Biologistes de tous poils, le Web 2.0 s’ouvre à vous. Dans la ligné de Wikipedia, EOL (pour Enclopedia of Life) devrait bientôt être lancé. Le but est de permettre à la « conscience collective » d’ériger un portail où seraient recensées toutes les espèces animales ou végétales connues à ce jour.

« Je veux permettre à n’importe qui de reporter l’existence d’un organisme n’importe où dans le monde. » explique David Patterson, à la tête du projet. L’idée vient d’un professeur de Harvard en biologie qui cherchait un moyen efficace d’explorer la biodiversité de la Terre, et le champ est vaste. Si le recensement des oiseaux et des mammifères est aujourd’hui quasi exhaustif, on ne peut pas en dire autant des plantes, des insectes, et encore moins des espèces marines.

EOL se donne dix ans pour répertorier avec l’aide de la communauté scientifique le 1,8 million d’espèces connues à ce jour, mais le but est de devenir un centre névralgique afin de centraliser toutes les découvertes.

L’interface du site laisse entrevoir des fonctions intéressantes, comme une classification en trois dimensions, le niveau d’information réglable sur novice ou expert, ou encore – et là où le communautaire se révèlerait particulièrement intéressant – celle de signaler la présence d’une espèce dans un endroit du monde.

« [EOL] est la collaboration entre les plus grands scientifiques et toute personne curieuse de comprendre la vie autour de nous. Il permet à chacun de constituer une armée de reporters de terrain. » L’encyclopédie risque sûrement d’avoir de bons échos, dans un contexte où l’accélération des disparitions d’espèces éveille la conscience collective.

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