Pumit, vers une diffusion des oeuvres post-DRM ?
Cédric L. -
publié le Vendredi 26 Octobre 2007 à 12h48 -
posté dans Musique Numérique
Il s'agirait par exemple pour un éditeur vidéo de diffuser le concert complet d'un artiste sur le peer-to-peer, puis de demander au spectateur, après les trois premiers morceaux, de payer ou d'entrer son e-mail pour voir le reste. Autre application de ce service, un studio qui souhaiterait offrir une avant première de son film aux critiques aurait la possibilité de restreindre son visionnage aux personnes autorisées seulement (en définissant par exemple un ordinateur et un lieu où le film pourrait être regardé). Pumit combine en fait plusieurs technologies déjà existantes afin de les réunir au sein d'un même système ayant pour but de respecter la volonté des ayants droit. Chaque fichier "PUMisé" sera traçable, ce qui permet d'obtenir des statistiques sur le nombre de fois où il a été ouvert, son canal de distribution, etc. Pumit laisse le propriétaire décider des moyens de distribuer son oeuvre : peer-to-peer, site Web, e-mail, clé USB, CD, DVD, etc. Autre aspect intéressant, les options du fichier peuvent être constamment mises à jour même une fois celui-ci distribué, par exemple en l'ouvrant à d'autres canaux ou en en modifiant la restriction. Ce service a comme avantage sur les DRM de favoriser la découverte plutôt que de la bloquer. Reste à Pumit de faire ses preuves, autant en réussissant à ce que les ayants droit lui fasse confiance, qu'en évitant de faire fuire les utilisateurs finaux. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Pumit, vers une diffusion des oeuvres post-DRM ?»
Pierre, le 01/01/1970 - 01:00 Et si on peut mettre les fonction de PUMit Reader dans un soft totalement indépendant qui transmettra le flux décodé à un player quelqconque (VLC, Miro, etc) via un tunnel sécurisé (parce que le flux sortant du "décodeur PUMit" contient 100% du flux MPEG-4 qu'il faut bien protéger pour en conserver la valeur marchande) pourquoi pas ?Parce que tous les DRMs qui se sont répandu ont été crackés, malgré tous les milliards investis en recherche ... Aldoo, le 01/01/1970 - 01:00 Conforme à la norme mpeg4 ? Je ne connais pas cette norme sur le bout des doigts, mais prendre un fichier à la norme X et l'altérer, ne serait-ce que d'1%, ne donne pas au final un fichier à la norme X.Je connais Ratiatum et son public, je ne m'attendais pas à des salves d'applaudissements, mais j'explique. Ensuite, je te garantis que les fichiers PUMés sont à la norme MPEG. Analogie : tu prends une image JPEG : Tu remplace 1% des pixels par des pixels rouges, et tu l'enregistres en JPEG : Tu as alors une image visuellement altérée, mais techniquement 100% conforme à la norme JPEG qui est une norme d'encodage. Les films c'est exactement pareil. Et le logiciel capable de remettre les pixels de couleur au bon endroit, parce qu'un serveur les envoie dans un certain ordre en indiquant où les mettre, c'est PUMit Reader. D'ailleurs PUMit traite aussi bien les films MPEG-4 que les fichiers musicaux au format AAC (c'est du MPEG-4 avec juste du son) et les images et photos à la norme JPEG. Tous ces formats sont des normes internationales, pas des formats propriétaires. si le flux reconstitué s'affiche à l'écran il doit bien il y avoir un moyen ou un autre de le capturer ...
Hybrid, le 01/01/1970 - 01:00 Tu pense le faire sans altérer le caractère libre de VLC ? Parce qu'un tunnel sécurisé, ça ne m'évoque pas grand-chose. Et tu n'a pas peur que quelqu'un trouve d'où vient le flux téléchargé, et se débrouille pour le télécharger à l'aide d'un moyen autre que PUMit Reader, avant de le remettre dans le flux total ? Parce que tous les DRMs qui se sont répandu ont été crackés, malgré tous les milliards investis en recherche ... Et nous sommes sans aucune inquiétude sur la "non-crackabilité" du système... Imagine : tu as un fichier de 1 Go (le fichier nomade que tu as réçu légalement) et un autre de 10 Mo (le stream de 1% que tu as intercepté) et tu dois essayer toutes les façons possibles d'insérer 10 millions de bits parmi un milliard de bits pour arriver au film visible. Sachant que pour définir "le film visible" il faut un humain qui visionne le film sur un écran, comme pour les 2 images JPEG plus haut, et que chaque essai est un film qui dure d'1 h 30. Bon courage S@T, le 01/01/1970 - 01:00 si le flux reconstitué s'affiche à l'écran il doit bien il y avoir un moyen ou un autre de le capturer ...Evidemment. On pourra toujours mettre un caméscope devant son écran et enregistrer, sauf si l'on greffe un MTP dans les yeux des humains mais je n'y crois pas. Mais si le film est vendu peu cher, directement par son créateur ou via un système de distribution optimisé qui assure au consommateur que le créateur touche la plus grosse part de la vente de son travail sans rémunération inutile ou exagérée d'intermédiaires, pourquoi capturer le film ? Juste pour le plaisir de nuire à son auteur ? Ce serait à désespérer de la nature humaine, non ? Si j'ai bien suivi, (j'ai pas tout lu) çà ne fonctionne pas sous Linux !!!
Grave erreur, Linux est l'avenir. Donc çà sera sans moi, mais çà ne me dérange pas. Mais si le film est vendu peu cher, directement par son créateur ou via un système de distribution optimisé qui assure au consommateur que le créateur touche la plus grosse part de la vente de son travail sans rémunération inutile ou exagérée d'intermédiaires, pourquoi capturer le film ?
Là je suis daccord, si aucune Major je peux l'envisager. Pas chère, depuis le temps qu'on le rabache. nan je parlais pas d'un screener! lol trop facile! je pensais plutôt aux flux mpeg4 dans un GPU avec décompression hardware par ex...
un GPU possède des instructions et des possibilités de redirection... après cela est devenu trop spécialisé pour moi malheureusement, mais je suis certain que d'autres chercheront à ma place: pas par méchanceté non, juste par défi technique et aussi un peu pour le plaisir de l'interdit peut être Pierre, le 01/01/1970 - 01:00 Les mots ont un sens, les acronymes aussi.Sinon, j'ai pas de PC sous Windows sous la main, désolé (enfin, je pourrais peut-être installer ça sur les PC de la salle libre service sous WIndows de l'ENS, mais bon, je n'y suis jamais allé, mais je doute que ce ne soit pas un minimum sécurisé, c'est du Windows, on ne va pas laisser les gens installer des trucs sur un système aussi sensible aux virus ;€}), et en plus, j'ai développé une allergie ... @Breizh : relis, c'est juste pas encore disponible sous GNU/Linux. Et on dit GNU/Linux, pas Linux ! Il y a quand même comme une grosse aberration
les fichiers PUMés ne sont pas à proprement parler traçables, en ce sens où ils circulent librement sur Internet ou offline, sans que les créateurs ou leurs ayant-droits ne sachent combien de fois ils ont été copiés, dupliqués, rediffusés etc ni où ils se trouvent exactement.
Le "proprement" est de trop, ils sont traçables et c'est prouvé plus loin: PUMit assure simplement la mise en relation directe entre quelqu'un qui veut voir un film ou écouter un album (et reste évidemment anonyme si on ne lui demande pas de donner son nom) et celui qui a créé l'oeuvre et/ou en détient les droits.
Le "simplement" est sympathique. Par contre il faudrait revoir la notion d'anonymat... à la fin du "preview" PUMit amène automatiquement le consommateur vers une page, définie et mise en place par l'ayant-droit, où celui fait une offre directe au consommateur.
Bon, on a compris, on a pas le choix ! Donc si on résume: Si vous utilisez ce système vous êtes traçables et ce dans le sens le plus complet du terme. Anonymat il n'y a pas ! A mon avis la présentation doit être un peu revue. Pierre, le 01/01/1970 - 01:00 Hybrid, le 01/01/1970 - 01:00 Mais ce truc, c'est un DRM !Non, PUMit n'est pas un DRM, c'est un MTP, évidemment, mais un MTP totalement nouveau, qui implémente le concept de DUM : Digital Use Management ! Pierre, le 01/01/1970 - 01:00 Non : une fois qu'un fichier PUMé a commencé à circuler on ne peut plus l'arrêter : il n'y a aucune restriction de copie ni de rediffusion possible sur le fichier lui-même : vous pouvez à loisir et sans limite le mettre sur une clé USB, le graver sur un DVD pour le passer à des amis etc. Simplement, quand vos amis voudront à leur tour voir le film que vous leur aurez recommandé, ils seront mis en rapport avec l'ayant droit qui leur fera sa proposition, via PUMit qui maintient ce lien dunamique. Notre vision des choses, c'est que l'essence même d'Internet c'est la libre circulation des fichiers et les DRM qui limitent la circulation des fichiers, y compris entre 2 PC d'un même client sont un total contresens et une aberration désormais condamnée Et le coup du 1% sui circule uniquement à la demande, en flux, évidemment que ce flux est capturable, ça c'est la première étape (avec un machin du genre Replay Media Catcher dans son genre, suffit de savoir ce qu'on attend), la seconde paraît plus délicate plus qu'on ne connaît pas l'algorithme qui permet au lecteur Pumit de faire un beau avec deux moches. Mais les gens qui l'ont fait le savent, et le lecteur Pumit aussi. Sans compter ceux que le défi va intéresser. Et j'imagine qu'il y a un minimum d'identification au niveau de la requête du lecteur pour obtenir le 1%. Hybrid, le 01/01/1970 - 01:00 Ben oui, DRM veut dire Digital Right Management. Autrement dit,en français, Gestion des Droits Numérique.Le sujet PumIt a déjà été abordé dans les forums, et je suis d'accord avec tous les posters, il faut appeler un chat un chat et c'est bien un DRM. Point à la ligne.
Changer l'acronyme, à la manière du DCE (Digital Consumer Enablement) de je sais plus qui, n'y changera rien, c'est un DRM. Pointer la subtile différence que ce DRM particulier permet la libre copie les fichiers n'y changera rien vu que le système encadre très fortement la lecture : c'est bien un DRM. Pointer le fait que le fichier respecte la norme MPEG-4 n'y changera rien vu que les données dans le flux sont suffisamment altérées pour que le fichier, en l'état, soient concrètement irregardables avec un lecteur "normal" : c'est bien un DRM. Avoir ses droits de jouissance d'une œuvre contrôles par un plug-in propriétaire et/ou un serveur d'autorisation, alors là pas de doute, c'est du bon gros DRM des familles. Peut-etre que ce DRM offre plus de souplesse pour les ayants-droits, mais pour le consommateur, c'est pareil. Que les fichiers soient librement copiables et respecte une norme n'y change rien, vu que ce qui l'interesse c'est de les LIRE (et pas de voir une mire ou de la neige). Il ne manquait pas le "[publicité]" ou "[communiqué]" dans le titre de l'article ?
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N'empêche que le résultat n'est pas intéropérable et le consommateur reste prisonnier du bon vouloir de l'éditeur (ce qui est un peu l'effet recherché, puisqu'il s'agit de forcer l'utilisateur soit à payer, soit à se connecter à un site, soit autre chose).
DRM ou pas, ce sont exactement les reproches faits aux DRM et à la plupart des MTP. Ensuite, avec les DRM, il y a du pour et du contre, mais le public de Ratiatum n'aime pas trop ce mode de diffusion en général.
Cela dit, je maintiens qu'il s'agit d'un DRM au sens propre, puisque cela permet de gérer ce que peut faire l'utilisateur en fonction du type de contrat avec l'éditeur.
Conforme à la norme mpeg4 ? Je ne connais pas cette norme sur le bout des doigts, mais prendre un fichier à la norme X et l'altérer, ne serait-ce que d'1%, ne donne pas au final un fichier à la norme X.