Arte Radio présentait ce matin son nouveau site. Cela fait cinq ans que l’une des webradios pionnières en la matière se dévoue entièrement à la création. Elle propose expérimentations sonores, documentaires, reportages, ou fictions qui, à l’heure du dictat de l’audience et du « scoop médiatique », développent une approche plus « humaniste » de la production.

Pour sa nouvelle plateforme, Arte Radio se veut plus réactive. La fréquence des reportages passe de l’hebdomadaire au journalier. Plus proche du quotidien, en essayant de proposer des archives en lien avec l’actualité. Plus ouverte, en optant pour la coproduction ou en intégrant les audioblogs. Plus libre, en publiant son contenu sous licence Creative Commons, et en le rendant donc ré-utilisable par n’importe qui. Mais aussi moins « neutre », en promettant d’offrir des éditos aux reportages plutôt que de les laisser bruts.

Ce sont donc 1.000 documents qui viennent s’ajouter à sa plateforme. Fidèle à la « philosphie Arte », Arte Radio s’attache à des contenus alternatifs qui s’affranchissent de toutes règles (temps, formatage). Tout comme la chaîne mère – qui lancera dans quelques jours son service VOD Arte+7 – Arte Radio croit au contenu à la demande et le voit comme le futur de la diffusion radiophonique. Exit publicité et grilles horaires, l’auditeur est libre d’y circuler comme il le souhaite.

Les reportages peuvent être écoutés à la fois en streaming, podcastés, ou téléchargés en MP3 ou au format libre Ogg Vorbis pour une qualité de l’ordre de 256 kbps (suffisante pour que l’oreille ne distingue plus la perte par rapport à la qualité CD). Bref, dans une ère où les studios bataillent avec les sites issus du web 2.0 pour contrôler la diffusion, Ratiatum ne pouvait que saluer l’offre d’Arte Radio qui, en plus de présenter une production alternative de qualité, se veut tout à fait libre et conviviale avec l’internaute.

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