« Les films ne sont pas vendus scène par scène, je ne vois pas pourquoi cette collection devrait être séparée en singles individuels. » Etrange comparaison, que celle faite par Jay-Z pour justifier son refus de proposer American Gangster sur iTunes. Pourtant, elle relève d’une chose qui a longtemps été reproché à la plateforme, et qui continue de faire fuire maisons de disque et artistes. iTunes offre la possibilité d’acheter chaque titre à l’unité quelque soit la réticence de la maison de disque à cet égard. A partir de là, rien n’est négociable, et c’est à l’artiste d’accepter cela ou d’aller voir ailleurs.

C’est cette même intransigeance qui avait déjà fait claquer la porte à NBC Universal, lorsque le conglomérat de médias s’était vu refusé l’opportunité de vendre ses épisodes par package et non à l’unité. Et encore une fois, c’est Amazon qui récupère la mise, mais aussi avec Rhapsody et Rocafella.com. Jay-Z n’est pas le premier à défendre le format album contre la politique unitaire d’iTunes. Déjà la plateforme avait essuyé les critiques de groupes comme Metallica, Dave Matthews Band ou les Red Hot Chili Peppers. « Personne ne peut dicter à un artiste, n’importe lequel, comment il doit s’exprimer » continue Jay-Z. Peut être, mais comment vendre, oui, et Apple ne s’en prive pas, quitte à connaître quelques malheureux départs.

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