateur l'a emporté." Autant Bronfman savait faire preuve d'une grande lucidité, lorsqu'en 2005 il analysait Internet et le rapport que l'industrie du disque devait entretenir avec ; autant il sait se montrer d'une grande justesse lorsqu'il constate les échecs de son industrie. Du coup, il s'improvise donneur de leçons pour le secteur mobile. "Ce que les consommateurs se voient offrir aujourd'hui sur les plateformes mobiles est ennuyeux, banal, et basique. Les gens veulent une forme plus intéressante de contenu mobile. Ils veulent pouvoir facilement l'acheter d'un simple clic - oui, un simple clic, pas une dizaine. Et il veulent pouvoir y accéder, rapidement et facilement, quelque soit l'endroit ou l'heure." S'ensuit une longue éloge d'iTunes, dont le patron de Warner reconnaît qu'il lui a permis de vendre des tonnes d'albums packagés avec des sonneries, des vidéos, ou d'autres formes de valeur ajoutée. Ce que l'on a encore du mal à comprendre, c'est que Bronfman, qui est loin d'être stupide, reconnaisse les bienfaits de la plateforme tout en continuant de se positionner pour les DRMs. Pourtant, il paraît peu probable qu'un acteur qui connaisse si bien son consommateur ignore le fait qu'EMI y vend beaucoup mieux depuis qu'il a abandonné ces protections, et passe sous silence les chiffres d'autres plateformes qui montrent à quel point ils peuvent constituer un frein considérable pour la consommation. Alors, pourquoi tenir encore ce discours ? Question d'honneur ? Stratégie dont on a pas très bien compris toutes les subtilités ? Pressions externes ? En tout cas, la bourse ne pardonne pas, et peut être que la chute catastrophique du cours de son action le fera réagir. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le PDG de Warner donne des leçons à l'industrie mobile»
Doucement, enfin pas trop vite...
Les US sont en plein doute. Warner s'est pris une petite claque qui a fait chuter son cour. Son P.D.G. vient d'être remplacé. Holywood ne trouve pas la voie, et la RIAA , qui gère des milliards, trouve les 220 000$ d'amende de Jammie pas si élevés. La gestion d'internet est remise en cause une fois de plus. Les US ne peuvent plus rester seul maître à bord. Oui, les propos d'Edgar Bronfman chatouillent l'oreille : “Nous nous sommes bercés d’illusions,” a-t-il déclaré. “Nous pensions que notre contenu était parfait tel qu’il était. Nous croyions que notre business resterait béatement à l’abri alors que le monde de l’interactivité, des connections constantes et du partage en ligne explosait. Et, bien évidemment nous avions tort. Oh, que nous avions tort! En restant immobiles ou en nous déplaçant à un rythme de glaciation nous sommes, par mégarde, partis en guerre contre les consommateurs en leur refusant ce qu’ils voulaient et pouvaient trouver par ailleurs. Le résultat, bien sûr, c’est que les consommateurs ont gagné.” Je ne m'en réjouis pas pour autant! au contraire! nous connaissons les lascars. Il faut sauver la mise. Bluf ? Poker menteur ? Mais ils commencent tous à comprendre et ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Aprés le YOU de l'année dernière, voici le WE cette année ! Et il est urgent ! Pour résumer, ne perdons pas de vu que si les copyrights, droits d'auteurs, brevets ne seront pas sur la table, le problème perdurera. Tant que le circuit de la culture n'est pas revu et corrigé, la situation se dégradera. Tant que les Lobbys continueront, nous enfoncerons les clous, là où cela fait très mal. Si la Sacem et autres RIAA vont devoir rendre des comptes. Les Radios de plaignent ? Non sans blague ! Tf1 chute ? Et alors ! Tout ceci n'étonne plus personne. Si ? L'Art est le moteur du développement. Le statut des Artistes est donc à reconsidérer dans nos sociétés. La Liberté est une source de la créativité. Aller à l'encontre de ce processus est vouer à l'échec. Simple. À appliquer d'urgence si nous souhaitons un monde plus paisible. Sinon ? C'est la guerre. avec des morts inutiles. Voilà-voilà. Qui n'a pas encore compris ? |
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