La SPPF croit que Free ne doit pas rendre service à ses clients
Guillaume Champeau - publié le Mercredi 03 Octobre 2007 à 12h50 - posté dans Société 2.0
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FreeLa base de tout commerce, c'est de savoir donner envie aux clients d'acheter, en proposant toujours plus de services à valeur ajoutée. C'est une règle basique qu'a oublié l'industrie du disque lorsqu'elle était assise sur oligopole doré, et les producteurs indépendants réunis au sein de la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) reprochent désormais au FAI Free de ne pas l'avoir lui-même mise de côté.

En effet, Free boostait en septembre dernier son service d'envoi de fichiers et de téléchargement par web ou FTP. Le site dl.free.fr permet désormais aux freenautes de stocker pendant 30 jours un nombre illimité de fichiers, jusqu'à 10 Go par fichier. Les fichiers peuvent ensuite être téléchargés par l'abonné, ou par une "communauté de partage" formée par l'utilisateur. Pour un fournisseur d'accès à Internet, c'est un service tout à fait légitime, qui s'inscrit dans son coeur de métier, et dont la valeur ajoutée n'est pas contestable.

Pour la SPPF, c'est une provocation. "La SPPF a pris connaissance avec stupéfaction de l’annonce faite par Free du lancement de son service d’hébergement en ligne permettant l’échange de fichiers volumineux. Ce nouvel outil, ouvert à tout Internaute, abonné ou non à un FAI, va indéniablement donner un nouvel essor à la contrefaçon numérique dans un contexte où le marché du physique continue de chuter inexorablement », écrit l'organisation dans un communiqué. Elle demande aux pouvoirs publics d'intervenir pour "amener les FAI à se responsabiliser et à coopérer réellement, aux côtés des producteurs de musique, dans leur lutte contre la piraterie en ligne".

Ainsi la SPPF reproche en substance à Free d'avoir fait son travail. Or le service d'hébergement de fichiers n'est qu'un petit élément de plus qui, effectivement, conduit à un "essor de la contrefaçon numérique" et à une "chute inexorable du marché du physique". Ca n'est pas le service de Free qui est responsable de ces faits indiscutables, mais le développement d'Internet dans son ensemble, qui conduit à une véritable révolution industrielle. L'hébergement et la mise en commun des connaissances et des oeuvres est plus forte que leur rétention et le contrôle des utilisateurs. Il faudra que l'industrie du disque s'adapte, ou qu'elle disparaisse.

Est-il dans le sens de l'histoire et de l'évolution technologique de vouloir, comme le souhaite Neuf Cegetel, filtrer et bloquer l'échange de données ?

Quoi que sera la réponse apportée par la mission Olivennes, tout blocage ne sera, de toute façon, qu'une vaine tentative de reporter à demain les problèmes qui se posent aujourd'hui.

PS : petite astuce au passage concernant le service de Free. Pour contourner la limite de 30 Ko/s pour le téléchargement, utilisez un proxy.

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Free, Piratage, SPPF
 
 
7 commentaire(s)
 
Hipparchia
Le 03 Octobre 2007 à 13h49
Un proxy pour quoi ?

Masquer son IP non free ? Son IP française ? Son IP... FREE ?
semoa
Le 03 Octobre 2007 à 14h11
 
Simple commentaire sur les majors disque et film: chronique d'une mort annoncée-suite...
DerKraKen
Le 03 Octobre 2007 à 14h16
 
De toutes façons chacun sait désormais qu'il est dangereux d'utiliser les services de free pour partager des oeuvres soumises au droit d'auteur, à la moindre demande free balance vos info persos, si vous etes chez free oubliez le p2p&co. ou changez de FAI.
saxo
Le 03 Octobre 2007 à 14h34
 
Free permet aussi l'envois de mail avec pièces jointes ......les vilains ......
bourgpat
Le 03 Octobre 2007 à 15h20
 



Comme le rappelle the taz, le terme inexorable qui existe dans le pdf original de la dépêche sur le site de la sppf est paradoxal.

Oui la vente de cd est amenée à disparaître dans l'ensemble des études aujourd'hui réalisées. Par contre le problème vient du produit de remplacement qui ne tient pas ses promesses pour le consommateurs. C'est un produit qui d abord été décrié par les majors qui est proposé et en plus qui a été sabordé par les drm et des politiques commerciales douteuses (vente de cd au prix de la version dématérialisée drmisée).

Comme le rappelle PN, les consommateurs n'ont aucune raisons d'être satisfaits lorsqu'ils réalisent leur achat. On peut leur refiler une qualité douteuse, non fonctionnelle sur tous leurs appareils en les prenant pour des cons au niveau du prix par rapport à l'intégralité des services fournis.

Par contre la mise en avant des artistes indépendants en avant dans le communiqué est excessive. Ils ont plus à perdre dans les versions d'abonnements que fourniront les majors qui vont définitivement leur fermer l'accès au marcher. Les consommateurs ne peuvent dépenser qu'une partie de leur revenus dans les loisir. Et à un certain niveau mensuel, les abonnements pourraient être préjudiciable à l'achat.
Pierre Col
Le 03 Octobre 2007 à 15h48

Le service dl.free.fr, mais aussi les autres services de partage de fichiers et même les réseaux P2P, peut être au service des créateurs, des prodfucteurs et des ayant droits, en leur permettant d'y stocker les films, vidéos ou albums musicaux qu'ils ont créé et veulent diffuser auprès du public pour faire découvrir leurs oeuvres et leur travail.

Avoir un blog est facile, mais cela ne permet pas de diffuser des films de bonne qualité or pour un jeune réalisateur comment se faire connaître sans faire voir ses films ?

Exemple avec un festival de cinéma numérique, qui met en ligne des films qui ont été sélectionnés et projetés au public :
- un film d'animation : http://dl.free.fr/csH6qroNe/CNG_Karapace_PUM.mp4
- un clip : http://dl.free.fr/eTfeGz1VW/CNG_Colorful_EU_PUM.mp4
- un court-métrage : http://dl.free.fr/cb0tOs9Tc/CNG_Le_reve_de...Higelin_PUM.mp4
Natasha
Le 05 Octobre 2007 à 16h17
LIRE ICI Free provoque l'ire des ayants droit [Le Figaro]



La suite lors de la publication des conclusions de la mission confiée à Denis Olivennes ...

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